Association pour la préservation et la conservation

du patrimoine culturel

et traditionnel

d' Erstein

 

 

 

 

 

Notre devise :

Conserver le passé,

dans le présent,

pour pouvoir le transmettre

au futur

 

 

 

 

 

 

Le premier site a été créé le

1er novembre 2012

par son webmestre

et propriétaire

Jean Louis Eschbach

sous la dénomination

Vieil-Erstein.fr

 

Il a été clos le

1 / 7 / 2018

avec 600 000 clics

à son actif.

 

Ce nouveaux site a été ouvert le

1er Janvier 2018

Il appartient désormais à l'association et est mis en oeuvre par :

 

Bernard DESCHLER

et

Jean Louis ESCHBACH

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ancien site Vieil-Erstein.fr

600 000  clics

 

+

clics

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COMMUNIQUES

 

 

 

sont

programmées

 les 3èmes mardi

de chaque mois

 

 

 

Les permanences de l'association

 

qui ont lieu de 19hoo à 20hoo   en la salle Conrath de la Maison des oeuvres et sont ouvertes à tous

 

 

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Les réunions

 du   comité

 

 

à 20h en la

salle Conrath

de la Maison

des Œuvres

 

 

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Association

Le Vieil Erstein

ùn rund um's Kanton

1 place de

l'Hôtel de Ville

67150  ERSTEIN 
 

 

Téléphone :

03 88 98 64 99

 ou 

06 86 56 40 68

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SCHILTER Jean (1632-1705)

Professeur de droit

Jean Schilter (1632-1705) était venu de la Saxe à Strasbourg (1686) qui devint sa patrie d'adoption. Professeur de jurispru­dence à la Faculté de Droit, il s'est acquis des mérites par la publication de la chronique de Jacques Twinger de Koenigshoven qu'il enrichit de nombreuses notes (1698).

 

SCHIMPER Frédéric-Guillaume (1808-1880)

Professeur de géologie et de minéralogie

naquit à Dossenheim près de Saverne . Passionné pour les Sciences Naturelles, il se spécialisa dans l'étude des mousses et leur consacra 6 volumes, parus de 1835 à 1855. Il devint conservateur du musée d'histoire, naturelle de Strasbourg, puis professeur de géologie et de minéralogie (1862). En 1867, il fut nommé directeur du musée et un peu plus tard professeur de géologie et de paléontologie à la nouvelle Université de Strasbourg. De 1869 à 1874, il publia son traité de Paléontologie végétale (3 volumes).

 

SCHLUMBERGER Nicolas (1782-1867)

Industriel

né à Mulhouse, créa à partir de 1808 une filature de coton à Guebwiller (1822, construction d'une seconde filature). il y ajouta à partir de 1820 des ateliers de construction de machines ; celles-ci furent sans cesse perfectionnées et agrandies. Nicolas Schlumberger introduisit de nombreuses réformes sociales en faveur de ses ouvriers : limitation des heures de travail, caisses de maladie, coopératives d'achat. Il mourut en 1867. Ses fils continuèrent à développer les deux branches d'activité de la maison : filatures de coton et construction de machines pour l'industrie textile qui s'exportaient dans le monde entier.

 

 

SCHLUMBERGER Jean (1829-1908)

Industriel et homme politique

né à Mulhouse en 1829, était le fils du grand industriel Nicolas Schlumberger, sa femme Clarisse Doll­fus la fille de Daniel Dollfus-Ausset. Après ses études à l'Ecole Centrale et à la Faculté de droit de Paris, il revint en Alsace et prit la direction de la filature paternelle à Guebwiller. Après 1870, Jean Schlumberger devint membre du Landesausschuss, ses collègues l'élurent président de cette assemblée consultative et le réélurent constamment jusqu'en 1903. A ce moment, à 84 ans, il donna sa démission.

