Association pour la préservation et la conservation

du patrimoine culturel

et traditionnel

d' Erstein

 

 

 

 

 

Notre devise :

Conserver le passé,

dans le présent,

pour pouvoir le transmettre

au futur

 

 

 

 

 

 

Le premier site a été créé le

1er novembre 2012

par son webmestre

et propriétaire

Jean Louis Eschbach

sous la dénomination

Vieil-Erstein.fr

 

Il a été clos le

2018

avec 500 000 clics

à son actif.

 

Ce nouveaux site a été ouvert le

1er Janvier 2018

Il appartient désormais à l'association et est mis en oeuvre par :

 

Bernard DESCHLER

et

Jean Louis ESCHBACH

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ancien site Vieil-Erstein.fr

500 000  clics

 

+

clics

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COMMUNIQUES

 

 

 

sont

programmées

 les 3èmes mardi

de chaque mois

 

 

 

Les permanences de l'association

 

qui ont lieu de 19hoo à 20hoo   en la salle Conrath de la Maison des oeuvres et sont ouvertes à tous

 

 

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Les réunions

 du   comité

 

 

à 20h en la

salle Conrath

de la Maison

des Œuvres

 

 

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Association

Le Vieil Erstein

ùn rund um's Kanton

1 place de

l'Hôtel de Ville

67150  ERSTEIN 
 

 

Téléphone :

03 88 98 64 99

 ou 

06 86 56 40 68

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SCHUTZENBERGER Georges-Frédéric (1799-1859)

Professeur de droit

né en 1799, était le fils de Louis. Avocat en 1824, il s'occupa d'une façon intense de l'administration de la ville et devint maire en 1837. Très populaire, il procéda, entre autres, à l'arrangement de l'Orangerie, des Contades et des cimetières. Il devint professeur de droit administratif à la Faculté de droit, conseiller général et député (1842-1845), mais abandonna ses fonctions de maire lors de la Révolution de 1848. Il mourut en 1859.

 

SCHUTZEBERGER Louis-Frédéric (1825-1903)

Peintre

de la famille des brasseurs, élève de Jean et Gabriel Guérin, était un artiste d'une grande fécondité, peintre de genre, d'histoire, de portraits, de sujets mythologiques, de sujets alsaciens, empreints d'un grand réalisme.

 

SCHUTZENBERGER Louis Oscar (1866-1943)

Brasseur

le fondateur de l'industrie de la bière à Strasbourg. Schutzenberger était une brasserie indépendante fondée en 1740 et fermée en juin 2006. Elle était basée à Schiltigheim.

1740 la brasserie au 1 rue des Balayeurs, à la Krutenau obtient le titre de Brasserie Royale et devient fournisseur officiel de la cour. Une brasserie aurait déjà existé dès 1715sur le même site. 1766: Jean-Daniel Schutzenberger se marie avec une veuve, propriétaire de cette brasserie. À la Révolution la Brasserie Royale devient la Grande Brasserie de la Patrie. 1866: la Brasserie est déplacée à Schiltigheim dans la périphérie de Strasbourg. 1943 : décès de Louis Oscar Schützenberger (1866-1943). La brasserie passera alors sous le contrôle de Charles Walter qui avait été recruté par Louis Oscar en 1940.

 

SCHWANDER Rodolphe (1868-1950)

Avocat et homme politique

Enfant illégitime, né à Colmar en 1868, il commença une carrière modeste à la mairie de Colmar comme secrétaire de l'Office des pauvres qu'il réorganisa de façon fort pratique (jusqu'en 1897). Il fit ensuite dans des conditions matérielles très modestes, des études de droit et d'économie politique à l'Université de Strasbourg et passa avec brio son doctorat (1900). Comme le conseil municipal de Colmar n'adopta pas son projet de transformer le service d'assistance et de bienfaisance, le maire de Strasbourg, Otto Back, l'appela et lui confia la direction des affaires sociales dont il renouvela l'organisation, notamment l'assistance municipale. Schwander participa en outre activement à l'agrandissement de l'hôpital civil.

En 1902, il devint adjoint au maire et déploya une activité extrêmement utile. En 1906, quand le maire Back se retira, Schwander lui succéda comme maire de Strasbourg et, pendant douze ans, jusqu'en 1918, dirigea la ville de façon prestigieuse. Il accomplit une profonde réforme de l'habitat, développa des conceptions nouvelles en matière d'urbanisme et eut des initiatives hardies en s'attaquant aux logements insalubres ; il les acquit pour la municipalité, les fit démolir et les remplaça par des construc­tions neuves (rue du 22 novembre actuelle), créa des quartiers nouveaux, érigea la maison des orphelins, de nouvelles écoles, organisa le service de l'électricité, du gaz, des transports publics, mais s'occupa surtout d'une façon heureuse des questions sociales. Ainsi sous la direction de Schwander, Strasbourg connut un beau développement. En octobre 1918, le gouverne­ment impérial allemand lui confia la fonction de Statthalter d'Alsace-Lorraine, mais il était trop tard. Schwander quitta alors Strasbourg et l'Alsace, accepta en 1919 le poste de président (Oberprâsident) du pays de Hesse-Nassau, se retira en I 930 et n'exerça plus aucune activité politique ; il mourut en 1950.

 

SCHWEIGHAUSER Jean (1742-1830)

Helléniste et philosophe

Jean Schweighaeuser , philosophe hors ligneprofesseur de grec à l'Université qui édita les oeuvres d'Hérodote, d'Epictète, les Epîtres de Sénèque et qui acquit une réputation européenne.

 

SCHWEITZER Albert (1875-1965)

Religieux, médecin, historien, écrivain - Prix Nobel de la paix

né en 1875 à Kayserberg, qui passa sa jeunesse à Gunsbach où son père était pasteur. Il fit ses études à Strasbourg, à la Sorbonne de 1898 à 1899 et à Berlin, rédigea en 1899 sa thèse de doctorat sur la philosophie religieuse de Kant (Die Religionsphilosophie Kants). A Paris, il étudia l'orgue sous la direction de Ch. Widor et publia quelques années plus tard une monographie sur J. Séb. Bach en français (1905), en allemand (en 1908), de même que les oeuvres de Bach avec Widor (1912-1914).

En 1901, il devint maître de conférences à la Faculté de Théologie protestante, de 1903 à 1906 directeur du Séminaire de théologie et vicaire à l'église Saint-Nicolas. Dès ce moment, il publia plusieurs oeuvres de théologie : Das Abendmahlproblem (1901), un peu plus tard Geschichte der Leben Jesu-Forschung (1906), Geschichte der Paulinischen Forschung (1911).

Mais il avait pris la résolution de se mettre au service des pauvres et des malheureux. Tout en continuant à faire ses cours, il étudia de 1906 à 1913 la médecine et s'embarqua en cette dernière année pour Lamba­réné (Gabon français) où il fonda un hôpital. Interné pendant la première guerre mondiale par les autorités françaises, il revint à Strasbourg (1917). Là et à Gunsbach il rédigea ses ouvrages importants sur la philosophie de la civilisation, basée sur le respect de la vie : Verfall u. Wiederaufbau der Kultur, Kultur u. Ethik (1923-1924), auxquels il voulait ajouter un troisième volume dont le manuscrit existe. Il fit de nombreuses conféren­ces, particulièrement à Upsala en Suède en 1920, à Copenhague, Prague, Oxford, donna également de nombreux concerts d'orgue, car il était non seulement théologien et philosophe, mais en même temps le grand spécialiste des orgues (Deutsche u. franzôsische Orgelbaukunst u. Orgelkunst, 1906).

Son oeuvre essentielle resta cependant son hôpital à Lambaréné qu'il reconstitua après la première guerre mondiale et réinstalla ailleurs pour pouvoir lui donner une extension plus grande. Il passa là-bas la plus grande partie de sa vie, soignant les malades, se faisant en même temps architecte. Dans un travail ininterrompu, il publia encore différents ouvrages : sur sa jeunesse (Aus meiner Kindheit u. Jugendzeit, 1924), sur sa vie en Afrique équatoriale (Zwischen Wasser u. Urwald, Beobach­tungen eines Arztes im Urwald Aequatorialafrikas, 1921, en français « A l'orée de la Forêt vierge »), puis Aus meinem Leben u. Denken (Ma vie et mes pensées, 1931), Les Grands penseurs de l'Inde 1936.

