Association pour la préservation et la conservation

du patrimoine culturel

et traditionnel

d' Erstein

 

 

 

 

 

Notre devise :

Conserver le passé,

dans le présent,

pour pouvoir le transmettre

au futur

 

 

 

 

 

 

Le premier site a été créé le

1er novembre 2012

par son webmestre

et propriétaire

Jean Louis Eschbach

sous la dénomination

Vieil-Erstein.fr

 

Il a été clos le

2018

avec 500 000 clics

à son actif.

 

Ce nouveaux site a été ouvert le

1er Janvier 2018

Il appartient désormais à l'association et est mis en oeuvre par :

 

Bernard DESCHLER

et

Jean Louis ESCHBACH

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ancien site Vieil-Erstein.fr

500 000  clics

 

+

clics

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COMMUNIQUES

 

 

 

sont

programmées

 les 3èmes mardi

de chaque mois

 

 

 

Les permanences de l'association

 

qui ont lieu de 19hoo à 20hoo   en la salle Conrath de la Maison des oeuvres et sont ouvertes à tous

 

 

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Les réunions

 du   comité

 

 

à 20h en la

salle Conrath

de la Maison

des Œuvres

 

 

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Association

Le Vieil Erstein

ùn rund um's Kanton

1 place de

l'Hôtel de Ville

67150  ERSTEIN 
 

 

Téléphone :

03 88 98 64 99

 ou 

06 86 56 40 68

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ERSTEIN

Il y a 50 ans

 

Les grands dossiers en charge

du Conseil Municipal

 

 

 

 

SOMMAIRE

 

Partie 1 : L’Hôpital d’Erstein

Partie 2 : Le problème de l’abattoir municipal

Partie 3 : Les problèmes scolaires

Partie 4 : Le Corps des Sapeurs-Pompiers

Partie 5 : La révision du plan de circulation

Partie 6 : Les réalisations en cours

 

 

 

 

 

 

 

L'Hôpital d'Erstein

 

Ernest Werler

 

 

 

 

 

 

 

Etat des lieux

Carte postale - José WERLER

 

Depuis des années, la population d'Erstein est sensibilisée sur toutes les questions concernant l'hôpital d'Erstein. En effet, les questions de l'hôpital touchent presque chacun d'entre nous, car demain, ou dans un délai très rapproché un des membres de notre famille ou nous-mêmes pourrions être obligés d'y avoir recours. Il est donc évident que chacun d'entre nous demande que l'hôpital soit équipé de telle sorte qu'il puisse rendre le meilleur service qu'on peut en attendre, et que l'accueil, les soins et la nourriture qu'y trouvent les malades répondent aux normes actuelles des établissements de soins dignes de ce nom.

L'hôpital d'Erstein remplit-il ces conditions? Nous allons faire un rapide tour d'horizon de ce qui existe, mais avant de le commencer, il convient dès l'abord de signaler que depuis sept ans à peu près, de grands progrès ont été réalisés à l'hôpital d'Erstein, notamment par la modernisation de la radiologie, par l'équipement du service de chirurgie et par une rénovation au moins partielle des locaux.

 

 

1) Les bâtiments

L'aspect extérieur de l'hôpital, assez plaisant, ne peut cependant masquer le fait que l'hôpital ne constitue pas un tout homogène. En effet, deux agrandissements ont été réalisés depuis la construction de l'hôpital, et ces deux extensions ne sont pas faites en respectant les niveaux du bâtiment initial. De plus, l'un des bâtiments a été réalisé dans de très mauvaises conditions. Les fondations sont insuffisantes, et les fissures qu'on peut constater témoignent d'un léger affaissement de cette construction. D'autre part, dans le bâtiment principal, nous trouvons encore deux salles de 10 lits, soit un nombre qui n'est plus admis dans un hôpital moderne. Enfin, les installations sanitaires, qu'il s'agisse des bains ou des WC, sont en mauvais état et nécessitent une remise à neuf.

 

2) Les installations

Le service de chirurgie, quand on tient compte qu'il s'agit d'un petit hôpital, est bien équipé. Il en est de même de la radiologie qui correspond aux conditions les plus modernes. Les lits sont en bon état, le linge est changé aussi souvent qu'il le faut, et contrairement à ce qui se passait il y a encore quelques années, la literie défectueuse a été renouvelée.