Pendant trente ans, il s'était dépensé pour le bien du pays, avait siégé dans de nombreuses commissions scolaires, hospitalières et culturelles et exerçé une très grande influence. A l'occasion de ses noces d'or en 1895, il reçut des lettres de noblesse héréditaire (« von Schlumberger »), le titre de doctor honoris causa de l'Université de Strasbourg, et en 1902, l'empereur Guillaume II l'éleva au rang de conseiller intime avec le titre d'Excellence, reconnaissant ainsi les grands mérites de cet homme éminent, vénéré dans le pays entier.

Il mourut à Guebwiller à 89 ans en 1908. Il s'intéressa également à la botanique et à l'entomologie et constitua de belles collections, s'occupa d'histoire et d'archéologie, publia la Chronique des Dominicains de Guebwiller et la Chronique du couvent de Schoenensteinbach de Séraphin Dietler.

 

SCHLUMBERGER Charles (1809-1881)

Professeur de médecine

né à Strasbourg , devint rapidement médecin et chef de clinique. Mais en 1840 un accident provoqua la fracture de la colonne vertébrale et le paralysa. Malgré ses infirmités et souffrances, il reprit ses cours, obtint en 1844 la chaire de clinique interne en 1845 celle de clinique médicale et de pathologie interne, professeur pendant trente ans.

Appuyé sur ses béquilles il effectuait chaque jour la visite des malades, les examinant minutieusement et montrant une ardeur et une persévérance constantes. Pour les étudiants qui l'entouraient, il était une illustration les plus brillantes de la médecine à Strasbourg, en même temps qu'un maître vénéré.

En 1879, il publia ses oeuvres, Fragments d'études pathologiques et cliniques et Fragments de philosophie médicale.

 

SCHMIDT Charles (1812-1895)

Théologien et historien

né à. Strasbourg en 1812 qui donna un nouvel essor aux études historiques et à l'histoire ecclésiastique spécialement. Il fut professeur au Séminaire protestant, puis à la Faculté de théologie pendant de longues années, conservateur des deux biobliothèques de Strasbourg (1863).

Il publia en français ou en allemand un grand nombre d'ouvrages : l'Histoire du chapitre de Saint-Thomas à Strasbourg pendant le Moyen Age (1860), les biographies de Jean Sturm (1855), de Melanchton (1861), des études sur les mystiques. Son ouvrage capital, aujourd'hui encore fortement consulté, fut l'Histoire littéraire de l'Alsace à. la fin du XVe et au commencement du XVIe siècle (2 volumes, Paris 1877).

Il faut y ajouter l'histoire des plus anciennes bibliothèques et des premiers imprimeurs à Strasbourg (Zur Geschichte der ältesten ältesten Bibliotheken u. der ersten Buchdrucker zu Strassburg, 1882), les dictionnaires des parlers strasbourgeois et alsacien (Wörterbuch der Strassburger Mundart, 1895, Historisches Wôrterbuch der elsässichen Mundart, 1901), le Répertoire bibliographique strasbourgeois jusque vers 1530 (4 volumes, 1892-1894) et, publié après son décès, Les Seigneurs, les paysans et la propriété rurale en Alsace au Moyen Age (1897). Professeur à la nouvelle Faculté de théologie protestante de 1872 à 1877, il mourut en 1895.

 

 

SCHMITT Christian (1865-1928)

Ecrivain

de Geudertheim, était rédacteur de la revue Erwinia qui groupait des auteurs d'expression allemande et se fit connaître par ses Alsalieder (1891).

 

SCHNEIDER Euloge (1756-1794)

Religieux et accusateur public

Un prêtre allemand défroqué, Euloge Schneider s'attira la haine de toute la population alsacienne. Né en 1756 à Wipp­feld près de Würzburg, il était venu à Strasbourg dès les débuts de la Révolution (1791). Membre du club des Jacobins, il fonda un journal L'Argos dans lequel il dénonça les « aristocrates » et les « fanatiques ».