Ces oeuvres trouvèrent un écho toujours plus, profond ; la plupart furent traduites en anglais, en scandinave, - certaines en espagnol, en italien, en japonais. Promu officier de la Légion d'honneur, membre de l'Académie des Sciences morales et politiques, il fit en 1952 à l'Institut de France une communication fort remarquée sur « Le Problème de l'Ethique dans l'évolution de la pensée humaine ». En 1955, il posa encore une fois le problème de la paix (Das Problem des Friedens in der heutigen Welt). Sans discontinuer, Albert Schweitzer lutta contre le mal et la souffrance sous toutes ses formes (également contre la bombe atomique), pour le développement d'une culture meilleure, basée sur une spiritualité profonde. Son action eut un rayonnement exceptionnel, universel et lui valut le Prix Nobel de la Paix. Albert Schweitzer, mort en 1965, reste un des hommes les plus célèbres du XXe siècle et le plus grand Alsacien de notre temps.

 

Lazare de SCHWENDI

de SCHWENDI Lazare (1522-1583)

Militaire et auteur

Le baron Lazare de Schwendi, né en 1522 en Wurtemberg. Après ses études à Strasbourg et à Bâle, il se tourna vers la carrière militaire où il se distingua par son courage, sa prudence, son esprit d'honneur et devint général impérial. Il combattit surtout dans les Pays-Bas et en Hongrie contre les Turcs où il conquit la ville de Tokay (1565-1568), d'où la tradition selon laquelle il aurait introduit le cépage du Tokay en Alsace. Après ses campagnes, il acquit la seigneurie de Hohlandsberg, de même que le bailliage impérial de Kaysersberg (1569). Il habita alors au château de Kientzheim, restaura le château de Hohlandsberg et s'occupa intensivement de ses domaines. En avance sur son temps, il écrivit des ouvrages sur la réforme nécessaire de l'Empire ; tolérant, il s'employa à aplanir les oppositions entre catholiques et protestants. Il mourut en 1583 (pierre tombale à l'église de Kientzheim).

 

SCHWILGUE Jean-Baptiste (1776-1856)

Ingénieur, mathématicien et horloger

de Strasbourg, qui développa dès son jeune âge des facultés extraordinaires pour tout ce qui concernait la mécanique. A partir de 1827, il inventa toutes sortes de machines et d'instruments de précision, des balances, des pompes, des presses hydrauliques et surtout des horloges. Sa grande oeuvre à partir de 1837 fut la réparation de l'horloge astronomique de la cathédrale de Strasbourg. Dans un travail dur et tenace de plusieurs années, il renouvela l'ensemble de la mécanique et arriva à faire marcher à nouveau le bel ensemble. A 66 ans, en 1842, il termina la grande besogne qui souleva l'enthousiasme de tous les Strasbourgeois et de tous les Alsaciens. Dans les années suivantes, son atelier fournit des horloges magnifiques dans le monde entier. Schwilgué mourut à Strasbourg, à 80 ans, en 1856.

 

SEE Léopold (1822-1904)

Militaire

originaire de Bergheim, né en 1822, qui avait également gagné ses galons dans les campagnes de Napoléon III, général de division en 1880, décéda en 1904.

 

SEE Camille (1847-1919)

Homme politique

né à Colmar, le 10 mars 1847, dans une famille originaire de Bergheim. Après ses études au lycée impérial (aujourd'hui Bartholdi), il entre à l'université de Strasbourg où il obtient sa licence en droit et remporte le concours pour le droit français. Il s'installe à Paris, s'inscrit au barreau et devient secrétaire de Maître Grovaille, un avocat célèbre, à 22 ans.

A 23 ans, il est secrétaire général du ministère de l'intérieur (le ministre est alors Gambetta). Après la démission de Gambetta, Camille Sée quitte à son tour le ministère et demande un poste de préfet. Nous sommes en 1871, Sée est républicain, il n'obtiendra donc qu'un poste de sous-préfet à Saint-Denis. Durant les quatre années passées à ce poste, il aura l'occasion d'étudier fonctionnement de deux établissements d'éducation secondaire pour jeunes filles.

En 1876, il est député de la Seine. Le 28 octobre 1878, il dépose une proposition de loi sur l'enseignement secondaire des jeunes filles. Cette loi qui institue les collèges et lycées publics de jeunes filles est promulguée le 21 décembre 1880 par le Président de la République Jules Grévy. Celui qui va être chargé de sa mise en oeuvre est le président du Conseil et ministre de l'Instruction Publique et des Beaux-Arts, Jules Ferry. Il meurt à Paris le 20 janvier 1919.

 

de SEEBACH Lothaire (1853-­1930)

Peintre

originaire du proche Pays de Bade, il s'incorpora à l'Alsace. Impressionniste remarquable, il excellait aussi bien dans la représentation de paysages que dans le portrait. Il eut une grande influence sur l'art en Alsace et forma de nombreux peintres.

 

 

SILBERMANN André (1678-1734)

Facteur d'orgue

venu de la Saxe, s'imposa rapidement comme facteur d'orgues. Celles de la cathédrale de Strasbourg, réalisées dé 1713 à 1716, firent sa renommée. Dans les années suivantes, il créa une trentaine d'orgues, toutes célèbres aujourd'hui, notamment celles d'Ebersmunster et de Marmoutier.

 

SILBERMANN Jean-André (1712-1783)

Facteur d'orgue

En digne fils du précédant, il continua l'oeuvre de son père et monta une cinquantaine d'orgues de grande valeur, comme celles du Temple Neuf et de Saint-Thomas à Strasbourg.

 

 

 

SPACH Louis (1800-1879)

Archiviste et historien

né à Strasbourg en 1800. Historien de grande classe, il se tourna également vers la littérature et écrivit comme premier Alsacien une oeuvre littéraire en français, le roman Henri-Farel (1834). Devenu archiviste en chef du département du Bas-Rhin, il développa une activité extrêmement féconde. Il devint le premier président de la Société pour la conservation des Monuments Historiques de l'Alsace, fondée en 1855. Il publia de nombreuses études sur l'histoire de la province, notamment les Biographies alsaciennes, les Lettres sur les Archives départemen­tales du Bas-Rhin (1862).

Par un travail ardent et de longue haleine, il rédigea un Inventaire sommaire de ces archives en plusieurs volumes in-folio (1861-1868), laissant ainsi un instrument de travail de premier ordre. Après la guerre de 1870 il publia encore un ouvrage en allemand Moderne Kulturzustände im Elsass (1873-1874) et mourut en 1879.

 

Daniel SPECKLIN

 

SPECKLIN Daniel (1536-1589)

Architecte et cartographe

Daniel Specklin (1536-1589), né à Strasbourg, devint, après une vie vagabonde à travers de nombreux pays, architecte de la ville (à partir de 1577). Il se fit un nom par un nouveau système de fortifications, Architectura fur Vestungen (Architecture des forteresses), publié en 1584, qui eut un grand succès. Considéré comme un des plus savants ingénieurs militaires, il aida de nombreux princes et des municipalités à refaire les fortifications nécessaires. Il rédigea par ailleurs une chronique de son temps et dressa une carte de l'Alsace très détaillée et minutieuse (1576).

 

 

Charles et Paul SPINDLER

SPINDLER Charles (1865-1938)

Peintre, aquarelliste, marqueteur, photographe et écrivain

Il eut une grande prédilection pour les tons clairs et fins, pour l'art de l'aquarelle, dans lequel il fit preuve d'une grande virtuosité ; Il illustra de nombreux livres, en particulier « Costumes et Coutumes d'Alsace » ; ses jeunes filles en costume alsacien restent célèbres.

Mais c'est dans la marqueterie que Spindler devait acquérir une grande renommée par les sujets les plus variés, petites villes et villages de l'Alsace avec leurs églises, monuments et coins pittoresques (à partir des années 1890). Quantité de familles en Alsace et ailleurs possèdent de ces marqueteries signées Spindler. Son talent devait lui valoir une réputation universelle. Il a tenu régulièrement son journal, pour occuper ses insomnies dues à des crises de goutte, maladie qu'on ne savait pas encore soigner.

La partie allant du 25 juillet 1914 au 28 avril 1919 a été publiée en 1925. C'est un document incomparable qui restitue l'état d'esprit de la population pendant ces heures sombres car, malgré son patriotisme français évident, il essaie de garder la tête froide et de rester objectif, ne cessant de nous rapporter ce qu'il entend dire autour de lui.

 

de STEINBACH Erwin dit (?-1318)

Architecte

Maître Erwin (qu'on a appelé de Steinbach), mais des voiles profonds couvrent sa vie. Formé dans des chantiers français, à Paris et à Reims peut-être, il dessina le plan, encore conservé, de la magnifique façade de la cathédrale de Strasbourg. La construction dirigée par lui commença en 1277. Erwin a du être un architecte éminent, sachant calculer à la fois les masses et ériger un édifice élancé et harmonieux. Il mourut en 1318 après avoir vu les portails terminés et peut-être aussi la grande rose. Son fils continua l'oeuvre et travailla également à la belle église de Niederhaslach.