 

3) La cour et les dépendances

La cour arrière donnant sur la rue de l'Hôpital était encombrée de charbon. Il existait des dépendances agricoles, grange, et écurie, qui ne servaient plus à rien et qui tombaient lentement en ruines.

 

4) Les médecins

L'Hôpital Civil d'Erstein est un établissement public classé dans la catégorie «hôpitaux». Il découle de cette situation que pour chaque discipline: médecine, chirurgie, maternité, radiologie, il y a un chef de service nommé par arrêté préfectoral. Il est seul responsable de son service où aucun autre médecin n'a droit d'accès. C'est là une des différences fondamentales entre les établissements classés «hôpitaux» et ceux appartenant à la catégorie des hôpitaux ruraux. Si l'Hôpital d'Erstein était rangé parmi les hôpitaux ruraux, chaque médecin de la circonscription pourrait y soigner ses malades. De même les sages-femmes de la zone d'attraction y exerceraient dans les mêmes conditions. Cependant, l'hôpital rural entraînerait la suppression de la chirurgie et des consultations externes de radiologie.

Le corps médical en place en 1967 est le suivant:

 

  • service chirurgie:   Dr COUPPIE ;
  • service maternité : Dr COUPPIE;
  • service médecine:  Dr SCHMIDT;
  • service médecine:  Dr BADINA;
  • service radiologie:  Dr WAHL.

 

Contrairement à une opinion encore très répandue, ce n'est pas le Conseil Municipal qui gère les affaires de l'hôpital. L'hôpital est un établissement absolument indépendant de la municipalité, administré par une commission administrative.

Suivant les textes légaux, le maire est président de cette commission, dans laquelle le conseil municipal délègue en outre deux membres (MM. KLEIS et WERLER).

Les autres membres de la Commission Administrative sont nommés par le Préfet sur proposition :

des Syndicats médicaux et de l'ordre des médecins:   Dr BADINA Georges
de la Commission médicale consultative : Dr COUPPIE
de la Sécurité Sociale : M. ROSENZWEIG
de la Mutualité Agricole : M. SCHOTT
du Conseil Général : M. le Recteur SONNTAG
libre choix du Préfet : Dr BADINA Philippe.

La Commission Administrative arrête le budget de l'établissement qui doit être approuvé par la Préfecture (Direction de l'Action Sanitaire et Sociale) et fixe les grandes lignes de l'action de l'établissement. Chaque délibération doit être approuvée par la Préfecture.

Un directeur-économe (M. LOEHR) est chargé de l'exécution des décisions prises par la Commission Administrative, de la gestion courante et de la discipline de l'établissement.

 

5) Le personnel

Dans son ensemble le personnel de l'hôpital fait preuve dans son service de compétence et de dévouement. Ce personnel dont la rémunération fixée par les barèmes nationaux n'est pas particulièrement élevée, démontre dans l'exercice de ses fonctions, une conscience professionnelle qu'on ne peut que louer, surtout si l'on se rappelle qu'il était amené à dépasser notablement la durée du travail normale.

 

6) L'alimentation

Il est très difficile de satisfaire l'ensemble des malades en ce qui concerne la nourriture. Il est évident aussi que lorsque quelqu'un est obligé de séjourner à l'hôpital, il a l'esprit relativement critique et puisque l'appétit manque quand on doit rester couché, les malades ont une tendance à trouver que la nourriture n'est pas ce qu'elle devrait être. Nous avons questionné beaucoup de malades à l'hôpital d'Erstein et nous avons nous-mêmes souvent assisté au service des repas, soit du midi, soit du soir. On peut tranquillement dire que le directeur-économe achète des marchandises de première qualité, en quantité suffisante, et que la préparation qui en est faite à la cuisine, est satisfaisante. On peut affirmer que la nourriture servie à l'Hôpital Civil d'Erstein est aussi bonne que celle servie dans n'importe quel autre hôpital.

 

7) Le service d'ambulance

L'hôpital d'Erstein avait acheté une ambulance et avait créé un service de transport de malades. Ce service se justifiait parce que l'initiative privée faisait défaut. A partir du moment où un ambulancier privé s'est établi à Erstein, le principe même du service d'ambulance de l'hôpital était remis en cause. Comme ce service était déficitaire, il est normal que la nouvelle commission administrative ait décidé d'y mettre fin. Ainsi, à partir du 1er juin 1966, l'hôpital d'Erstein ne dispose plus d'un service d'ambulance.