Devenu accusateur public du tribunal criminel, il fit régner la terreur. Il persécuta surtout les prêtres réfractaires et les fidèles qui les hébergeaient, emprisonna de nombreux suspects, promena la guillotine à travers le départe­ment du Bas-Rhin et procéda à plus de trente exécutions capitales.

Mais le lendemain de son mariage avec une jeune fille de Barr, Saint-Just le fit arrêter sous prétexte qu'il était entré à Strasbourg « avec un luxe insolent ». Il fut exposé, attaché à la guillotine sur la place publique (la future place Kléber), puis transféré à Paris et guillotiné (avril 1794).

 

Léon SCHNUG (en costume révolutionnaire)

 

SCHNUG Léon   (1878-)1933)

Peintre et dessinateur

né en 1878. D'un talent précoce, il développa un art très personnel, très original. Il réalisa quantité de dessins, des gouaches, des eaux-fortes, s'intéressant avant tout aux personnages et donnant des fonds de tableaux souvent lugubres.

Particulière­ment attentif aux détails, en matière d'uniformes spécialement, il excella dans la représentation des lansquenets et de soldats de la Révolution française, d'événements historiques marqués par des batailles et des sièges.

Sa période féconde va de 1895 environ à 1915, où il réalisa les peintures murales de la maison Kammerzell (1904-1905), de la brasserie du « Grand Kléber » (disparu), de la Winstub « Duck dich » (détruite), les décorations murales du Haut-Kœnigsbourg (1909-1910).

En 1909 parurent par ailleurs à Strasbourg Bilder aus vergangener Zeit, quarante illustrations de sujets historiques, à considérer comme l'oeuvre principale de Schnug.

Mais l'alcoolisme ruina la santé de l'artiste, qui, atteint de dérèglement mental, dut être hospitalisé à Stephansfeld à partir de 1921 où il mourut en 1933.

 

 

 

SCHOELCHER Victor (1804-1893)

Homme politique

né le 22 juillet 1804 à Paris, 60 rue du Faubourg Saint-Denis à Paris. Son père, Marc Schœlcher (1766-1832), originaire de Fessenheim, est propriétaire d'une faïencerie. Le jeune Victor fait ses études au lycée Condorcet puis entre dans l'entreprise familiale en tant que représentant commercial.

C'est dans ce cadre professionnel qu'il se rend au Mexique, aux États-Unis et à Cuba. C'est là qu'il découvre l'esclavage. De retour en France, il devient journaliste et critique artistique (au cours de ces études, il avait fait connaissance avec George Sand, Hector Berlioz et Franz Liszt). En 1832, à la mort de son père, il hérite de la manufacture qu'il revend pour se consacrer à la politique.

En 1933, il publie "De l'esclavage des Noirs et de la législation coloniale". Il est alors partition d'une abolition progressive, estimant que les esclaves ne sont pas préparés à la liberté. Il est également favorable au maintien de la peine du fouet. Ce n'est qu'après un nouveau voyage qu'il prend partie pour l'abolition immédiate. D'autres ouvrages suivront : "Abolition de l'esclavage ; examen critique du préjugé contre la couleur des Africains et des sang-mêlés" (1840), "Des colonies françaises, abolition immédiate de l'esclavage" (1842), "Colonies étrangères et Haïti" (1843), "L'Égypte en 1845" (1846) et "Histoire de l'esclavage pendant les deux dernières années" (1847).

En 1847 il rédige, pour le compte de la Société pour l'abolition de l'esclavage, une " Pétition pour l'abolition complète et immédiate de l'esclavage adressée à MM. les membres de la Chambre des pairs et de la Chambre des députés ".

L'année suivante, il est nommé sous-secrétaire d'État à la Marine et aux colonies dans le gouvernement provisoire de 1848 et il contribue à faire adopter le décret sur l'abolition de l'esclavage dans les Colonies. Élu au suffrage universel dans les trois colonies françaises des Antilles et de la Guyane en 1848, il choisit de représenter la Martinique.

