Association pour la préservation et la conservation

du patrimoine culturel

et traditionnel

d' Erstein

 

 

 

 

 

Notre devise :

Conserver le passé,

dans le présent,

pour pouvoir le transmettre

au futur

 

 

 

 

 

 

Le premier site a été créé le

1er novembre 2012

par son webmestre

et propriétaire

Jean Louis Eschbach

sous la dénomination

Vieil-Erstein.fr

 

Il a été clos le

2018

avec 500 000 clics

à son actif.

 

Ce nouveaux site a été ouvert le

1er Janvier 2018

Il appartient désormais à l'association et est mis en oeuvre par :

 

Bernard DESCHLER

et

Jean Louis ESCHBACH

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ancien site Vieil-Erstein.fr

500 000  clics

 

+

clics

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COMMUNIQUES

 

 

 

sont

programmées

 les 3èmes mardi

de chaque mois

 

 

 

Les permanences de l'association

 

qui ont lieu de 19hoo à 20hoo   en la salle Conrath de la Maison des oeuvres et sont ouvertes à tous

 

 

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Les réunions

 du   comité

 

 

à 20h en la

salle Conrath

de la Maison

des Œuvres

 

 

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Association

Le Vieil Erstein

ùn rund um's Kanton

1 place de

l'Hôtel de Ville

67150  ERSTEIN 
 

 

Téléphone :

03 88 98 64 99

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P

 

 

 

PABST Camille-Alfred (1828-1898)

Peintre

né en 1828 à Heiteren, était d'abord avocat à Colmar (1851), mais, poussé par son goût de l'art, il se fit peintre, s'établit à Paris, et devint à son tour le peintre de l'Alsace, de la vie alsacienne, des moeurs et coutumes (par exemple La Mariée en Alsace, 1875). Il peignit par ailleurs des portraits d'hommes politiques, de ministres et députés de la 3°République. Pabst mourut à Paris en 1898.

 

 

Joseph-Charles-Théodore PARMENTIER

PARMENTIER Joseph-Charles-Théodore (1821-1910)

Militaire

né à Barr en 1821, sorti de Polytechnique, fut un magnifique exemple de volonté et de bravoure. Il eut une brillante conduite à la bataille de Froeschwiller (août 1870), fut fait prisonnier à Sedan, continua à servir son pays, devint général de division et mourut à Paris en 1910. Il resta profondément attaché à son pays natal où il avait passé toute sa jeunesse et se disait lui-même « un pur Alsacien ». La carrière de violoniste de Teresa Milanollo prend fin avec le concert du 16 avril 1857 qu'elle donne la veille de son mariage avec le capitaine du génie Joseph Charles Théodore Parmentier, à Malzéville. Elle l'avait rencontré lors des concerts qu'elle avait donnés en 1851 à Strasbourg. Théodore Parmentier qui terminera Général possédait une personnalité hors du commun : militaire, savant, poète, il était aussi un excellent musicien, compositeur et critique musical de la Revue et gazette musicale de Paris. Avec sa complicité, Teresa continue à jouer pour le cercle de leur connaissances et donne des concerts pour des œuvres de bienfaisance.

 

PAULI Jean (1455-1524)

Religieux

Jean Pauli, né à Thann en 1455, franciscain comme Murner, gardien du couvent des franciscains de Strasbourg de 1506 à 1510, mort au couvent de Thann vers 1530. D'un naturel plutôt jovial, il publia en 1522 un recueil d'anecdotes ou d'historiettes, Schimpf und Ernst qui eut beaucoup de succès. Il publia par ailleurs des fragments des sermons de Geiler, reproduits plus ou moins fidèlement, s'attachant surtout aux anecdotes, reprochant aux autres éditeurs de négliger le côté pittoresque (Evangelienbuch, 1515, Emeis, 1516, Brosiimlein, 1517).

