Association pour la préservation et la conservation

du patrimoine culturel

et traditionnel

d' Erstein

 

 

 

 

 

Notre devise :

Conserver le passé,

dans le présent,

pour pouvoir le transmettre

au futur

 

 

 

 

 

 

Le premier site a été créé le

1er novembre 2012

par son webmestre

et propriétaire

Jean Louis Eschbach

sous la dénomination

Vieil-Erstein.fr

 

Il a été clos le

1 / 7 / 2018

avec 600 000 clics

à son actif.

 

Ce nouveaux site a été ouvert le

1er Janvier 2018

Il appartient désormais à l'association et est mis en oeuvre par :

 

Bernard DESCHLER

et

Jean Louis ESCHBACH

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ancien site Vieil-Erstein.fr

600 000  clics

 

+

clics

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COMMUNIQUES

 

 

 

sont

programmées

 les 3èmes mardi

de chaque mois

 

 

 

Les permanences de l'association

 

qui ont lieu de 19hoo à 20hoo   en la salle Conrath de la Maison des oeuvres et sont ouvertes à tous

 

 

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Les réunions

 du   comité

 

 

à 20h en la

salle Conrath

de la Maison

des Œuvres

 

 

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Association

Le Vieil Erstein

ùn rund um's Kanton

1 place de

l'Hôtel de Ville

67150  ERSTEIN 
 

 

Téléphone :

03 88 98 64 99

 ou 

06 86 56 40 68

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pierre SCHAEFFER

 

Sa passion :

conserver les outils anciens

 

 

 

 

 

ESCHAU     La cour du charbonnier                                                  DNA du 7 Aout 2013

 

Le hangar à remonter le temps

 

 

Le hangar, dit « la cour du charbonnier », sis 2 rue du 27-Novembre à Eschau, abrite toute une série d'instruments atypiques. Tandis que des herses, des outils pour le travail de la terre tapissent les murs de manière ordonnée,

plusieurs modèles de calèches s'alignent au sol.

 

 

Collectionneur depuis 25 ans

 

Jusqu'en septembre, les mercredis et les autres jours sur réservation, les visiteurs peuvent découvrir les outils agricoles que Pierre Schaeffer collectionne depuis 25 ans. Mais ne lui demandez pas d'en indiquer le nombre, il n'en sait rien. Quant à son rôle de guide, le retraité prévient d'emblée : « Ce n'est pas mon truc les discours, je répondrai juste à vos questions. Il suffit donc d'observer. » Alors, quand on le lui demande, il explique l'histoire de telle ou telle machine, sa fonction. « Ces outils utilisés entre le XVIIIe siècle et la fin de la Deuxième Guerre mondiale sont désormais obsolètes.

 

Troc avec les habitants

 

Le propriétaire fait souvent remarquer, par fierté, une calèche tractée. « Celle-ci est une pièce unique. » Et il demande de lever les yeux au ciel vers « la luge à cheval, une calèche d'hiver », suspendue au plafond. Avec une pointe de nostalgie, il se pose comme le témoin d'une autre génération. « La guerre a introduit beaucoup de modernité dans le milieu agricole. »

 

Alors, quand il a fallu se débarrasser des outils de son enfance, pour leur substituer un attirail neuf, ce passionné ne s'est pas résigné à abandonner son patrimoine. Dès lors, il s'est employé à enrichir son petit musée en demandant aux habitants des environs de lui transmettre leurs objets moyennant un troc. Une quête justifiée aussi parce que la charbonnerie est toute sa vie.

 

Avant lui, son père et son grand-père ont travaillé comme charbonniers dans le hangar de la propriété familiale,

édifiée en 1846. S'il aime faire partager sa passion à ses visiteurs, il se heurte parfois à des incompréhensions.

« Les jeunes contextualisent difficilement ces outils qu'ils découvrent pour la première fois. » Mais « les machines parlent d'elles-mêmes pour faire découvrir une époque.

 

MARIE-ANNE LE BERRE

 

La cour du charbonnier, 2 rue du 27-Novembre.