Après le coup d'état du 2 décembre 1851, il s'exile en Angleterre. Il s'intéresse à l'œuvre de Haendel, dont il rédige une des premières biographies en 1857, et constitue une importante collection de ses manuscrits et partitions. En 1870, après la défaite de Sedan, il rentre en France.

En 1871, il est réélu député de la Martinique. Le 16 décembre 1875, il devient sénateur inamovible. Il préside de la Société de secours mutuel des Créoles en 1874 et devient membre de la Société pour l'amélioration du sort des femmes en 1875. Au Sénat, il se consacre à la lutte pour l'abolition de la peine de mort. Il a également présidé le congrès anticlérical.

Schœlcher publie encore plusieurs ouvrages sur la législation du travail aux Antilles, un recueil de ses articles "Polémique coloniale" (1882-1886), des études sur l'esclavage aux États-Unis, au Brésil et au Sénégal et une "Vie de Toussaint Louverture" (1889).

Victor Schœlcher meurt le 25 décembre 1893 à Houilles dans les Yvelines. La rue d'Argenteuil, où se trouvait alors sa maison, est aujourd'hui l'avenue Schœlcher.

 

SCHOEPFLING Daniel (1694-1771)

Professeur d'histoire

originaire de Sulzburg au Pays de Bade. A 26 ans il devint professeur d'histoire et d'éloquence à l'Université de Strasbourg (1710) où il resta toute sa vie, refusant à plusieurs reprises des nominations aux plus grandes Universités européennes (Saint-Petersbourg, Londres, Upsala, Leyde). D'une vaste érudition, il fut un professeur très appréciéattirant à Strasbourg de nombreux étudiants, donnant ainsi à l'Université une grande renommée. Il correspondait avec tous les esprits éminents de son temps.

Par ses voyages et ses séjours dans les capitales européennes et cours princières, il était en contact avec la plupart des savants d'alors. Célébrité euro­péenne, il mérite également le nom de « père de l'historiographie alsacienne ».

Dans un travail acharné il recueillit les documents alsaciens et rédigea une histoire de l'Alsace en latin en deux volumes in-folio, Alsatia Illustrata (Colmar 1751-1761).

Après sa mort, un de ses meilleurs disciples, André Lamey, publia son Alsatia Diplomatica, également en deux volumes in-folio, très riche recueil de documents alsaciens (1772-1775), qui au­jourd'hui encore est consulté avec fruit par les historiens.

 

SCHONGAUER Martin (1445-1491)

Peintre

Martin Schongauer, est né à Colmar vers 1445 ou 1450. On ne sait cependant que peu de choses sur sa vie. Il créa de belles Vierges avec des têtes fines aux grands yeux mélancoliques, aussi bien dans ses tableaux (retable des Dominicains de Colmar, petit retable d'Issenheim) que dans ses nombreuses gravures (116 en tout dont des feuilles magnifiques). Son chef-d'oeuvre est le tableau de Notre-Dame au buisson de roses de 1473. La renommée de l'artiste dépassa de loin les frontières de l'Alsace. Mort en 1491 à Brisach où il exécuta une immense fresque du Jugement dernier, il a été un des artistes les plus célèbres au nord des Alpes dans la deuxième moitié du XV siècle.

 

SCHOTT Jean (1477-?)

Imprimeur

Jean Schott naquit à Strasbourg en 1477 où son père était déjà imprimeur (gendre de Mentelin). Pendant près d'un demi-siècle jusque vers 1550, année de sa mort, il édita de nombreux classiques latins et grecs, des écrits d'humanistes, la Géographie de Ptolémée avec 47 cartes en couleurs et le Kraüterbuch de Brunfels (1530-1532) avec la reproduction des plantes d'après nature. Ainsi Schott acquit une grande célébrité.