 

 

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Voilà donc la situation telle que la nouvelle commission administrative mise en place après les élections municipales de 1965, l'a trouvée. Cette situation n'était pas catastrophique. En effet, au cours des dernières six années, grâce à l'impulsion de certains membres de la commission administrative, une grande partie des points faibles de la maison avait déjà été améliorée.

Il reste cependant beaucoup de choses à faire et la nouvelle commission adminis­trative s'est immédiatement attelée à la tâche.

 

 

 

 

 

Nouvelles tâches

pour la commission adminstrative

 

 

 

Les bâtiments

 

La commission a décidé de renouveler au cours de 1966 les installations sanitaires des bâtiments actuels et de moderniser ainsi les WC et les bains. Elle a également envisagé la suppression des deux salles de dix lits pour en faire des salles plus petites correspondant mieux aux donnés actuelles de l'hospitalisation. Elle envisageait de remplacer les dix lits ainsi perdus par une adjonction de cons-traction.

Sur ce point, elle n'a cependant pas pu obtenir l'accord de l'autorité de tutelle laquelle demande que, selon la réglementation en vigueur, toute extension fasse l'objet au préalable d'un dossier régulièrement constitué et approuvé.

Nous reviendrons sur cette question dans la dernière partie de cet article lors­que nous parlerons des perspectives d'avenir.

 

Les installations

En accord avec le directeur-économe, la commission administrative a demandé le remplacement progressif de certains lits par des meubles plus modernes, ainsi que de certains matelas. Chaque année, une partie de ce matériel sera réformé et remplacé par du matériel neuf.

 

La cour et les dépendances

Les dépendances agricoles, c'est-à-dire la grange, l'étable et l'écurie ont été démolies sur l'initiative de la commission administrative et le terrain est ainsi dégagé de la rue de l'Hôpital jusqu'à la rue Brûlée.

D'autre part, des études sont en cours pour transformer la chaufferie de l'hôpital fonctionnant encore actuellement au coke, en vue de l'utilisation du mazout. Cette transformation garantirait d'abord un chauffage beaucoup plus puissant et plus régulier. Elle éviterait des frais de chauffeur de chaudières et elle aurait l'avantage de désencombrer la cour de l'hôpital qui pourrait ainsi être aménagée beaucoup plus agréablement par l'implantation d'espaces verts.

 

 

Les médecins

Jusqu'au moment de la mise en place de la nouvelle commission administrative, le Dr COUPPIE qui depuis un certain temps déjà, avait été nommé régulièrement chef de service de la maternité, n'avait pas exercé en fait ses fonctions. Ainsi, chaque médecin pouvait suivre ses clientes, ce qui semblait leur convenir. Mais le Dr COUPPIE a demandé d'exer­cer pleinement et entièrement ses fonctions de chef de service, ce qui revient à dire qu'à partir de ce moment, l'intéressé était seul responsable du service de la maternité de l'hôpital, aucun autre médecin n'y pouvait plus faire d'interventions.

Il est évident que cette nouvelle situation a été relativement mal accueillie par la population d'Erstein qui avait l'habitude, en cas d'accouchement, d'avoir recours au médecin de famille. Elle n'a pas été accueillie favorablement par les autres médecins de l'hôpital qui voyaient ainsi disparaître un statu quo qui existait depuis des années. Quoiqu'il en soit, la commission administrative n'a pu que se ranger à la légalité et a effectivement installé le, Dr COUPPIE dans ses fonc­tions de chef de service. Les Docteurs SCHMIDT et Georges BADINA se partagent actuellement le service de médecine où ils sont nommés chefs de service à titre provisoire. Le service de radiologie est sous l'autorité du Dr WAHL. Dans la situation actuelle, le Dr UNGERER n'a pas accès à l'hôpital d'Erstein, si ce n'est pour remplacer l'un des médecins hospi­taliers lorsque celui-ci est empêché d'exercer ses fonctions par suite de vacances ou de maladie.

 

Le personnel

Une des premières préoccupations de la commission administrative a été de ramener l'horaire de travail du personnel hospitalier à une durée normale de 45 heures. Ceci n'a évidemment pas été facile, parce que compte tenu de la poli­tique de stabilisation, le Gouvernement avait fixé dans des limites très strictes les pourcentages dans lesquels les prix de journée des hôpitaux pouvaient augmenter. Il fallait donc d'abord convaincre les services de la Préfecture et ensuite obtenir du Ministère de la Santé Publique une dérogation aux règles ainsi fixées. Cette dérogation a été obtenue grâce à l'appui de la Direction départementale de l'Action Sanitaire et Sociale et grâce surtout à la compréhension témoignée par les services préfectoraux, et notamment par M. le Secrétaire général BERNARD.

