Association pour la préservation et la conservation

du patrimoine culturel

et traditionnel

d' Erstein

 

 

 

 

 

Notre devise :

Conserver le passé,

dans le présent,

pour pouvoir le transmettre

au futur

 

 

 

 

 

 

Le premier site a été créé le

1er novembre 2012

par son webmestre

et propriétaire

Jean Louis Eschbach

sous la dénomination

Vieil-Erstein.fr

 

Il a été clos le

1 / 7 / 2018

avec 600 000 clics

à son actif.

 

Ce nouveaux site a été ouvert le

1er Janvier 2018

Il appartient désormais à l'association et est mis en oeuvre par :

 

Bernard DESCHLER

et

Jean Louis ESCHBACH

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ancien site Vieil-Erstein.fr

600 000  clics

 

+

clics

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COMMUNIQUES

 

 

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 les 3èmes mardi

de chaque mois

 

 

Réunion

 du   comité

 

à 20h en la

salle Conrath

de la Maison

des Œuvres

 

 

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Association

Le Vieil Erstein

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Téléphone :

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Anciens métiers d'Erstein

LES  METIERS DU CUIR

 

 

 

 

 

Sommaire

 

 

 

 

 

Historique de l'industrie du cuir

 

 

 

Le terme "Maroquinerie" trouve son étymologie directe dans Maroc, pays où le travail du cuir était très perfectionné, notamment dans la Fès almohade. La technique du cuir fut transmise par les marocains à l'Europe à travers l'Andalus (cuir cordouan, Cordoue d'où dérive cordonnier) .

 

On a assisté à la création de nouvelles industries dans les villes de l'Europe du sud et du Maroc car une véritable révolution s'est mise en route grâce à la nouvelle clientèle bourgeoise. Dans les années 1180, le travail des peaux et des cuirs se développa. Les ouvriers du cuir étaient en nombre considérables dans la cité. La brigandine s'accompagne alors de cartouchières, ceintures,

étuis et autres accessoires.

 

L'industrie du cuir connaît donc un essor considérable, surtout à la ville de Pise en Italie, mais le travail paraît assez indélicat, lourd et brut. Les peaussiers abandonnèrent la technique orientale du tannage à l'eau froide; procédé lent et coûteux pour adopter une technique différente de meilleur marché et offrant des cuirs moins souples.

 

Une majorité de cuirasses, heaumes et vêtements était fabriquée par ces artisans appelés « coriarii aque calde ». De plus, le développement du commerce et l'externalisation des échanges dans les années 1150

ont permis à ces ouvriers de développer leur industrie et de l'ouvrir au monde ; mais aussi de

recevoir d'autres notions et apprentissages des différentes cultures. On assista donc à une

véritable démocratisation du vêtement.

 

Cette industrie, grossière et primaire, issue du monde rural, a connu un essor important qui a pu la mener dans les premières places. Les métiers du cuirs se sont peu à peu transformés en « art du cuir » au fil des années ; et certaines villes ont maintenu cette prédominance jusqu'à la fin du Moyen Age. Ainsi, il devient alors de bon goût de décorer ses coffres de cuir, et ce, de par le monde

 

Dans les années qui ont suivi cet essor, le cuir redevint synonyme de mauvais goût et de ruralité que l'on associait aux paysans. Vers les années 1260, les besoins et modes des bourgeois évoluèrent vers une nouvelle tendance car ils recherchèrent désormais de la

fourrure pour leurs vêtements ; ainsi que de la laine. L'essor de la laine est le deuxième tournant

de l'industrie du Moyen Age dans les villes d'Occident et se situe dans les années 1300.

 

Au Moyen Âge, la différenciation des vêtements entre les hommes et les femmes apparaît, et avec celle-ci, le port de la bourse. En effet, elle était réservée aux hommes, tandis que les femmes portaient les objets dans des poches aménagées dans leurs robes.

 

À la Renaissance, le cuir illustre un certain art de vivre, l'atmosphère même du confort et du luxe.