 

Jean-Adam SCHRAMM

 

SCHRAMM Jean-Adam (1760-1826)

Militaire

né à Beinheim près de Seltz en 1760, gardien d'oies dans sa jeunesse, s'enrôla comme simple soldat à 16 ans pour être sergent en 1782, capitaine en 1892. Il n'avait pas de formation scolaire, parlait mal le français, mais par sa bravoure il conquit tous ses grades : chef de bataillon en 1797, colonel en 1804, général de brigade à Austerlitz, général de division en 1815. Après la chute de Napoléon, il devint maire de son village natal de Beinheim et y mourut en 1826.

 

 

 

SCHRAMM Jean Paul Adam (1789-1884)

Militaire et homme politique

Fils de Jean Adam, le comte Jean-Paul-Adam Schramm, né en 1789, était sous-lieutenant à 15 ans, lieutenant en 1804, capitaine dans la garde impériale, colonel en 1813, général de brigade, s'étant signalé par de brillants faits d'armes. Déjà général sous Napoléon I, devint lieutenant général après 1830, siégea à la Chambre des députés en 1834, se distingua pendant les campagnes en Afrique du Nord (1839-1841). Il fut nommé Pair de France et comte, en 1852 sénateur à vie. En 1850, il occupa le poste de ministre de la guerre, mais n'y resta pas longtemps. Il mourut en 1884, ayant atteint 95 ans.

 

SCHUHMACHER Jean-Daniel (1690-1750)

Archiviste et cartographe

naquit à Colmar en 1690. Après ses études à l'Université de Strasbourg, il séjourna comme précepteur à Paris où il fit la connaisance de Fr. Lefort, très influent auprès du tsar Pierre I ; il emmena Schuhmacher avec lui en Russie. Il y devint le bibliothécaire du tsar, put faire des voyages scientifiques dans le vaste pays, encore mal connu, et présenta, quelques années plus tard, à l'Académie des sciences de Paris sa carte de la Mer Caspienne. Plein d'initiative, il fut un des fondateurs de l'Académie des arts et sciences de Saint­Petersbourg, et le tsar reconnaissant le nomma conseiller d'Etat. Il mourut à Saint-Petersbourg en 1750.

 

 

SCHULER Théophile (1822-1878)

Peintre et dessinateur

né à Strasbourg en 1822. Il apprit son art dans l'atelier de Drolling et réalisa des tableaux d'histoire, entièrement dans l'esprit du romantisme. Revenu à Strasbourg en 1848, il y fonda une école de dessin pour dames. Son grand mérite fut de peindre et de dessiner l'Alsace, ses paysages, ses travailleurs (les schlitteurs des Vosges). Il illustra de nombreux ouvrages, le Pfingstmontag d'Arnold, les romans d'Erckmann­Chatrian, des oeuvres de Victor Hugo et de Jules Verne. Après 1870, il se retira à Neufchâtel en Suisse, mais revint malade à Strasbourg en 1877, où il décéda l'année suivante.

 

 

Charles-Louis SCHULMEISTER

SCHULMEISTER Charles-Louis (1770-1853)

Commissaire général, l'espion de l'empe­reur.

Né à Freistett au Pays de Bade en 1770, Il est fils d'un sous-intendant qui le fit entrer à 15 ans comme cadet dans les hussards de Conflans qu'il quitte presque aussitôt pour terminer ses études. En 1788, il est actuaire (secrétaire chargé de rédiger des actes publics) au bailliage de Kork, sur la rive droite du Rhin. Il n'y reste que peu de temps et se livre ensuite à l'agriculture. En 1792, il se marie à la fille du directeur des mines de Sainte-Marie-aux-Mines.

Profitant des troubles en France, il se livre à la contrebande, activité rentable mais dangereuse. Il la pratique à une grande échelle, fondant ainsi le début de sa fortune. En 1800, il ouvre une manufacture mais ses activités de contrebandier le mènent à des activités d'espionnage sur le Rhin et en Allemagne de manière sporadique. Ce n'est qu'en 1804 qu'il s'y livre de manière exclusive.