 

STEINHEIL   Charles-Auguste (1801-1870)

Opticien et astronome

A Ribeauvillé naquit en 1801 Charles-Auguste Steinheil ; mais dès 1807 il quitta l'Alsace avec sa famille pour la Bavière. Pour ses travaux d'optique et d'astronomie il devint, à 27 ans, membre extraordinaire de l'Académie des Sciences de Munich. Sa grande invention fut celle du télégraphe (1837, développée par l'Américain Morse) ; il organisa le service du télégraphe en Allemagne, en Autriche et en Suisse. A Munich il fonda un Institut optico-astronomique (1854) qui eut une grande réputation. Steinheil fut anobli par le roi de Bavière et mourut en 1870.

 

STEINHEIL Louis-Charles Auguste (1814-1885)

Verrier

né à Strasbourg . Il se tourna en effet vers l'art du vitrail et réalisa une oeuvre remarquable. Il reconstitua entre autres les vitraux de la Sainte-Chapelle et de Notre-Dame de Paris, tellement parfaits qu'on ne peut presque pas distinguer les parties nouvelles des parties anciennes. Il fournit des vitraux à plus de soixante-dix églises.

 

STIMMER Tobie (1534-1584)

Peintre et dessinateur

Tobie Stimmer, né en 1534 à Schaffhouse, passa lui aussi presque toute sa vie à Strasbourg. Il exécuta les peintures de l'horloge astronomique et retint dans ses dessins des événements historiques, comme le grand concours de tir à Strasbourg en 1576 et l'arrivée des Zurichois. Il mourut à Strasbourg en 1584.

 

STOCKHAUSEN Franz (1839-1926)

Directeur du conservatoire et chef d'orchestre

né à Guebwiller (1839-1926). D'abord directeur de musique à Thann, puis à partir de 1868 directeur de la société de chant sacré et directeur de la musique pour la cathédrale de Strasbourg, il devint en 1871 et jusqu'en 1907 directeur du Conservatoire et chef d'orchestre des concerts symphoniques de la ville de Strasbourg.

 

STOCKHAUSEN Jules (1826-1906)

Chanteur d'opéra

son frère né en 1826 à Paris, fut un grand chanteur qui eut des succès mérités, aussi bien en Alsace qu'en Allemagne, en Autriche, en France (à Paris à l'Opéra comique) ; il chanta en français, italien, allemand et anglais. Il mourut en 1906.

 

STOEBER Adolphe (1819-1892)

Religieux et poète

fit des études de théologie, devint, à partir de 1839, professeur de religion à Mulhouse, pasteur à partir de 1840 et, en 1860, président du Consistoire réformé de la ville. Dès 1845, il publia un volume de poésies Gedichte ; il continua à cultiver la poésie en allemand et en dialecte (Der Flans im Schnokeloch). En 1877, il composa une anthologie de poésies en alsacien, Das Elsässer Schatzkästlein. Autour des Stoeber se groupaient d'autres poètes : Fr. Otte (nom de famille Zetter), J. Christian Hackenschmidt, Daniel Hirtz, G. Mühl et d'autres qui, comme Stoeber, chantaient l'Alsace, ses paysages, ses habitants, ses coutumes et sa vie.

 

STOEBER Daniel Ehrenfried (1779-1835)

Avocat et poète

né à Strasbourg et avocat dans cette ville en 1827, une des figures les plus populaires de la capitale alsacienne et défenseur des traditions. Il se servit de l'allemand et du dialecte dans ses poésies, publia ses Lyrische Gedichte, plus tard ses poésies complètes et essais en prose (Seimtliche Gedichte u. kleine prosaische Aufsiitze) en 3 volumes (1834-1836). Auparavant, il avait réuni les écrivains de la province dans une espèce d'annuaire, Alsatisches Taschenbuch, dont parurent 3 volumes (1806-1808). Ses fils étaient Auguste et Adolphe Stoeber.

 

STOEBER Auguste (1808-1883)

Poète et historien

d'abord précepteur à Oberbronn (1833), directeur de l'école supérieure des jeunes filles à Bouxwiller en 1838, s'adonna à la poésie, fonda une revue Erwinia. En 1844, il devint professeur au collège de Mulhouse et finalement en 1864 bibliothécaire de cette ville. Dès 1836, il publia les Alsabilder, un livre de légendes en vers, puis surtout, fruit de recherches pendant de longues années, le recueil des légendes d'Alsace (Die Sagen des Elsasses) en 1852. Plus tard, il se consacra à l'histoire, au folklore, réunit autour de lui et de son frère tout un groupe de poètes et d'écrivains, publia avec ses amis les Elsässische Neujahrsblätter de 1843 à 1848 et les volumes de l'Alsatia de 1856 à 1885, avec de nombreuses études sur l'histoire, la langue, l'art, les coutumes, les légendes, par ailleurs le Elsässisches Volksbüchlein et Aus alten Zeiten, Allerlei über Land u. Leute im Elsass. Il était ainsi un auteur très fécond, un initiateur qui exerça une grande influence sur la vie culturelle du pays.

 

STOFFEL Georges (1817-1880)

Bibliothécaire et topographiste

né en 1817 à Sainte-Croix-en-Plaine d'une famille de cultivateurs, se forma pour la plus grande partie lui-même, poussé par sa curiosité des choses historiques. De bonne heure, il fit des recherches approfondies sur l'histoire des paysans, sur les cours colongères, appelées aussi cours domania­les (Dinghöfe). D'abord employé à la préfecture de Colmar, il fut nommé percepteur en 1845 à Dürlinsdorf dans le Sundgau, en 1856 à Habsheim. Aux Archives départementales du Haut-Rhin il déterra des centaines de rotules de cours colongères, publiées par Jakob Grimm dans son grand ouvrage sur les Weistiimer (Volume 4, 1863). Tout en réunissant à la fois des locutions proverbiales, des légendes, des noms de famille, des documents sur les villages disparus, il travailla au Dictionnaire topogra­phique du département du Haut-Rhin, une entreprise gigantes­que, qu'il put faire paraître en 1868 en français, puis, revu et augmenté, en allemand en 1876. Bibliothécaire de la ville de Colmar dès 1873, Stoffel mourut à la tâche en 1880.

 

STOLTZ Jean-Louis (1777-1869)

Médecin militaire, agronome et œnologue

né à Sélestat en 1777. Médecin militaire pendant les campagnes de la Révolution et de l'Empire, il vécut ensuite comme médecin à Andlau, toujours au service des pauvres. En même temps, il était agronome et oenologue, publia un Manuel d'agriculture (1842), Notices historiques et topographiques sur les vignes et les vins d'Alsace (Revue d'Alsace 1852-1853), et surtout L'Ampélographie rhénane (1852). Faisant le bien pendant sa longue vie, le docteur Stoltz mourut en 1869 à 93 ans.

 

STORCK Emile (1899-1973)

Professeur et pédagogue

de Guebwiller, qui a écrit sur le tard et dont les recueils de poésies (à partir de 1954) sont de beaux chants de la nature et des Hautes-Vosges, par ailleurs des pièces de théâtre, tirées de la légende (Der goldig Wage, Melodie uf der Panfleet, Lieder vu Sonne un Schatte).

 

STOSKOPF Sébastien (1597-1657)

Peintre

né à Strasbourg. Après des années de voyages, il se fixa en 1641 dans la capitale alsacienne. A la manière des artistes des Pays-Bas, il réalisa avec beaucoup de finesse et une virtuosité extraordinaire des natures mortes dans lesquelles il sut rendre des « trompe-l'oeil » étonnants verres, bocaux, vases en argent et or, fruits). Le Musée de Strasbourg conserve deux de ses chefs-d'œuvre précieux, Les cinq sens (1633) et La grande Vanité (1641).

 

STOSKOPF Gustave (1869-1944)

Peintre, auteur et écrivain

ce remarquable et célèbre auteur de pièces de théâtre en dialecte, fut également un bon peintre d'un caractère très réaliste. Il excella non seulement dans la reproduction de paysages de la plaine du Rhin, prés, rivières, vieux arbres, mais encore dans la représentation de types paysans aux visages expressifs qui lui valurent une grande estime. Il prend une part prépondérante à la fondation en 1898 du théâtre alsacien avec Julius Greber, Charles Hauss et Alexandre Hessler. Quelques mois plus tard, Gustave Stoskopf écrit D'r Herr Maire, chef d'œuvre du théâtre dialectal, dont la première se tient le 27 novembre 1898. Le succès est immédiat, ce qui vaudra à la pièce d'être traduite et jouée en français au théâtre Déjazet en 1902, filmée pour le cinéma et pour la télévision.