         Gratuit.  - Ouvert les mercredis,

        de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h

               ou sur rendez-vous au

          ✆03 88 64 01 52 de mai à août.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bernard ROHMER

 

Portrait d'un forgeron

 

 

 

 

 

 

 

Erstein - Vieux métiers                                                      Article des DNA du jeudi 22août 2013

 

Mémoire de forgeron

 

 

Ancien forgeron, Bernard Rohmer est le témoin d’une époque où le tissu artisanal Du gros bourg agricole qu’était

Erstein était regroupé en corporations dépendant étroitement les unes des autres. Il raconte le métier, la vie de son

père et brosse un portrait vivant de la vie d’autrefois.

 

 

 

 

 

A la campagne et dans les petites villes agricoles ,le forgeron occupait un rôle de tout premier plan. Il réalisait tous les outils nécessaires à l'agriculture – socs de charrues, lames d'outils...-, mais aussi les clous, ferrures de portes, fers à cheval. Le père de Bernard, Jean-Baptiste Rohmer, né à Sermersheim avait appris le métier de forgeron maréchal- ferrant à Mussig. Après son service militaire effectué à Oran chez les spahis, régiment dont il fut le maréchal-ferrant, il vint à Erstein travailler dans la forge de Jules Wagner, sise à l'époque rue des Bateliers.

 

 

On affûtait les faux, les lames des faucheuses mécaniques

 

Puis, à l'âge de 24 ans, la forge Wagner s'étant arrêtée, il fonda les Établissements Jean Rohmer dans l'actuelle

rue du 28-Novembre qui s'appelait rue de Strasbourg avant la guerre de 1939/1945. Comme il avait tout juste

24 ans, âge requis pour passer le brevet de maîtrise, il y travailla, le réussit brillamment et put engager tout de

suite un ou deux apprentis. L'affaire était lancée.

 

Une petite partie de la collection des outils de Bernard Rohmer

De son savoir-faire dépendaient la solidité et la qualité du tranchant de la hache, du soc de la charrue, de la houe et de tous les instruments aratoires. Les agriculteurs formant la base de la clientèle du forgeron, Jean Rohmer les connaissait bien, anticipait et s'adaptait à leurs besoins. C'est ainsi qu'à l'aube de la mécanisation agricole, il mit au point et fabriqua des remorques agraires sur pneus.

 

Il fallut également réaliser des fouloirs, des pressoirs. On lui commanda des lessiveuses, des coupe-paille, tout un tas d'objets et de machines utilitaires. Il y avait beaucoup de travail. « Dans les années cinquante, l'établissement comptait plus de 12 ouvriers », précise Bernard Rohmer. Lui-même a grandi, ainsi, au son du marteau sonnant sur l'enclume et a appris à forger dès l'âge de sept ans. On affûtait les faux, les lames des faucheuses mécaniques, on cerclait les roues des

charrettes que fabriquait le charron. On installait des déchargeurs automatiques de foin et des chargeurs

de fumier dans les fermes.

 

Bernard Rohmer fait le "UNE"

Puis, vint l'époque où le forgeron devint agent de vente de machines agricoles tels des épandeurs à fumier, des broyeurs, des moulins à concasser et autres instruments agraires. Le jeune Bernard Rohmer fut alors envoyé au lycée d'enseignement professionnel d'Obernai afin d'y apprendre le métier de mécanicien agricole. Il y passa son CAP puis un BTS machine agricole à Saint-Hilaire-Harcouet dans la Manche. En 1960, il a repris l'entreprise à la mort de son père, il n'avait que 19 ans mais en raison de son parcours et du caractère exceptionnel de la situation, la Chambre de métiers d'Alsace l'autorisa à garder les apprentis de son père. Il prit des cours et obtint son brevet de maîtrise en 1965. En 1967, cependant, Bernard Rohmer, par un concours de circonstances et des raisons de santé, cessa l'activité de la forge familiale.

 

En mémoire de cette époque aujourd'hui révolue, il a gardé tous les outils et la forge à l'ancienne et, pour son plaisir et celui des spectateurs, il montre volontiers aux jeunes générations ce qu'était un travail à l'ancienne.

 

 

Liliane Andres

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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