Schulmeister est présenté à Paris en 1804 par l'aide de camp Jean Rapp, à Napoléon. Il y reçoit un grade dans l'armée et est attaché à Savary. Fin, rusé, et totalement dévoué à Napoléon, Schulmeister devient l'un des plus habiles et discrets agents de la police impériale. Il est ainsi chargé de missions de confiance restées mystérieuses.

Au début de la campagne de 1805, alors que le général autrichien Karl Mack est assiégé dans Ulm, il y pénètre par une poterne sous un déguisement et rencontre Mack à plusieurs reprises en se faisant passer pour un Hongrois. Ces rencontres seraient à l'origine de l'inexplicable capitulation de Mack après la bataille d'Ulm. Il amène Mack à croire à un coup d'État pour renverser Napoléon et lui fait croire que les armées de Napoléon seront bientôt parties. Il fait fabriquer un faux exemplaire de journal pour l'en convaincre. Ainsi, Mack peut-il rester dans Ulm en attendant ses alliés, ce qui constitue une faute militaire que Mack paiera cher. Dans une autre mission, il est capturé par les Autrichiens qui envisagent de l'exécuter mais il parvient à s'échapper. Son audace le pousse à aller jusqu'à participer à un conseil de guerre en présence de l'empereur d'Autriche, après avoir soudoyé un général autrichien...

Après la prise de Vienne, Napoléon le nomme commissaire général de la police de la ville, du 15 novembre 1805 à la mi-janvier 1806, où il assure l'ordre et la tranquillité pendant toute l'occupation avec des effectifs très faibles. Il commet cependant l'erreur de rester à Vienne alors que les troupes françaises s'en vont. Il est ainsi arrêté le 31 mars 1806 et restera emprisonné jusqu'au 31 juillet 1806.

Après le traité de Presbourg en 1805, il achète le domaine de la Canardière à la Meinau, au sud de Strasbourg, où il se retire.

La campagne de Prusse le rappelle à l'armée où il reçoit le commandement d'un petit corps d'avant-garde composé d'une partie du 1er régiment de hussards et du 7e chasseurs à cheval. Après la bataille de Warren, il reçoit l'ordre de poursuivre le général Usedom puis de s'emparer de Wismar. Escorté de sept hommes, il prend la ville de Wismar dans la nuit du 4 novembre 1806 en faisant prisonniers une quinzaine d'officiers et une centaine d'hommes composant la garnison de la ville. Attaqué par un escadron de hussards, il parvient à les repousser. Le lendemain, Savary, à la tête de cinquante hommes et d'une bonne artillerie, marche contre le corps d’Usedom fort de trois mille hommes qui se rend presque sans combat.

De Wismar, Schulmeister s'empare, avec vingt-cinq hussards, de Rostock où il trouve dix-huit navires dans le port. La ruse, la séduction qu'il déploya dans d'autres cas semblables furent déterminantes, plus que la force brute. Il participe au siège de Dantzig et après la capitulation de la ville, il rejoint la Grande Armée pour la seconde campagne de Pologne. Il est sous le commandement de Savary à la bataille de Friedland où il est blessé (14 juin 1807).

Au lendemain de l'occupation de Königsberg, le 16 juin 1807, « Monsieur Charles », un nom qu'il affectionne même devant l'empereur, est nommé commissaire général, fonction qu'il remplit jusqu'au traité de Tilsit. À l'entrevue d'Erfurt (27 septembre-14 octobre 1808), il est chargé de la sécurité des deux souverains.

Après la reddition de Vienne, le 15 mai 1809, Andréossy, nouveau gouverneur de la ville, reçoit l'ordre de Napoléon de former « un comité de police, composé de trois membres, un de l'ancienne police, un Français et un autre, qu'on nommera ». Andréossy propose de nommer « M. Schulmeister commissaire général du comité de police ». Ainsi, le 18 mai 1809, la police lui en est une seconde fois confiée, tâche qu'il assume avec modestie, sagesse et talent.