 

Jean Georges PAULUS

PAULUS Jean Georges (1816-1898)

Militaire et compositeur

né le 5 août 1816 à Haguenau, commence très jeune une carrière militaire comme clarinettiste au 10e chasseurs à cheval. Parallèlement, il suit des cours au conservatoire de Paris où il obtient, en 1835, le premier prix de clarinette. Devenu chef de musique sur "La Belle Poule", il participe aux cérémonies du transfert des cendres de Napoléon, avant d'être nommé chef de musique du Prince de Joinville. En 1848, il rejoint la Garde de Paris. A cette époque-là, la fanfare se composait des douze trompettes du régiment de cavalerie disséminés dans les escadrons de marche qui n'étaient réunis que très occasionnellement à l'occasion de cérémonies. Paulus en fait une formation permanente, composée d'un trompette-major, 12 trompettes, 22 trompettes d'ordonnance, 5 trompettes cor, 3 trompettes contre-basse, 2 trompettes alto, 5 trompettes basse et 2 timbaliers.

La même année, l'administration préfectorale de Paris confie à la garde républicaine un lot de trente-six instruments pour la constitution d'une musique. La liste de ces instruments permet de supposer que ceux-ci ne sont pas destinés à la fanfare, mais bien à la création d'un nouvel orchestre d'harmonie. Celui-ci sera constitué petit à petit jusqu'à atteindre un effectif de 55 musiciens en 1852, année des débuts officiels de la nouvelle formation lors de la distribution des drapeaux au Champ de Mars. Le 4 août 1855, Jean-Georges Paulus est nommé à la tête de la "Musique de la Garde de Paris". Le 12 mars 1856, Napoléon III signe le décret officialisant l'existence de l'orchestre.

A partir de 1864, Paulus se consacre exclusivement à la direction de l'orchestre d'harmonie (c'est un autre alsacien, le brigadier-trompette Frédéric-Thomas Fillaire, qui prend alors la tête de la fanfare). Arrangeur, il adapte les œuvres symphoniques pour son orchestre à vent et, le 21 juillet 1867, la Musique de la Garde remporte son premier succès au concours international des musiques militaires au Grand Palais, à Paris, en interprétant l'ouverture d'Oberon et des extraits de Lohengrin.

Le 18 septembre 1870 la "Garde de Paris" devient "Garde Républicaine". La "Musique de la Garde Républicaine" devient ambassadrice culturelle de la République française et enchaîne les tournées (Londres en 1871, 25 concerts pour 70 jours de tournée à travers les Etats-Unis en 1872...). Partout, Paulus et ses "soldats artistes" remportent de vifs succès. Le 9 mars 1873, il prend sa retraite de chef de musique. C'est le compositeur et chef d'orchestre à l'opéra de Strasbourg, Adolphe Sellenick qui lui succède. Jean-Georges Paulus décède à Paris le 14 avril 1898.

 

Jacques PEIROTES

PEIROTES Jacques (1869--1935)

Journaliste et homme politique

né à Strasbourg en 1869 et mort à Lichtenberg en1935, est un homme politique socialiste français, maire de Strasbourg de 1919 à 19291 et député du Bas-Rhin de 1924 à 1932. fils d'un ouvrier menuisier travaillant à l'usine de locomotives de Graffenstaden. Dès 1900, il est rédacteur de la Freie Presse (la Presse libre) qui était un organe du Parti social-démocrate strasbourgeois qu'il avait rejoint en 1895. En 1902, il en devient directeur politique. En 1913 le journal tire à 9 500 exemplaires. Il entre au conseill municipal de Strasbourg en 1902 et est élu conseiller du canton sud du KreisStraßburg (Stadt) (arrondissement de Strasbourg-Ville) en 1903. Il est aussi député à la deuxième chambre du Landtag du Reichsland Elsaß-Lothringen de 1911 à 1918 et député de Colmar au Reichstag en 1912. Quand la guerre éclate, il est exilé par les autorités allemandes à Hanovre et paré du titre de Proscrit d'Alsace. Il fait publier Neutral oder Französisch (Neutre ou français). De retour à la fin de la guerre, il a l'habileté de neutraliser les comités de soldats et d'ouvriers. Il siège en tant que président de la Commission municipale de Strasbourg du 10 au 29 novembre 1918. Le 10 novembre 1918, il proclame la déchéance du Reich et l'avènement de la République française. Il demande aux autorités françaises de hâter l'arrivée des troupes qui mettront un terme aux troubles inspirés par le communisme de conseils.