En 1909, il préside au lancement de la Strassburger neue Zeitung, le premier journal strasbourgeois à être imprimé durant la nuit et porté à domicile le matin. Avec un tirage de 45 000 exemplaires, il devient rapidement le premier titre de la presse régionale. Gustave Stoskopf en assure la direction tandis que S. Rosenthaler et René Schickelé en sont successivement les premiers rédacteurs en chef, entourés de collaborateurs de premier plan (Otto Flake, Ernst Stadler, Charles Frey, Theodor Heuss, Emma Muller). Il assure tout au long des années 20 et 30 plusieurs responsabilités locales : président-directeur du théâtre alsacien de Strasbourg et du syndicat des théâtres alsaciens jusqu'en 1940, il est également vice-président jusqu'en 1929, puis président de la Société des artistes indépendants d'Alsace, ou encore président de la Société des écrivains d'Alsace et de Lorraine de sa fondation en 1927 à 1944. Il se consacre en outre à Radio-Strasbourg, dès sa création en 1930,où il assure de nombreuses soirées dialectales alsaciennes jusqu'en 1939.

Réfugié à Saint-Dié en septembre 1939, il revient à Strasbourg en 1940, mais privé de ressources à la suite des différents séquestres décidés par les nazis, il se retire à Brumath où il consacre ses dernières années à la peinture.

 

Mgr. Pierre-Paul STUMPF

STUMPF Pierre-Paul (1822-1890)

Religieux

Il fait ses études secondaires au Collège de Colmar puis au Petit Séminaire de Lachapelle (90). II entre au Grand Séminaire de Strasbourg où il reçoit sa formation théologique, où il fut ordonné prêtre en 1847. D'abord il est surveillant à Lachapelle (1847), ensuite il remplit les fonctions de vicaire a Molsheim (1848), puis a la cathédrale de Strasbourg (1849-1853).

En 1854, il est envoyé par ses supérieurs à Rome comme directeur des études au Séminaire français; en 1859, il devient supérieur de ce Séminaire. En 1864, il revient a Strasbourg à la suite d'une demande de Mgr l'Évêque, est de nouveau incardiné au clergé du diocèse et se voit confier la direction du Grand Séminaire.

En 1876, il est nommé vicaire général et est spécialement chargé des questions d'enseignement. il s'attache à mettre fin a la situation créée par la fermeture des établissements libres et des petits séminaires À la suite du Kulturkampf. II se révèle habile négociateur et obtient la réouverture progressive desdits établissements et la reconnaissance de certains d'entre eux comme lycées classiques. Le 13 mai 1881, il est nommé évêque de Caesar polis et coadjuteur de Mgr André Raess avec droit de succession. Vu l'état de sante de Mgr Raess, il est nommé, par le Saint-Siège, administrateur du diocèse (1883). Il réorganise l'officialité, crée une série de commissions destinées à seconder l'évêque dans ses tâches administratives. Il fonde le Bulletin ecclésiastique qui parait d'abord en français (1882-1888), puis en allemand.

Pour réduire les tensions entre protestants et catholiques, il encourage les catholiques a construire des églises en vue de mettre fin au simultanéum : À cette fin, il crée l'Œuvre des Églises mixtes en 1885. Il invite les ordres religieux a s'installer en Alsace. Il cherche à promouvoir les associations paroissiales et les confréries religieuses qui connaissent un essor prometteur. Il devint le premier protecteur de l'Union Sainte-Cécile qui regroupe les différentes chorales paroissiales.

En 1885, il obtient pour le Grand Séminaire Ic statut d'Institut Pontifical, habilité a délivrer les diplômes canoniques du baccalauréat et de la licence en théologie. En 1887, après la mort de Mgr Raess, il devient évêque titulaire de Strasbourg, mais une pénible maladie mine progressivement ses forces et il meurt en 1890.

 

STURM Jean (1507-1589)

Professeur humaniste

Jean Sturm, originaire de Sleiden près de Cologne, un des esprits les plus éminents de son temps, appelé à Strasbourg par Jacques Sturm de Sturmeck. Né en 1507, il devint, après ses études, professeur à Paris, au Collège de France nouvellement créé. En 1537, il accepta l'invitation des Strasbourgeois, pour prendre la direction du Gymnase projeté et d'y organiser un enseignement supérieur dans l'esprit de l'humanisme et de la Réforme. Il créa neuf classes pour l'enseignement du latin et du grec, puis un cycle d'études supérieures pendant cinq ans avec des cours de théologie, de littérature, de médecine, de droit, de sciences, donc un enseignement universitaire. Rapidement le Gymnase pros­péra, des centaines d'étudiants des pays les plus divers affluèrent ; récole devint une des premières d'Europe. J. Sturm la dirigea comme recteur pendant quarante années. En 1566, l'empereur Maximilien II transforma le Gymnase en Académie (et plus tard, en 1621, l'empereur Ferdinand II en Université). Malheureusement des intrigues religieuses aboutirent en 1581 à la destitution de Jean Sturm ; il mourut pauvre, aveugle à la fin de sa vie, en 1589.

 

 

 

 

 

 

 

STURM de STURMECK Jacques (1489-1553)

Homme politique et humaniste

Jacques Sturm de Sturmeck (1489-1553). Issu d'une vieille famille patricienne de Strasbourg, doué d'une intelligence supérieure, élève de Wimpheling et lié d'amitié avec Geiler de Kaysersberg, il eut une sérieuse formation humaniste Membre du conseil de la ville et de différents collèges et commissions à partir de 1524, il joua un rôle prédominant dans la direction des affaires municipales, excella comme homme d'Etat et diplomate, comme connaisseur averti des questions les plus diverses, notamment en matière scolaire.

Stettmeister à plusieurs reprises et, pendant des dizaines d'années, représentant de Strasbourg à toutes les conférences politiques et religieuses, il se distingua par son talent, d'orateur, par sa politique mesurée et habile, par son idéalisme et la hauteur de ses vues et exerça ainsi une grande autorité morale.

Il défendit constamment et avec succès les intérêts de Strasbourg qui se trouva alors à l'apogée de sa puissance. Il acquit encore de grands mérites par la création d'une grande école, désirée par son maître Wimpheling ; celle-ci prit naissance en 1537 pour devenir plus tard l'Université. Jacques Sturm eut également une action déterminante sur le plan religieux, en acceptant les idées de réforme de Martin Luther et en faisant triompher ce mouvement dans sa ville natale.

 

 

 

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TAULER Jean (1290-1361)

Religieux

Jean Tauler, de Strasbourg, né vers 1290 et mort en 1361. Condisciple de Jean de Dambach, élève de maître Eckhart de Cologne qui séjourna à Strasbourg de 1312 à 1320, Tauler devint un des plus grands prédicateurs de son époque et un des plus grands mystiques. Il séjourna à Cologne, à Paris, à Bâle, puis revint à Strasbourg. Il y prêcha dans la langue du peuple qui accourait en foule à ses sermons ; par sa piété, son humilité, la chaleur de sa parole il exerça une très forte influence sur la piété populaire et jouissait de la vénération générale.

 

THUMB Peter (1681-1766)

Architecte

originaire de Bregenz, construisît l'église abbatiale d'Ebersmunster dans toute la splendeur de l'art baroque (entre 1709 et 1727). Il est également à l'origine du clocher d'Erstein.

 

Marie TRAUTMANN

TRAUTMANN Marie (1846-1925)