 

En 1749, est créée une Manufacture royale du Cuir. Le XVIIIe siècle connaît un développement considérable des objets de luxe, réalisés par les maîtres-gainiers, (travaillant dans la gainerie)

en passant du coffret à la malle, par le portefeuille, mais également que ce soit pour coudre,

écrire en maroquin estampé, doré, ou en galuchat. Le cuir a une double dimension : pratique

et prestigieuse. Distinction entre une simple valise et un bagage du malletier. Seuls les artistes

se servent encore des malles profondes. Pour les autres, l'artisanat de luxe a su créer des

modèles plus souples, plus légers, plus rationnels. Mais leur ligne, leurs finitions, leur qualité essentielle, les différencient au premier coup d'œil.

 

Comme pour de nombreux matériaux, le cuir passe dans les mains des industriels. Mais le

terme "maroquinerie" n'apparaît qu'avec la création du portefeuille vers 1835, et deviendra par la

suite une importante industrie. Le terme recouvre alors rapidement une foule d'objets de petites

tailles.

 

C'est avec la mode révolutionnaire que le sac féminin s'extériorise et le terme sac à main apparaît au XXe siècle3. Au début du XXe siècle, les artisans de l'Art nouveau vont faire du cuir un support privilégié pour des créations en tout genre : porte-feuilles, sacs, reliures ornés de motifs floraux et animaliers.

 

Dans les années vingt, le cuir est abondamment utilisé pour le mobilier. Mais l'artisanat décline progressivement suite à la crise financière, à la mécanisation intensive et à l'invention du cuir synthétique en 1942 par Dupont de Nemours (de l'entreprise américaine

DuPont).

 

Les avancées techniques concernant les moyens de locomotion vont permettre à l'industrie du

cuir de se développer. Dans les années 1910, pour se protéger du froid, le cuir devient un

élément indispensable des aviateurs. En plus d'enfiler une combinaison en cuir, ces derniers

s'équipent de cagoules et de gants.

 

Par la suite, l'essor de l'automobile va jouer un rôle crucial pour le développement de la maroquinerie. En effet, l'automobile comme le coupé ou le cabriolet, symbole de luxe, entraîne dans son sillage la mise en avant de multiples petits accessoires tels que les gants pour Madame, assortis au cuir intérieur de la voiture, comble du raffinement.

C'est à cette époque que la maroquinerie va devenir la véritable industrie que l'on connait aujourd'hui. En effet, elle se développe grâce aux bagages. De grandes maisons saisissent l'opportunité de développer leurs commerces grâce à des bagages plus faciles à transporter. En ajout à ces modèles, les grandes maisons proposent aussi une multitude d'accessoires comme les gants, les ceintures. D'autres

maisons vont, quant à elles, surtout se spécialiser dans des malles compartimentées qui tendent

alors à tous les rangements nécessaires pour les escapades automobiles.

 

L'image du cuir change, et donc les accessoires de maroquinerie évoluent. Si la maroquinerie

dans le secteur des sacs à mains perdure dans le temps, on voit apparaître des accessoires

dont l'image est détournée. Tout commence avec les années rebelles. Les rockeurs des années

1950 comme Elvis Presley arborent des bracelets de force, des gants en cuir (autrefois

considérés comme le summum de l'élégance.) Cette image rebelle est également apparente

chez le motard qui accompagne son manteau de cuir clouté, de gants, de casques en cuir et

autres accessoires. Cette rupture se développera de plus en plus. Le cuir détourné donnera

naissance à des accessoires hétéroclites. Le cuir devient alors synonyme de rébellion, de

démarcation avec les codes classiques et est le symbole de la liberté, que les punks copieront

dans les années 1970, revêtant eux aussi des accessoires tels que les bracelets de cuir.

 

 

 

Le cuir

 

 

 

Le cuir est de la peau animale tannée (généralement de la peau de grands mammifères tels le bœuf et le porc), c'est-à-dire une substance morte, imputrescible, souple et insoluble dans l'eau. Le cuir est le fruit de la transformation des peaux opérée par les tanneries et les mégisseries.