 

PFEFFEL Christian Frédéric (1726-1807)

Avocat et diplomate

Christian-Frédéric Pfeffel (1726-1807), de Colmar, élève de Schoepflin, publia en 1754 un Abrégé chronologique de l'histoire du droit public de l'Allemagne, fort remarqué. D'abord conseiller d'ambassade à Dresde (Saxe), puis du duc de Palatinat-Deux­-Ponts, il devint en 1763 résident de ce dernier à la cour de Bavière, puis directeur de l'Académie de Munich. En 1768, le voici attaché au ministère des affaires étrangères françaises et ceci jusqu'en 1792. A la Révolution française, il retourna à Deux-Ponts et ne revint en France que sous le gouvernement consulaire ; il mourut en 1807.

 

PFEFFEL Théophile Conrad (1736-1809)

Poète et philosophe

de Colmar . Quoique aveugle à l'âge de 20 ans, il cultiva sans se lasser la poésie en allemand, composa de nombreux écrits et devint célèbre par ses Fables. Bon pédagogue, influencé par Pestalozzi, il fonda en 1771 une « Académie militaire » dans laquelle de nombreux jeunes protestants de différents pays reçurent leur éducation ; elle subsista jusqu'à la Révolution. De même, il anima la Société de lecture, fondée vers 1760, qui s'appelait ensuite la « Tabagie littéraire ». Autour du poète colmarien aveugle Th. Conrad Pfeffel les demoiselles de Berckheim formèrent une petite société d'émulation avec la devise « Unis pour devenir meilleurs » (dont faisaient partie Annette de Rathsamhausen, Amélie et Louise de Dietrich,Frédérique Pfeffel) dans laquelle elles développèrent admirable­ment les qualités du coeur et de l'esprit.

 

PFISTER Christian (1857-1933)

Professeur d'histoire

né à Beblenheim en 1857, quitta l'Alsace de bonne heure, passa sa thèse et devint par son énergie au travail, sa passion pour les études un érudit consciencieux et se distingua par la clarté de ses idées, de sorte qu'E. Lavisse le choisit comme collaborateur pour sa grande Histoire de France dans laquelle Pfister traita l'époque mérovingienne et carolingienne (1903). Professeur d'histoire à l'Université de Nancy en 1884, il rédigea l'ouvrage monumental de l'Histoire de Nancy en 3 volumes (1902-1909) et dirigea pendant de longues années les Annales de l'Est. L'histoire de l'Alsace le préoccupa également ; il lui consacra de nombreuses études, dont Le Duché mérovingien d'Alsace et la légende de sainte Odile (1892), les biographies de Schoepflin, de Schweighaeuser, de Rodolphe Reuss, d'autres travaux encore, réunis en 1927 en un volume intitulé Pages Alsaciennes. Revenu en Alsace en 1919, Pfister enseigna l'histoire médiévale à l'Université, devint Doyen de la Faculté des Lettres, en 1927 Recteur de l'Université de Strasbourg. En 1931, il prit sa retraite et s'éteignit en 1933.