Professeur de musique et compositrice

nait à Steinseltz (près de Wissembourg) le 17 août 1846. Elle manifeste très tôt d'évidents dons pour la musique et commence le piano à 6 ans. Deux ans plus tard, ses parents l'envoient à poursuivre des études plus approfondies à Stuttgart. Lors d'un petit concert privé (elle a alors 9 ans) elle joue devant Ignaz Moscheles, pianiste réputé, qui lui prédit un grand avenir. En 1856 (elle a 10 ans), sa mère la présente à Henri Herz, professeur de piano au Conservatoire de Paris, qui, impressionné par son talent accepte de la prendre comme élève. En 1862, elle peut enfin entrer au Conservatoire où elle obtient le Premier Prix de piano la même année ! Parallèlement, elle travaille avec le professeur Louis Liebe à Strasbourg. Elle enchaîne aussitôt les tournées, en Angleterre, en Allemagne, en Suisse... En 1866, elle épouse Alfred Jaëll, lui aussi brillant pianiste, ami de Liszt, Brahms et Saint-Saëns et l'un des premiers pianistes européens à s'être produit aux Etats-Unis. Le couple parcourt toute l'Europe, interprétant tant le grand répertoire classique que les oeuvres de son temps. Mais cette carrière de virtuose, internationalement fêtée, n'empêche pas Marie Jaëll de se livrer à une autre passion : la composition. Elève de Saint-Saëns et Fauré dans ce domaine, elle publie ses premières oeuvres en 1871 avec le soutien de Liszt. En 1887, elle sera l'une des premières femmes admises à la Société des Compositeurs de Paris. Elle laissera plus de 70 compositions : œuvres pour piano, à 4 mains, concertos, œuvres avec chœurs, avec orchestre, mélodies, poème symphonique, musique de chambre et même un opéra inachevé "Runéa". En 1882, son mari meurt. Elle se tourne alors vers l'enseignement et, pour cela, cherche à comprendre le fonctionnement de la main. Elle étudie les sciences à la Sorbonne et travaille avec un physiologiste de renom, Charles Féré, médecin chef à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre à Paris. Elle s'intéresse également au fonctionnement du cerveau et teste le résultat de ses recherches en laboratoire (étude du temps de réaction des doigts à un ordre du cerveau, position des doigts sur les touches...). Elle publie de nombreux ouvrages, dont certains font encore autorité : "La musique et la psychophysiologie" (1896), "Le mécanisme du toucher: l'étude du piano par l'analyse expérimentale de la sensibilité tactile" (1897), "Le Toucher. Enseignement du piano basé sur la physiologie" (1899), "L'intelligence et le rythme dans les mouvements artistiques. L'éducation de la pensée et le mouvement volontaire..." (1904), "Le rythme du regard et la dissociation des doigts" (1906), "Un nouvel état de conscience : la coloration des sensations tactiles" (1910), "La résonance du toucher et la topographie des pulpes" (1912). Elle décède à Paris, le 4 février 1925 à 79 ans.

 

TWINGER de KOENIGSHOFFEN   Jacques (1346-1420)

Religieux

Jacques Twinger de Koenigshoven, né à Strasbourg en 1346, prêtre en 1382, notaire impérial en 1394, chanoine à Saint-Thomas en 1408. Ayant un goût prononcé pour les études historiques, il rédigea une chronique en allemand, conduite des origines du monde et de l'Antiquité jusqu'en 1415 ; elle reste une des sources principales de l'histoire de l'Alsace et a été souvent imitée. J. Twinger mourut en 1420. Sa chronique fut publiée par les soins de Schilter en 1698.

 

 

 

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VOGLER Thomas (?-1534)

Auteur et poète

Thomas Vogler, dit Aucuparius, originaire d'Obernai (né au milieu du XVe siècle, mort en 1532 ou 1534), poète avant tout, auquel l'empereur Maximilien I décerna le titre de poeta laureatus ; Wolfgang Angst, né vers 1488 à Kaysersberg, mort après 1524, qui fit publier à Haguenau les Epistolae obscurorum virorum de Reuchlin (1515).

 

 

 

 

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WADERE Henri (1865-1950)

Sculpteur

également de Colmar, reçut sa formation à l'Académie des Beaux-Arts à Munich, exposa après 1880 à Munich, à Berlin, à Paris (1895) où il reçut les félicitations de Bartholdi et une seconde fois à l'exposition internationale de 1900. Parmi ses oeuvres, marquées par leurs formes classiques, figurent le vigoureux Saint-Georges de Sélestat, la fine et tendre Rosa Mystica de Saint-Pierre-le-Jeune de Strasbourg, le buste d'une beauté spéciale de Giulia au musée de Strasbourg, le monument de Richard Wagner à Munich, les douze apôtres dans le choeur de Saint-Martin à Colmar.

 

WAGNER Veit (?-1517)

Sculpteur

Veit Wagner, est né sans doute à Haguenau, et vécut dans la deuxième moitié du XVe siècle. Bourgeois de Strasbourg en 1495, il avait un atelier dans cette ville. Il créa entre autres vers 1500-1501 le maître-autel de l'église de Saint-Pierre-le-Vieux, l'escalier monumental de la chaire de l'église Saint-Georges de Haguenau, de même que le Mont des Oliviers pour Saint-Thomas, actuellement à la cathédrale. Il mourut aux environs de 1517.

 

WALDNER de FREUDSTEIN Chrétien Dagobert (1712-1783)

Militaire

Chrétien-Dagobert Waldner de Freundstein, né en 1712, fut nommé comte pour ses mérites dans l'armée royale (1748). Il rebâtit magnifiquement le château d'011willer en 1750. Il était colonel propriétaire du régiment Waldner en 1757, maréchal de camp, puis lieutenant-général en 1763 ; il mourut en 1783.

 

WALTER Joseph

Chanoine et historien de l'art

auteur du catalogue de la célèbre Bibliothèque huma­niste ; il travailla activement à une édition plus complète du Hortus Deliciarum et publia des études approfondies sur la cathédrale de Strasbourg et sur l'histoire de l'art.

 

 

Emile WALDTEUFEL

WALDTEUFEL Emile (1837-1915)

Auteur compositeur

est né à Strasbourg en 1837, mais passa toute sa vie à Paris où il mourut en 1915. De 1853 à 1857, Émile est inscrit au conservatoire pour étudier le piano; Jules Massenet et Georges Bizet y sont ses camarades de classe. Waldteufel, comme beaucoup d'autres pianistes de son époque, composait au piano ses œuvres, mais dans la perspective d'orchestrations ultérieures en fonction des conditions de représentation (salons privés, salles de bal ou bals de plein-air).

Dès 1865, il était pianiste de la chambre de l'impératrice Eugénie dont il est chargé d'animer les fameuses soirées dansantes de Biarritz et de Compiègne , Il devint également directeur des ballets de la cour impériale, chef d'orchestre de la cour, plus tard de l'Opéra. Il est l'auteur de quelque trois cents danses, la plupart des valses ; on le surnomma le « Strauss français ». La musique de Waldteufel est caractérisée par un sens mélodique dans la tradition des mélodistes français de son époque tels Gounod, Saint-Saëns ou Bizet.

Son inspiration s'étend des opéras comiques d'Audran, Lacome ou Offenbach jusqu'à la musique populaire bavaroise (qu'il connait par sa mère) ou le folklore de Bohême. Son œuvre abondante comporte essentiellement de la musique de danse : valses, polkas et mazurkas ainsi que des mélodies qui firent sa réputation. L'utilisation d'Amour et Printemps comme l'indicatif de l'émission française télévisée Ciné club a été pendant longtemps une des rares occasions d'entendre encore la musique de Waldteufel.

 

Jean-Jacques WALTZ

WALTZ Jean-Jacques (1873-1951) dit Hansi -

Peintre et caricaturiste

Son père, André Waltz, d'abord boucher (comme son père) devient bibliothécaire à la bibliothèque municipale de Colmar en 1881, puis, en 1891, conservateur au musée d'Unterlinden. Elève au lycée impérial (aujourd'hui lycée Bartholdi) de 1881 à 1894, Jean-Jacques Waltz poursuit ses études à la Société d'enseignement professionnel du Rhône à Lyon où il apprend le métier de dessinateur industriel tout en suivant parallèlement des cours de peinture. De retour en Alsace, il travaille dans une usine textile d'abord à Cernay, puis à Logelbach jusqu'en 1909. C'est également à son retour en Alsace qu'il découvre un nouveau moyen de communication, la carte postale. Sa première carte, "Colmar et sa plaine", est publiée en 1897. Puis il fait la connaissance des fondateurs de la Revue alsacienne illustrée, avec lesquels il participera à de nombreuses manifestations. En 1907, paraît un recueil intitulé "Vogesenbilder" (Images des Vosges) dans lequel figurent une dizaine de planches qu'il signe pour la première fois du pseudonyme de Hansi. Ses cartes postales et ses illustrations (dont celles du "Professor Knatschke") le rendront populaire, mais son engagement pour l'Alsace française et ses oeuvres satiriques lui vaudront plusieurs condamnations devant les tribunaux allemands. En 1914, il s'engage au 152e régiment d'infanterie (les célèbres "Diables Rouges" indissociables de l'histoire de Colmar) avant d'être affecté, d'abord à l'état-major de la division comme interprète, puis au service de la propagande aérienne. Après la libération, il publie encore plusieurs livres et crée des affiches, mais son succès s'estompe petit à petit. En 1923, il succède à son père comme conservateur du musée d'Unterlinden. Après la déclaration de la guerre, en 1939, il quitte l'Alsace et s'installe à Agen où il est agressé par trois hommes de la Gestapo qui le laissent pour mort dans la nuit du 10 au 11 avril 1941. Réfugié dans le Midi dans un premier temps, il passe en Suisse fin 1942 et habite à Lausanne. Pour vivre, il reproduit des aquarelles faites en Alsace. Il rentre à Colmar en 1946 et publie ses mémoires "Les Souvenirs d'un annexé récalcitrant". Il est fait citoyen d'honneur de la ville, élu membre correspondant de l'Académie des Beaux-Arts et promu de commandeur de la Légion d'Honneur. Il décède le 10 juin 1951 et ses obsèques sont menées par une compagnie du 152e régiment d'infanterie.