 

Il est possible de réaliser des cuirs à partir de peaux de : bovins ; chevaux (cordovan) ; ovins ; caprins ; cervidés ; mais également à partir de peaux de pécaris, d'autruches, de reptiles (crocodiles, lézards...) ou de poissons cartilagineux (galuchat).

 

 

 

Aspect

  • cuir brut, bleu ou mou : parler de cuir brut ou vert est un abus de langage. Lorsque le cuir est brut ou vert, il s'agit de la dépouille de l'animal, issue de l'abattoir, non traitée (tannée). De ce fait, il serait plus correct de parler de peau brute ;
  • cuir de Russie : cuir solide, souple et étanche de (jeune) vache préparé en Russie avec une préparation à base d'écorce de bouleau (ce qui donne l'odeur typique qui a donné son nom au parfum Chanel) et éventuellement teint en rouge ou noir ;
  • cuir bouilli : cuir que l'on fait bouillir avec diverses substances pour fabriquer notamment des tabatières ;
  • cuir tanné aux tanins végétaux ou aux sels de chrome ;
  • cuir corroyé : obtenu en immergeant les peaux dans l'eau, en les foulant avec les pieds pour les assouplir et en les enduisant ensuite d'un corps gras, plus utilisé pour la cordonnerie ;
  • maroquins : peaux de chèvre ou de mouton tannées au sumac ou à la noix de galle ; les relieurs l'utilisent beaucoup ;
  • peaux mégissées : peaux de chevreau, de mouton ou d'agneau rendues imputrescibles au moyen de sels marins et d'alun, employées dans la ganterie ;
  • cuirs vernis : peaux corroyées auxquelles on applique plusieurs couches d'un mélange de craie en poudre, de noir de fumée et d'huile siccative ; après quoi on les enduit au pinceau avec un vernis ;
  • nubuck : cuir gratté réalisé à partir d'un cuir pleine fleur ou d'un cuir fleur sciée ;
  • cuir pleine fleur : cuir gardant son épaisseur d'origine, le plus résistant
  • cuir fleur sciée : cuir dont on a diminué l'épaisseur tout en gardant le côté fleur ;
  • croûte de cuir : épaisseur de peau obtenue lorsque l'on refend le cuir pour obtenir l'épaisseur désirée (d'où le terme « refente » de cuir). Le morceau de peau obtenu, généralement de la taille (surface) de la peau d'origine, ne possède pas de fleur (c'est-à-dire de côté lisse). Elle est le plus souvent enduite de vernis ou de polyuréthane et « imprimée » pour simuler un cuir pleine fleur. Elle peut aussi être transformée en suède ;
  • peau de chamois : autrefois fabriquée avec de véritables peaux de chamois traitées à l'huile de poisson1, elle est aujourd'hui produite par traitement de peaux d'ovins ou caprins domestiques, sous le nom de « peau chamoisée », la technique associée est appelée le « chamoisage » ;
  • la peau de chagrin est un cuir d'onagre, de chèvre ou de mouton, servant jusqu'au XIXe siècle à la couverture et à la reliure des livres.

 

 

De la peau au cuir 

 

Composition de la peau

La peau est constituée de 3 couches :

  • l'épiderme, qui est en contact avec l'extérieur et qui subit les agressions ;
  • le derme, qui est la couche de cellules vivantes, organisées en un tissu très serré. C'est le lieu de naissance des poils et où sont présentes les terminaisons nerveuses ;
  • l'hypoderme, c'est une couche de cellules graisseuses, c'est un tissu lâche, et
  • qui est directement en contact avec les muscles.

 

Salage et dessalage 

Les peaux fraîches vont être salées afin d'être conservées. Le salage a pour but

d'éliminer l'eau des tissus et ainsi de ralentir le développement des micro-organismes présents et leur action de putréfaction. Du sel de mine grossier de granulométrie de 2

à 3 mm de diamètre est utilisé auquel des agents antiseptiques peuvent être

additionnés. Lors du salage, les peaux peuvent perdre jusqu'à 10 % de leur poids en

eau. Les peaux sont empilées de façon à faciliter l'écoulement de la saumure dans un

local avec une humidité relative de 70 % à 90 %. La température est maintenue aux

alentours de 10 °C pour améliorer la conservation des peaux.