 

PFLEGER Lucien (1876-1944)

Religieux et historien

né à Dachstein, devint, après ses études aux Universités de Stras­bourg, de Munich et de Munster en Westphalie, professeur au petit séminaire Saint-Etienne à Strasbourg. Travailleur acharné et très perspicace, il s'adonna à l'histoire religieuse, littéraire et culturelle et publia de nombreuses et bonnes études, surtout dans les Archives de l'Eglise d'Alsace, fondées en 1926 par Joseph Brauner. Ses ouvrages les plus importants concernent l'histoire de la prédication à Strasbourg et en Alsace au Moyen Age (Zur Geschichte des Predigtwesens in Strassburg vor Geiler von Kaysersberg, 1907, Beitreige zur Geschichte der Predigt u. des religiôsen Unterrichts im Elsass während des Mittelalters, 1918), une biographie du prédicateur de la cathédrale, l'abbé Mühe, l'histoire de la formation des paroisses et de l'organisation ecclésiastique en Alsace (Die elsässische Pfarrei, ihre Entstehung u. Entwicklung, 1936) et l'histoire religieuse de Strasbourg au Moyen Age(Kirchengeschichte der Stadt Strassburg im Mittel­alter, 1941). Lucien Pfleger compte parmi les meilleurs historiens religieux et peut être comparé à juste titre aux grands humanistes alsaciens du début du XVIe siècle.

 

PFLEGER Alfred (1879-1957)

Professeur d'histoire, journaliste et folkloriste

né à Dachstein, frère de Lucien et de Charles professeur à Strasbourg, fut remarquable par ses études d'histoire littéraire et de folklore, publiées notamment dans la revue Elsässland dont il était rédacteur (avec J. Lefftz) et autour de laquelle il savait grouper une bonne équipe de collaborateurs. Ainsi Elsässland devint la meilleure revue de l'Alsace entre les deux guerres. Lui-même publia, à côté de nombreuses études (voir la table des matières Die volkskun­dliche Ernte des Elsassland, 1941), Elsässische Weihnacht (avec J. Lefftz, 1931), Elsässische Goetheerinnerungen, Die Exlibris Henri Bachers. Il recueillit un ensemble de données historiques, folkloriques, littéraires dans la vallée de Munster, publié après sa mort dans deux annuaires de la société d'histoire sous le titre Das Talbuch (1966, 1967).

 

PFLEGER Charles (1883-1975)

Religieux et humaniste

le frère de Lucien, mérite d'être cité. Né à Dachstein en 1883, devenu prêtre en 1908, il déploya une activité des plus fécondes comme philosophe. Connu par son premier livre « A l'ombre du clocher » (1m Schatten des Kirchturms), 1932, il se fit remarquer en 1934 par son ouvrage Geister, die um Christus ringen dans lequel il passe en revue différentes personnalités et expose leur lutte avec le Christ. Cet ouvrage éveilla un profond écho dans le monde chrétien et fut traduit en de nombreuses langues ; l'auteur y fit surtout connaître des écrivains français au public allemand. Pendant la deuxième guerre mondiale, une autre publication servit de consolation au milieu du terrible cataclysme : Die Christozentrische Sehnsucht (1942). Dans la suite, entre 1950 et 1975 d'autres livres furent tous accueillis avec grande sympathie par un public international de plus en plus vaste. Ils firent de Charles Pfleger un des philosophes et des chercheurs de Dieu les plus célèbres (Kundschafter der Existenztiefe, Die reichen Tage, Nur das Mysterium trôstet, Glaubensrechenschafi eines alten Mannes et finalement Lebensausklang). Chanoine en 1948, chevalier de la Légion d'honneur, doctor honoris causa de l'Université de Fribourg, prélat de Sa Sainteté (1966), Charles Pfleger, entouré d'une immense vénération et appelé « un des princes dans le royaume de l'esprit », mourut en 1975.