 

WANTZ Ehrhard (?-?)

Schultheiss

Pour la viticulture le Schultheiss Ehrhard Wantz, de Heiligenstein, chercha des plants de « Clevner » à Chiavenna dans l'Italie du nord et les fit prospérer sur la « Heili­gensteiner Au », améliorant ainsi les cépages alsaciens.

 

Mgr. Jean Julien WEBER

 

WEBER Jean Julien (1888-1981)

Religieux

est le 101e évêque puis archevêque (à titre personnel) de Strasbourg Il est ordonné prêtre de la Société des Prêtres de Saint Suplice en 1912, nommé Évêque auxiliaire de Strasbourg en 1945, puis Évêque de Strasbourg la même année, nommé Archevêque de Strasbourg à titre personnel en 1962, admis en retraite en 1966 et décédé à Strasbourg en 1981 le jour de ses 93 ans. Sa devise: " Utrique fidelis". (fidèle à l'un et à l'autre = fidèle à Dieu et à la République).

 

 

 

 

 

 

 

Louise WEBER

WEBER Louise (1866-1929)

Danseuse et modèle dite « La Goulue »

Car, si c'est à Clichy-la-Garenne, le 13 juillet 1866, qu'est née Louise Weber, ses parents n'avaient quitté leur Alsace natale qu'en 1860. Son père, Dagobert, est né le 11 décembre 1828 à Geispolsheim. Louise est encore très jeune lorsque sa mère quitte le foyer conjugal. C'est sa soeur aînée, Marie-Anne, qui aide son père à élever ses deux jeunes soeurs et son frère. La petite fille adore danser et fait ses premiers pas sur scène à l'occasion de la fête de Noël des Alsaciens-Lorrains, une fête présidée par Victor Hugo et la comtesse de Chalibran. Cette dernière avait, dans une autre vie, été danseuse vedette du "Bal Mabille" sous le nom de Céleste Mogador et avait inventé le "quadrille naturaliste" !

Dans "Moi, La Goulue de Toulouse-Lautrec : Les mémoires de mon aïeule", son arrière-petit-fils rapporte cette anecdote : lors de cette fête, la petite fille voit un homme portant une barbe blanche «Est-ce vous le bon Saint Nicolas ?». L'homme lui répond «Peut-être bien». Elle lui saute sur les genoux et lui fait une bise. C'était Victor Hugo ! Quelques années plus tard (Louise a alors 12 ans), son père meurt et les enfants sont placés quelque temps chez des religieuses jusqu'à ce que son oncle Pierre vienne d'Alsace pour s'occuper d'eux. Faut-il y voir un signe du destin ?

Pour sa communion solennelle, Louise porte un tutu et des chaussons empruntés à une voltigeuse ! A 15 ans, elle rencontre Edmond Froelicher, un jeune artilleur lorrain, avec lequel elle s'installe dans une petite chambre des Batignolles. La Mogador la présente à Thérésa, chanteuse populaire dont le mari, Donval, dirigeait le "Nouveau cirque". Louise y apprendra l'acrobatie et le domptage. Elle fait également la connaissance de "Grille d'égout", qui avait ouvert le premier cours de cancan à Montmartre et qui l'admet dans ce cours. Son service militaire achevé, Edmond Froelicher retourne en Lorraine (avec le frère de Louise) pour y travailler. Ce sera la fin de leur histoire.

Pour vivre, la jeune fille travaille dans une blanchisserie, pose pour des peintres (dont Renoir en 1885) et des photographes, danse dans de petits cabarets... Elle fait ainsi la connaissance de Charles Desteuque (surnommé "l'Intrépide Vide-Bouteilles") chroniqueur au journal "Gil Blas" et découvreur de talents. C'est lui qui avait lancé la danseuse et demi-mondaine Emilienne d'Alençon, l'une des "Trois Grâces" de la Belle Époque, avec Liane de Pougy et Caroline "la belle" Otero. Avec lui, elle découvre un nouvelle univers, fréquente le "Grand Véfour"...

Mais ce "demi-monde" ne la séduit pas. Elle le quitte pour Charles Tazzini, déménageur de profession et danseur à ses heures. Une brève liaison avec un jeune diplomate, Gaston Chilapane dit "Goulu Chilapane", lui vaudra son surnom : «Le journaliste Gabriel Astruc, ami de Thérésa, rapport à Goulu Chilapane, et à ma boulimie de vivre autant que d'manger me donna le "La". Il a également féminisé le nom : "La Goulue". C'était mordant. Ça donnait envie d'croquer».

A cette époque, elle se produit à l'Alcazar pour la saison d'hiver. Puis on la retrouve sur les Champs-Elysées, vendant des friandises tout en continuant à se produire dans des cabarets comme chanteuse et danseuse, notamment au "Concert Parisien", puis à "l'Elysée-Montmartre" où elle rencontre Jules Renaudin dit "Valentin le désossé", qui deviendra son partenaire, et Toulouse-Lautrec. Le 6 octobre 1889, le "Moulin Rouge" ouvre ses portes sur l'emplacement de l'ancien bal de "la Reine Blanche". Les deux danseurs en seront les vedettes.

Deux hommes sont à l'origine de ce nouveau cabaret, Charles Zidler et Joseph Oller. Le premier passera commande à Toulouse-Lautrec de la célèbre affiche représentant La Goulue et Valentin le désossé. Le second, également inventeur du pari mutuel, avait fait installer des montagnes russes, boulevard des Capucines, puis les avait fait démonter pour construire, sur cet emplacement, l'Olympia qu'inaugurera La Goulue le 12 avril 1893.

Devenue riche et célèbre, La Goulue loue l'hôtel de la Paiva sur les Champs-Elysées : elle y laissera toutes ses économies et reprendra sa carrière. En décembre 1895, elle accouche de son fils unique, Simon Victor, de père inconnu. Ayant pris ses distances avec le milieu de la danse, elle se consacre au dressage de fauves ! Le 10 mai 1900, elle épouse un prestidigitateur, Joseph-Nicolas Droxler, qu'elle initie au dressage. Agressé par leurs lions, ils mettent un terme à leur carrière de dompteur et se séparent. Elle devient comédienne, jouant même son propre rôle sur la scène des Bouffes du Nord.

En 1923, son fils, âgé de 27 ans, meurt. Durement touché par ce deuil, elle sombre dans l'alcoolisme. Elle travaille encore un temps avec Rétoré, chiffonnier et brocanteur aux puces de Saint-Ouen.

Lors de la réouverture du "Moulin Rouge", en 1925, les vedettes de l'époque (Mistinguett, Maurice Chevalier, Jean Gabin) la font remonter sur scène pour présenter l'ancienne vedette de l'établissement aux spectateurs. Ce regain de popularité est de courte durée et elle vit, retirée, en été dans sa roulotte installée dans une cour où elle recueille des animaux malades et en hiver dans son petit appartement du boulevard de Clichy à Montmartre. Souffrant de rétention d'eau, elle est admise à l'hopital Lariboisière où elle décède le 29 janvier 1929.

 

WECHTLIN Hans (?-1530)

Peintre

Hans Wechtlin, dit Pilgrim (le pèlerin), de Strasbourg, mais dont l'année de naissance est inconnue, travailla dès 1502 ; il séjourna à Nancy comme peintre du duc de Lorraine, puis se rendit en Allemagne. Revenu à Strasbourg, il illustra surtout la Pastille de Geiler (1512). Un des premiers, il commença à faire des gravures en couleurs ; il mourut vers 1530.

 

Jean-Baptiste WECKERLIN

WECKERLIN Jean-Baptiste (1821-1910)

Musicologue

né en 1821 à Guebwiller. Jeune homme, il abandonna une carrière facile dans l'industrie textile, pour se consacrer à la musique. A 22 ans, il s'enfuit à Paris où il mena une vie difficile. A partir de 1847, ses concerts eurent du succès ; il publia ses compositions, à savoir des Oratorios, des Cantates, des Ouvertures pour opéras et opérettes et devint ainsi fort populaire dans la capitale. Bibliothécaire au Conservatoire en 1869 et bibliothécaire en chef en 1876 pendant trente ans, il s'adonna surtout à l'étude de la chanson populaire (Echos du Temps passé, recueils et chansons, Chansons populaires des provinces de France, Chansons et Rondes populaires) et publia en 1883 deux volumes de Chansons populaires d'Alsace, qu'il avait recueillies soigneusement pendant ses séjours en Alsace. Il mourut en 1910.