Ainsi, malgré une diminution des journées d'hospitalisation en service de chirurgie et de maternité, nous avons pu obtenir une augmentation du nombre du personnel soignant, aide-soignant et de service qui nous permettra au courant de cette année d'établir des horaires corrects pour l'ensemble de ce personnel.

Une fois que cette question d'horaire sera réglée, il nous sera possible de recruter du personnel parfaitement valable car les salaires payés par l'hôpital seront identiques ou supérieurs à ceux payés dans les entreprises locales, et les conditions de travail, au moins en ce qui concerne le nombre d'heures, seront identiques à celles pratiquées dans le secteur privé.

Il s'agit d'un travail auquel les services administratifs de l'hôpital se sont attachés et qui doit nécessairement trouver son règlement dans les prochains mois.

 

 

L'alimentation

Ainsi que nous l'avons dit ci-dessus, la nourriture telle qu'elle existe à l'hôpital d'Erstein, est de bonne qualité et servie en quantité suffisante. L'effort de la commission administrative portera donc sur la présentation de cette nourriture. La commission a ainsi décidé dès le début qu'à l'avenir la nourriture ne devra plus être présentée sur une même assiette, mais dans des plateaux inoxydables de trois compartiments, dans lesquels la nourriture pourra être disposée de façon appétissante. Les malades ne verront plus ainsi sur la même assiette les pommes de terre, la viande, la sauce et la salade. L'achat de ce matériel est en cours de réalisation.

D'autre part, la cuisine de l'hôpital sera modernisée. La grande cuisinière au charbon qui fonctionnait toute l'année, y compris pendant la saison d'été, sera rem­placée par une cuisinière moderne fonc­tionnant au gaz et à l'électricité. Le personnel de cuisine aura ainsi un travail plus simple et plus pratique et la qualité de la nourriture ne pourra qu'en gagner.

De plus, les tisaneries d'étage qui distribuent la nourriture seront rénovées et dotées d'installations modernes. Ces modifications sont à l'étude et seront probablement réalisées au cours de cette année.

 

 

 

 

 

 

Perspectives d'avenir

 

 

1) Les bâtiments

 

Après avoir décrit la situation telle que la nouvelle commission administrative l'a trouvée lors de son installation et après avoir mentionné les mesures prises pour moderniser et aménager l'établissement, il faut voir quelles sont les perspectives à moyenne et longue échéance.

Les bâtiments.

Il est certain que les bâtiments actuels s'avéreront rapidement trop petits et mal adaptés pour un établissement moderne. Il existe donc la nécessité impérieuse d'agrandir l'hôpital ou de construire un hôpital entièrement neuf. Il s'agit là d'un travail de longue haleine puisqu'il faut compter au moins dix ans à partir du moment où l'étude est mise en route et celui ou on peut passer à la réalisation.

La commission administrative a donc demandé au directeur-économe de l'hôpital d'établir un dossier qui comportera en premier lieu l'étude des besoins. Cette étude des besoins essaiera d'établir ce que devra être l'hôpital d'Erstein dans 20 ou 25 ans, compte tenu de l'évolution de la cité et du nombre de lits qui serait nécessaire à cette époque.

Il faut que cette étude générale des besoins soit établie et approuvée par les instances préfectorales et ministérielles. Nous verrons alors si l'hôpital d'Erstein tel qu'il existe actuellement, pourra être agrandi pour répondre aux besoins futurs.

Dès à présent, il semble cependant que cela ne pourra pas être le cas. Il se posera donc probablement la question de la construction d'un nouvel hôpital ainsi que du financement de cette construction. Il est évident que la même question s'est déjà posée il y a 10 ou 15 ans, et il est incompréhensible que les commissions administratives en fonction à cette époque-là n'aient pas insisté plus fermement pour que les projets qui existaient soit réalisés et soient poussés jusqu'au bout. Erstein, dans ce domaine comme dans bien d'autres, a perdu 10 ou 15 années et la réalisation qui aurait été beaucoup plus facile en 1950 qu'en 1976, n'en sera que retardée et n'en coûtera que plus cher. Quoi qu'il en soit, consciente de sa responsabilité pour l'avenir de notre cité et essentiellement pour celui de ses malades, la commission administrative actuelle fera tout ce qui est en son pouvoir pour réaliser ce que ses prédécesseurs n'ont pas fait.