Au bout de quinze jours, les peaux sont dessalées, examinées une à une et triées en

fonction de leur épaisseur, du nombre de défauts de dépouille, de la présence de

cicatrices ou encore en fonction de leur poids et de leur surface.

 

« Travail de rivière » 

Une fois la peau arrivée à la tannerie, elle subit le « travail de rivière » qui est une

succession de cinq opérations :

  • le trempage (ou reverdissage) : la peau est réhumidifiée pour retirer les          impuretés et les souillures ;
  • le pelanage : cette opération consiste au retrait chimique des poils grâce au      pelains ;
  • l'écharnage : à cette étape, on retire le tissu sous-cutané mécaniquement ;
  • le confitage : les résidus de tissu sous-cutané sont éliminés ;
  • le picklage : à ce stade, la peau est putrescible, pour la préparer à l'étape       suivante et pour la conserver, elle est acidifiée et salée pour lui retirer de l'eau.

 

Tannage 

Le tannage est l'opération qui consiste à transformer la peau en cuir grâce à des tanins, substances de différentes natures (végétale, minérale comme les sels de chrome,

organique) qui permettent de passer d'une peau putrescible, sensible à l'eau chaude

et très hydratée à une matière imputrescible, résistante à l'eau chaude et peu hydratée.

 

 Corroyage finissage

Le cuir obtenu va subir les traitements nécessaires à sa commercialisation, il subit

l'essorage pour lui supprimer l'eau encore présente, son épaisseur lui est conférée

par le dérayage et la mise au vent permet de l'étirer et de corriger les défauts dus

aux plis.

 

Finition 

À cette étape, le cuir va acquérir des propriétés spécifiques, notamment sur la texture

et son aspect. Ces propriétés permettront d'uniformiser les cuirs issus de la production.

Selon les utilisations, on distingue le finissage aniline, semi-aniline et le finissage

pigmenté.

Le finissage aniline met en valeur la surface du cuir en le recouvrant d'un produit

transparent. C'est un cuir qui a un très bel aspect, mais dont l'entretien demande une attention particulière. Le cuir semi-aniline est couvert d'une couche de pigment

légèrement opaque et d'une couche de produit translucide, ce qui permet de cacher de

petits défauts. Le cuir pigmenté est recouvert uniquement d'une couche de pigments

opaque. Il est facile d'entretien et peu sensible à l'eau.

 

 Utilisations

Cette matière est utilisée dans différents domaines incluant sellerie, maroquinerie, cordonnerie, bourrellerie, fabrication de vêtements, ganterie, gainerie, reliure, sculpture, fabrication de meubles et armurerie.

 

 

 

Le tan

 

 

Le mouvement de la roue entraînait une poutre garnie de cames qui soulevaient des battoirs dont la chute écrasait les écorces.

Le terme « tan » vient du radical gaulois « tann » qui signifie « chêne ». Le tan est constitué d'écorce de chêne moulue, utilisée dans l'application des méthodes anciennes de tannage végétal.

 

Le tannage végétal est plus particulièrement appliqué aux cuirs des gros bovins, notamment aux cuirs pour semelles de chaussures.

 

Jusqu'à la fin du siècle dernier, il était toujours réalisé au moyen de l'écorce de chêne moulue, ou « tan », utilisée sous sa forme naturelle et en macérations dans l'eau froide. Les liqueurs tannantes ainsi obtenues, ou « jusées », sont peu concentrées en tanin, de sorte que le tannage est très lent.

  • Ce tannage, dit tannage lent, s'effectue en trois phases, de concentration tannique croissante :la « basserie »,le « refaisage » et les « fosses ».Dans la dernière phase, les peaux sont empilées entre des couches de tan dans des cuves cylindriques en bois ou « fosses », enterrées dans le sol, et y demeurent 9 à 12 mois.
  • Dans le tannage rapide, on utilise d'autres matières tannantes que l'écorce de chêne, en particulier les bois du quebracho ou du châtaignier sous forme d'extraits concentrés."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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