 

WEIDITZ Hans (1500-?)

Peintre et illustrateur

Hans Weiditz, né avant 1500 à Strasbourg, était d'une famille d'artistes, immigrée de la Saxe, qui travailla également à Fribourg-en-Brisgau. A Strasbourg il illustra la Bible traduite par Luther, publiée par Knobloch en 1524, puis une oeuvre spéciale parue chez Steyner à Augsbourg en 1532, le Livre des remèdes à la bonne et à la mauvaise fortune, le Arzneibuch de Pétrarque, un des livres illustrés les plus jolis de la Renaissance.

 

WENCKER Jean (1590-1659)

Homme politique et chroniqueur

Jean Wencker né à Strasbourg remplit de nombreuses fonctions publiques jusqu'à celle d'am­meister ; il rédigea entre autre une Chronique de la ville de Strasbourg à laquelle il travailla avec un grand zèle (1639). On l'appelle « le chroniqueur » pour le distinguer de son petit-fils Jacques, né en 1668, qui devint archiviste de la ville, également ammeister et scolarque. Il mourut en 1743, après avoir rédigé des ouvrages précieux sur l'histoire et le droit en ajoutant de nombreux documents, perdus aujourd'hui.

 

Alfred WERNER

WERNER Alfred (1866-1919)

Professeur de chimie – Prix Nobel de Chimie

C'est à Mulhouse qu'est né Alfred Werner, le 12 décembre 1866. Son père, tout en travaillant dans une fonderie mulhousienne, possède une petite exploitation agricole. C'est dans la grange de celle-ci que le jeune Alfred installe son premier laboratoire de chimie et pour pouvoir acheter le matériel et les produits, il effectue de petits travaux.

A 18 ans, il réalise sa première expérience personnelle qu'il présente au Docteur Emilio Noelting, directeur et professeur de l'École municipale de chimie industrielle. Il en profite pour lui demander combien de temps il faut pour devenir professeur ! La réaction mitigée du célèbre chimiste, qui l'incite à plus de modestie et de patience, ne le décourage pas et, en 1885-1886, durant son service militaire à Karlsruhe (l'Alsace est entre temps devenu allemande), il suit les cours de chimie à l'Institut de technologie de Karlsruhe (la plus ancienne grande école technique d'Allemagne).
Rendu à la vie civile, il part étudier à l'École polytechnique de Zurich où, en 1890, il soutient sa thèse de doctorat sur l'étude de la structure et de la stéréochimie de composés azotés. Après un an passé à Paris dans le laboratoire de Marcelin Berthelot, au collège de France, il retourne à Zurich où il est nommé professeur associé de chimie organique à l'université.

Le 1er octobre 1894, il épouse Emma Giesker, une Zurichoise d'origine allemande, et obtient, l'année suivante, la nationalité suisse. En 1913, il se voit décerné le Prix Nobel "en reconnaissance de son travail sur le lien entre les atomes dans les molécules grâce à lequel il a jeté un nouvel éclairage sur des recherches antérieures et a ouvert de nouveaux champs de recherche, spécialement en chimie inorganique". Il décède à Zurich, 15 novembre 1919. Sa ville natale lui a dédié une rue, celle où se trouve l'Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Mulhouse.

 

Abbé Emile WETTERLE

WETTERLE Emile (1861-1931)

Religieux et homme politique

né à Colmar en 1861, prêtre en 1885, vicaire à Mulhouse auprès du chanoine Cetty, puis, à partir de 1893, rédacteur en chef du « Journal de Colmar ». D'une plume très acerbe il critiqua d'une façon virulente les Allemands et leur politique. Membre du Landesausschuss en 1900, il devint député au Reichstag à partir de 1898, puis au Parlement alsacien en 1911. Ses articles antiallemands l'amenèrent en prison en 1910 ; après cette affaire, son journal prit le titre de « Nouvelliste d'Alsace et de Lorraine » qui continua à défendre l'idée française en Alsace. Au moment où allait éclater la première guerre mondiale, il se sauva en France et y publia plusieurs livres contre l'Allemagne. Elu député (1919-1924), il ne joua bientôt plus de rôle et devint conseiller ecclésiastique à l'ambassade française du Vatican à Rome (mort en 1931).

 

WICKRAM Georges (1500-1565)

Auteur et poète

Georges Wickram, fils naturel du stettmeister colmarien Conrad Wickram, né sans doute aux environs de 1500. A partir de 1531, il écrivit et fit représenter à Colmar des pièces de théâtre, fonda en 1546 l'Ecole des Maîtres-chanteurs de Colmar et acheta pour elle un manuscrit précieux de poésies médiévales (aujourd'hui à la bibliothèque de Munich) ; il est surtout connu pour son Rollwagenbüchlein, recueil d'anecdotes à lire en voyage dans les voitures (1555). Pour plusieurs récits romancés, on l'a encore appelé le « père du roman allemand ». Il mourut comme greffier de la petite ville de Burgheim au Kaiserstuhl vers 1565.

 

WIMPHELING Jacques (1450-1528)

Humaniste

Jacques Wimpheling, est né en 1450 à Sélestat. Après avoir reçu sa formation à l'école de Dringenberg, il continua ses études aux Universités de Fribourg et de Heidelberg où il commença également à enseigner. A partir de 1501 il déploya une grande activité de savant, de publiciste et de pédagogue. Il retourna en Alsace en 1501 et s'établit à Strasbourg. Il y publia un grand nombre de travaux, édita les oeuvres d'auteurs grecs et latins, groupa autour de lui ses amis en une espèce de société littéraire. Ce fut la période la plus féconde de sa vie.

Dès le début du siècle, il se trouva engagé dans une dispute véhémente avec Thomas Murner au sujet de sa Germania (1501). Il s'intéressa fortement aux questions d'enseignement ; dans son Adolescentia il exposa ses vues sur un nouvel enseignement, désirant ardemment la création à Strasbourg d'une grande école, comparable à une Université, mais il ne réussit pas. Aimant également l'histoire, il publia une sorte d'histoire de l'Allemagne, Epitome rerum germanicarum.

En correspondance avec la plupart des humanistes, il exerça une grande influence sur toute la vie culturelle, on l'appelait Praeceptor Germaniae. En 1515, il quitta Strasbourg et se retira dans sa ville natale Sélestat, continuant à travailler et à publier. Là encore il groupa autour de lui les humanistes et les professeurs de l'école latine dans une « Sodalitas ». Il mourut à Sélestat en 1528.

 

 

Abbé Landolin WINTERER

WINTERER Landolin (1832-1911)

Religieux et homme politique

joua le rôle le plus important et fut une personnalité des plus marquantes de la province. Né à Soppe-le-Haut en 1832, il devint prêtre, se soucia surtout de la situation sociale des ouvriers et de l'organisation des catholiques en milieu ouvrier, après avoir reçu la charge de curé de la grande paroisse Saint­-Etienne de Mulhouse dès 1871. Elu à la Diète allemande et également au Landesausschuss, il se rangea parmi les protesta­taires, défendit ardemment les droits et libertés alsaciennes, surtout au moment où Bismarck engagea le « Kulturkampf ». Sans relâche, Winterer aidé par ses collègues J.J. Simonis et J. Guerber, fut un lutteur tenace pour l'Eglise et l'école chrétienne en Alsace, s'engagea dans une politique très sociale et travailla par la parole, l'action et la plume pour ses idées. Nommé prélat en 1908, il mourut en 1911.

 

WINTERHALTER Clément et Philippe (1667-1727)

Sculpteurs

originaires de Kirchzarten près de Fribourg-en-Brisgau, ils réalisè­rent un chef-d'oeuvre remarquable, l'autel de la chapelle Saint‑Sébastien au-dessus de Dambach en 1690-1692.

 

WOLBERT Joseph Wolbert (1731-1798)

Religieux

originaire de Châtenois (1731), vicaire à la cathédrale de Strasbourg, arrêté et exécuté en été 1794 ; François-Antoine Stackler, curé de Neuve-Eglise dans le Val de Villé, guillotiné en 1795, et Jean Bochelen, né à Illfurth en 1763, qui exerça son périlleux apostolat dans le Sundgau, dans la région de Seppois. Dénoncé, il fut exécuté à Colmar en 1798.

 

Wiliam WYLER

WYLER Wiliam (1902-1981)

Metteur en scène

est né le 1er juillet 1902 à Mulhouse. D'origine suisse, il fait ses études à Lausanne puis entre au Conservatoire de Paris où il étudie le violon. A 20 ans, il part pour les Etats-Unis et travaille aux studios Universal, fondés par un cousin de sa mère. En 1925 (il a 23 ans), il devient le plus jeune réalisateur des studios. Trois ans plus tard, il est naturalisé américain.