 

2) Les médecins

 

La question des médecins hospitaliers soulève le problème même de la structure de l'hôpital d'Erstein, à savoir: faut-il que l'hôpital d'Erstein reste un hôpital civil ou faut-il le transformer en hôpital rural?

La différence entre les deux établissements est la suivante:

Dans l'hôpital civil, chaque service est dirigé par un médecin chef de service qui a seul autorité et compétence pour traiter les malades admis dans ce service, aucun autre médecin n'y ayant accès. L'hôpital civil peut comporter un service de radiologie fonctionnant en consultations externes, c'est-à-dire qu'il peut faire des radiologies pour toutes les personnes qui y sont adressées, même si elles ne sont pas hospitalisées.
Par contre, l'hôpital rural ne connaît pas la notion de chef de service. Chaque médecin de famille y traite ses propres malades ou a accès à tous les services de l'hôpital.

 

Ainsi, qu'il soit hospitalisé dans un service de médecine ou de maternité, chaque malade serait traité par son propre médecin. Mais l'hôpital rural ne posséderait plus de service de chirurgie, ce qui revient à dire que pour les interventions moyennes telles que les appendicectomies ou la réduction des hernies, ainsi que d'autres interventions de ce genre qui jusqu'à présent étaient réalisées dans des conditions satisfaisantes à l'hôpital d'Er­stein, les malades seraient obligés d'aller soit à Strasbourg, soit à Sélestat. Il est cependant de toute façon plus que pro­bable que pour le programme d'un nouvel hôpital, l'Autorité de tutelle posera le problème du service de chirurgie, car de plus en plus, même pour les interventions qualifiées de simples ou de bénignes, il est nécessaire d'avoir une équipe de chirurgiens ou d'anesthésistes, afin de pouvoir pallier toute éventualité, car même dans une telle intervention, les risques et les complications ne sont pas entièrement exclus et le chirurgien qui pratique l'intervention ne peut pas à la fois faire son travail et s'occuper éventuellement de la réanimation du malade.

De plus, dans un hôpital rural, le service de radiologie ne pourrait fonctionner que pour les malades hospitalisés et ne pourrait plus être utilisé en consultations externes, ce qui revient à dire que si un malade s'adresse à son médecin pour une fracture de la jambe ou du bras et que, avant de procéder à la réduction de cette fracture, le médecin demande un examen radiologique, le malade devra se rendre chez un radiologiste ou être adressé au service de radiologie d'un au­tre hôpital.

 

La situation et le choix devant lesquels se trouve placée la commission administrative ne sont donc pas simples. La question demande à être discutée sous toutes ses formes et la décision ne doit être prise qu'après mûre réflexion.

 

Voilà donc une partie des problèmes qui se posaient à l'hôpital d'Erstein en 1967. Le président et les membres de la commission administrative ont fait tout ce qui est en leur pouvoir pour maintenir les malades à Erstein.

 

Source : Erstein Information n° 3 de Juillet 1966

 

 

 

 

 

 

 

Le problème

de l’abattoir municipal

 

 

 

 

 

 

Photo de fond particulier

 

 

Notre abattoir avait été modernisé en 1958, dans le cadre du plan départemental de 1952, qui prévoyait un abattoir par canton, dont la capacité serait de 1.000 tonnes environ, et cela dans un but d'hygiène publique en matière de préparation de viande. Dirigé par un inspecteur des viandes particulièrement actif, secondé par un personnel à la hauteur de sa tâche, et supervisé pour les questions de salubrité de la viande par M. PFISTER, vétérinaire, dont la conscience professionnelle est digne de tous les éloges, notre abattoir a fonctionné jusqu'ici à la satisfaction de la Ville et des usagers. Conçu pour traiter 1.500 tonnes de viandes, il a dépassé largement ce chiffre dans les dernières années, où une moyenne de 2.300 tonnes ont été abattues à Erstein. Grâce à ce surcroît de tonnage, dû essentiellement à la présence de M. MEYER, marchand de viandes en gros, l'abattoir était pour la Ville une affaire rentable, qui réalisait annuellement un bénéfice de 25 à 30.000 F (2 millions et demi à 3 millions d'anciens frs).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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