À la paix de Vienne, il se retire officiellement à Strasbourg, mais continue ses activités secrètes par de fréquents voyages à l'étranger sous le couvert de ses affaires.

Sous la Première Restauration, il maintient ses contacts actifs et complote pour le retour de l'Empereur. Après le 20 mars 1815, il effectue encore des missions pour l'Empereur pendant les Cent-Jours. Mais cela lui vaut d'être remarqué par les puissances du Congrès de Vienne qui le mettent sous surveillance.

Au cours d'un de ses voyages, Blücher le fait arrêter par ruse, le 27 juillet 1815. Il est mis en prison pendant quelques mois mais l'instruction judiciaire dont il est l'objet est finalement abandonnée. Libéré en novembre 1815, il rentre à Paris et partage désormais son temps entre Paris, Strasbourg et la campagne.

Retiré des affaires publiques, il organise des fêtes somptueuses dans son domaine du Piple, à Boissy-Saint-Léger jusqu'en 1819, date à laquelle il vend son domaine à un banquier, le baron Jean-Conrad Hottinguer. Sa fortune lui permet d'être l'ami des nécessiteux et un commanditaire des Beaux-Arts. Mais sa fortune est léguée à ses filles et le solde dépensé quand il meurt le 8 mai 1853 : sa seule ressource était alors encore un débit de tabac strasbourgeois qu'il s'était fait attribuer. Sur ses vieux jours, il ressemblait à un notaire de campagne.

Après le coup d'État du 2 décembre 1851, alors que l'empereur Napoléon III effectue un voyage officiel en Alsace, Schulmeister, qui n'a pas demandé audience, a la surprise d'une visite personnelle de l'Empereur.

Il est enterré au cimetière Saint-Urbain de Strasbourg sans avoir été nommé chevalier de la Légion d'honneur qui lui faisait tant envie et que Napoléon lui refusa.

 

SCHULTZ Albert (1871-1953)

Sculpteur

lui aussi Strasbourgeois, d'un tempérament plutôt posé, partisan d'un art traditionnel, représentait l'ancienne école, se souciant de la beauté et de l'harmonie. Il créa de nombreux bustes et médaillons ; d'autres oeuvres connurent un grand succès : le Gaenseliesel (la jeune fille à l'oie) à l'Orangerie (1899), le Génie ailé du monument de Wissembourg, rappelant la bataille de 1870 (1909), en 1913­1914 les quatre saisons à la façade des Magasins Modernes à Strasbourg. A partir de 1919, Schultz enseigna à l'Ecole des Arts décoratifs.

 

SCHURE Edouard (1841-1929)

Ecrivain et historien folkloriste

Dans sa jeunesse, après les années d'études à Strasbourg, il séjourna en Allemagne (1862), fit la connaissance de Richard Wagner (1865) dont l'oeuvre l'influença fortement et apprit à bien connaître la littérature et la philosophie allemandes. Sa première oeuvre importante, L'Histoire du Lied ou La Chanson Populaire en Allemagne (1868) eut un grand retentissement. Peu d'années après, il publia le Drame musical, comprenant Richard Wagner, son oeuvre et son idée (1875), plus tard Les Grandes Légendes de l'Alsace (1884). Son oeuvre maîtresse est Les Grands Initiés, une histoire des religions, rédigée de 1884. à 1889, dans laquelle il décrit en une langue fine et belle les grandes religions du monde et montre l'importance de leurs fondateurs. Le livre d'un puissant souffle de spiritualité à une époque de matérialisme intense provoqua une véritable sensation, connut plus de cent éditions et fut traduit dans toutes les langues. Dans les années suivantes, Ed. Schuré publia : Les Grandes Légendes de France (1891), Sanctuaires d'Orient, Egypte, Grèce, Palestine (1898), le Théâtre de l'Ame avec plusieurs pièces dramatiques (1900­1905), Précurseurs et Révoltés (1904),. Femmes inspiratrices et Poètes annonciateurs (1908), L'évolution divine : du Sphinx au Christ (1912), Les Prophètes de la Renaissance (1920) et finalement Le Rêve d'une vie, confession d'un poète (1928). Schuré vécut à Paris, mais revint souvent en Alsace, à Barr ; il mourut en 1929.