En quelques années, il s'impose comme l'un des plus importants metteurs en scène d'Hollywood, collaborant un temps avec la Warner Bros. avant de rejoindre la Metro Goldwyn Mayer. En 1942, tout en poursuivant sa carrière, il s'engage dans l'armée de l'air avec le grade de major et réalise deux documentaires sur la guerre. Plusieurs de ses films lui vaudront une nomination pour l'Oscar du meilleur réalisateur : Dodsworth (1936), Les Hauts de Hurlevent" (1939), "La lettre" (1939), "La vipère" (1941), "L'héritière" (1949), "Histoire de détective" (1951), "Vacances romaines" (1953), "La loi du Seigneur" (1956) et "L'obsédé" (1965). Il obtiendra trois fois cette récompense, pour "Madame Miniver" (1942), "Les plus belles années de notre vie" (1946) et "Ben-Hur" (1959). Il reçoit également la Palme d'or au Festival de Cannes en 1957 pour "La Loi du Seigneur"

Il meurt d'une crise cardiaque le 27 juillet 1981 à Los Angeles. Dans une interview, il avait déclaré (à propos de Mulhouse) "toujours revenir avec plaisir dans son petit patelin". Il fait une courte apparition (sans être crédité au générique) dans trois de ses films dont "Dodsworth" (1936) où il tient le rôle d'un violoniste ! Son perfectionnisme lui valut le surnom de "90-Take Willie" (Willy-les-90-prises). Il a été assistant réalisateur sur "Ben-Hur: a tale of the Christ" en 1927 qui servira de base à son propre "Ben Hur". Avec 11 Oscars, Ben Hur détient toujours le record de cette cérémonie (à égalité avec "Titanic" (1998) et "Le Seigneur des Anneaux : Le Retour du Roi" (2004).

 

 

 

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ZELL Mathias (1477-1548)

Religieux

Matthias Zell, né à Kaysersberg en 1477, fils de vigneron, Recteur de l'Université de Fribourg-en-Brisgau en 1517, curé de la cathédrale de Strasbourg en 1518, se mit à prêcher avec beaucoup de courage dans le sens de la nouvelle doctrine. En 1523, il se maria avec Catherine Schütz qui dans la suite le seconda et l'influença fortement. On peut l'appeler le premier promoteur de la Réforme à Strasbourg, où dès 1524 il dit la messe en allemand et administra les sacrements en cette langue. A la fin de sa vie cependant, il se détourna de la doctrine de Luther pour embrasser les idées de Zwingle. Il mourut en 1548.

 

ZISLIN Henri (1875-1958)

Journaliste et caricaturiste

véhément, publia des feuilles hebdomadaires anti-allemandes à Mulhouse (Klapperstei 1903, interdit en 1905, Dur's Elsass 1907).

 

ZIX Benjamin (1772-1812)

Peintre et dessinateur

né à Strasbourg en 1772, d'un talent original, uniquement dessina­teur, exécuta de nombreux dessins au trait et des eaux-fortes. Sous la direction du général Lejeune il illustra des batailles de l'Empire, des combats, des bivouacs, des scènes militaires, des uniformes, tout pris sur le vif. Il laissa d'autre part des scènes populaires, des vues des Vosges, des châteaux forts. Attaché au quartier général de Napoléon, il mourut à 40 ans, à Pérouse en Italie.

 

ZORN de BULACH Jean Louis (?- ?)

Militaire

Jean-Louis Zorn de Bulach, soldat expérimenté, défenseur tenace de la petite cité épiscopale de Benfeld contre les Suédois en 1632 qui ne rendit la place que poussé aux dernières extrémités.

 

 

ZORN de BULACH François Antoine (1826-1890)

Homme politique

né au château d'Osthouse en 1826, conseiller général du Bas-Rhin, chambellan de Napoléon III en 1857, resta en Alsace après 1870, se pliant à la nouvelle situation politique. Animé du désir de rendre service à ses compatriotes, il devint conseiller général en 1879 et membre du Landesausschuss, où il revêtit la fonction de vice-président. Il réclama des réformes agraires et fiscales pour alléger le sort de la population, il se prononça lui aussi pour une autonomie utile du pays. Il mourut en 1890.

 

 

 

 

 

 

 

ZORN de BULACH François (1858-1925)

Religieux

frère de Hugues, évêque coadjuteur en même temps que vicaire général. Il renonça à son poste d'évèque en 1919 dû à l' opposition du gouvernement français à sa candidature.

 

 

 

 

 

ZORN de BULACH Hugues (1851-1921)

Homme politique

fils de Francois Antoine, également conseiller général et membre du Landesausschuss, devint député au Reichstag (1881-1887, 1890-1898). Il fut nommé sous-secrétaire du ministère d'Al­sace-Lorraine et s'occupa surtout de l'agriculture en tant que président du conseil d'économie rurale pour la province. Ses mérites le firent désigner par l'empereur d'Allemagne conseiller intime avec le titre d'Excellence. Nommé secrétaire d'Etat du ministère (1908-1914), il eut une fonction des plus difficiles, l'obligeant à défendre des mesures prises par le gouvernement allemand contre les hommes politiques alsaciens qui le critiquèrent sévèrement.

 

Amélie ZURCHER

ZURCHER Amélie (1858-1947)

Industrielle

est née le 27 août 1858 à Bollwiller. Elle fréquente l'école du village jusqu'à l'annexion de 1871, puis est interne dans un pensionnat tenu par des dominicaines à Nancy où elle obtient son baccalauréat. Elle revient en Alsace en 1877 et, à la mort de son père, propriétaire d'une filature, s'occupe de son frère Albert, blessé pendant la guerre de 1870. Elle s'installe avec lui dans sa propriété du Lutzelhof qui recouvrent une grande partie du lieu-d it Ochsenfeld, là-même où Jules César remporta une célèbre victoire sur Arioviste et ses Germains.

En 1893, après une terrible sécheresse et consciente de la faible productivité de ses terres, elle décide d'en explorer le sous-sol. A l'origine de cette décision, un rêve prémonitoire : «Une nuit je me réveillai avec la certitude que quelque chose était caché sous nos terres qui devait m'assurer la fortune que la pauvreté du sol me refusait». Il lui faudra plusieurs années pour mener son projet à bien.

Sa rencontre avec Joseph Vogt va être déterminante. Celui-ci dirige quatre usines (fonderies de fonte à Soultz, Mulhouse et Masevaux, de cuivre à Niederbrück) et avait fondé la société de sondage "Gute Hoffnung" (Bonne Espérance) spécialisée dans la fabrication de tours de forage à grande profondeur afin de trouver de minéraux pour alimenter ses usines. Avec Jean-Baptiste Grisez, radiesthésiste spécialisé dans la recherche de filons métallifères, ils créent alors la "Société en participation pour la recherche de la houille en Alsace". Mais ce n'est pas de la houille qu'ils vont trouver.

C'est le 11 juin 1904 qu'un forage donne un résultat inattendu : un laboratoire strasbourgeois constate que les échantillons prélevés sont "constitués par quelques impuretés (argiles, calcaires dolomitiques et schistes) mêlés à du chlorure de sodium et du chlorure de potassium". Encouragés par ce premier résultat, ils poursuivent leur forage jusqu'à atteindre, le 31 octobre 1904 et à une profondeur 1119 mètres, le filon qui allait être le point de départ de l'exploitation de la potasse en Alsace.

La société minière Amélie est créée le 13 juin 1906 et, après de nombreux sondages, le premier puits est foncé le 22 avril 1908. Deux ans plus tard, l'exploitation industrielle de la mine de potasse débute. En 1911, la société Amélie est contrainte de céder ses concession aux Deutsche Kaliwerke. Durant guerre 14-18, la ferme du Lützelhof est transformée en hôpital avant d'être totalement détruite. En 1918, l'Alsace redevient française et les puits sont confisqués par l'Etat avant d'être nationalisés en 1924. Amélie Zuecher est indemnisée et l'exploitation est désormais assurée par les MDPA (Mines Domaniales de Potasse d'Alsace). Amélie Zurcher meurt à Cernay, le 8 juin 1947.

 

ZURLINDEN Emile-Thomas (1837-1929)

Militaire et homme politique

né à Colmar en 1837, général d'artillerie méritoire, fut fait prisonnier à Metz en 1870, s'évada et lutta encore bravement contre les troupes allemandes. Il devint ministre de la guerre en 1895, gouverneur de Paris en 1898, encore une fois ministre en 1899, mais se retira lors de la révision du procès Dreyfus ; il jouit longtemps de sa retraite et ne décéda qu'en 1929.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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