 

SCHURER Mathias (1470-1519)

Imprimeur

L'imprimerie de Matthias Schürer eut également une bonne renommée. Né à Sélestat vers 1470, il fit ses études à l'école latine de la ville et acquit le grade de docteur-ès-arts à Cracovie. Il se fixa à Strasbourg dont il devint bourgeois en 1502 et ouvrit son imprimerie en 1508. Il publia principalement des auteurs classiques et les écrits des humanistes, avant tout d'Erasme de Rotterdam (70 éditions et 15 ouvrages d'Erasme). A peu près 200 publications sortirent de son imprimerie jusqu'à sa mort en 1519.

 

SCHUTZENBERGER Charles (1809-1881)

Professeur de médecine

Il entre comme élève à l'Hôpital militaire d'instruction de Strasbourg, mais donne sa démission très rapidement avant d'occuper le poste mis au concours d'aide de clinique à la Faculté de médecine. Il est reçu Docteur en médecine en 1832, professeur agrégé à la Faculté de Strasbourg en 1834, puis chef de clinique en 1835. Il est nommé professeur de « clinique médicale » en 1845.

« Pendant trente-cinq ans [...] , avec un zèle et un courage qui ne se sont jamais démentis, malgré les souffrances causées par une cruelle infirmité, il se donna tout entier à l'enseignement. Chercher de nouvelles méthodes pour mieux connaître ou mieux traiter les maladies, déterminer avec plus de précision les rapports qui peuvent relier entre eux des faits ou des phénomènes morbides incompris ou mal interprétés dans leur isolement, soumettre au contrôle expérimental les théories et les idées pratiques que chaque jour voit éclore, tel est le but qu'il s'était proposé.

Rappelons, en quelques mots, ce qu'il a fait pour l'atteindre. Tous les ans notre vénéré maître ouvrait son cours par une de ces allocutions magistrales qui, réunies et imprimées dans un volume intitulé : Fragments de philosophie médicale, résumants aujourd'hui les principes philosophiques et la méthode scientifique dont il ne s'est jamais départi et qu'il aimait à désigner sous e nom de rationalisme expérimental. Tous les matins, il s'appliquait au lit du malade ou dans son laboratoire d'anatomie pathologique, à former à la pratique ou à l'enseignement de la médecine les nombreux et fidèles disciples qui suivaient ses leçons.

C'est de sa clinique que sont sortis les premières recherches sur la spirométrie , sur la température dans les maladies, sur la syphilis cérébrale, sur la périostite phlegmoneuse, les premières observations cliniques et diagnostiques faites en France sur l'embolie. C'est sous la direction et la responsabilité du professeur Schützenberger , toujours prêt à accepter et à encourager les nouvelles méthodes thérapeutiques que fut faite la première opération d'ovariotomie (sic) [ovariectomie], et cette première tentative n'a peut-être pas été sans influence sur les beaux travaux et les éclatants succès du docteur Koeberlé.

Grâce à la collaboration du professeur Morel, la clinique de Schützenberger a réalisé, l'une des premières en France, l'association journalière des études cliniques et des recherches d'anatomie pathologique et histologique. [...]

Lorsque, après avoir en vain lutté pour maintenir à Strasbourg cette faculté alsacienne autonome, dernier souvenir des institutions françaises, Schützenberger fut contraint de renoncer à l'enseignement, il se retira à l'île Jars, mais ce fut pour y continuer de rendre service à ses concitoyens, à tous ses confères, les services les plus éminents et les plus désintéressés, pour se désavouer à l'Association des médecins d'Alsace-Lorraine, à la Société de médecine, à toutes les œuvres inspirées par des idées de progrès et de liberté »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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