 

Pierre PFLIMLIN

PFLIMLIN Pierre Eugène Jean (1907-2000)

Avocat et homme politiques

Diplômé en droit et en sciences politiques, il devint avocat en 1933 au barreau de Strasbourg. Jeune militant démocrate-chrétien, il est membre de l'Union populaire républicaine, le grand parti catholique alsacien. Il travailla au secrétariat général de la jeunesse, à Vichy, en 1941, puis fut nommé juge d'instruction à Thonon-les-Bains (de 1941 à 1944), et substitut du procureur de la république à Metz (en 1944). Il fut membre du MRP dès sa création en 1945 et en occupera la présidence de 1956 à 1959. Très souvent ministre durant la Quatrième République, notamment ministre de l'Agriculture dans huit gouvernements entre 1947 et 1951, sans compter des portefeuilles dans une grande partie des gouvernements s'étant succédé jusqu'en 1958 (commerce, l'Europe, la France d'outremer, les finances et les affaires économiques, etc.). Ses premières fonctions ministérielles furent celles de sous-secrétaire d'État au ministère de la Santé publique et de la Population (en 1946), puis de sous-secrétaire d'État à l'Économie nationale. Il fut l'avant-dernier Président du Conseil de la Quatrième République. Investi par l'Assemblée le 14 mai alors qu'un comité de salut public composé de civils et miltaires, présidé par le général Massu s'est constitué le 13 mai dans la soirée. Il démissionne deux semaines plus tard pour faciliter l'arrivée du général de Gaulle au pouvoir et occupe dans son gouvernement le poste de ministre d'État (1er juin 1958 - 8 janvier 1959). Il revint au gouvernement lors de la nomination de Georges Pompidou, comme ministre d'État, ministre de la coopération (15 avril-15 mai 1962), démissionnant prématurément au bout d'un mois avec les autres ministres issus du MRP, en raison de graves désaccords avec le général de Gaulle au sujet de la construction européenne. Il passe pour avoir été le premier maire catholique de Strasbourg de 1959 à 1983. Président du Parlement européen de 1984 à 1987, il se retire de la vie politique à la fin de sa présidence. Il a publié, en 1991, les Mémoires d'un Européen (Fayard). Il est décédé le le 27 juin 2000 à Strasbourg

 

PFLUG Johann Peter (1679-1754)

Architecte

né à Forchheim (Franconie) vers 1679, mort à Strasbourg en 1754, y oeuvra à partir de 1720 et devint architecte de la ville. Il y construisit l'hôtel d'Andlau dans la rue de la Nuée bleue puis, de 1730 à 1736, l'hôtel prestigieux du préteur royal de Klinglin, résidence de l'Intendant d'Alsace (palais du préfet actuel).

 

Marie Georges PICQUART

PICQUART Marie Georges (1854-1914)

Militaire

L'un des principaux artisans de la réhabilitation de capitaine Dreyfus..Marie-Georges Picquart est né le 6 septembre 1854 à Strasbourg. Deux ans plus tard, son père est nommé percepteur des contributions directes à Geudertheim où la famille résidera Six ans avant de revenir à Strasbourg. Picquart fait ses étude au lycée impérial (aujourd'hui Fustel de Coulanges) avant d'intégrer Saint-Cyr (dont il sortira cinquième) puis l'école d'état-major (il sera le deuxième de sa promotion).

En 1896, il est nommé à la tête du service de renseignements de l'armée. Il est alors le plus jeune lieutenant-colonel de l'armée française. L'une des principales missions qui lui est assignée est de renforcer le dossier contre Dreyfus afin de contrer les tentatives de révision du procès. Le hasard voulant que son adjoint, le commandant Henry (l'un des principaux accusateur de Dreyfus), soit en permission, c'est lui-même qui recueille les informations en provenance de l'ambassade d'Allemagne et c'est ainsi qu'il découvrira le document connu sous le nom de "petit bleu" qui va faire basculer l'affaire.

Ce document semble désigner assez clairement le commandant Esterhazy comme agent de l'Allemagne au sein de l'état-major français. Picquart prend des renseignement sur cet officier et découvre qu'il existe entre Henry et lui des liens étroits. Il se fait remettre son dossier et constate que l'écriture d'Esterhazy est en tout point conforme avec celle du fameux bordereau qui avait déclenché toute l'affaire. Il en informe sa hiérarchie qui lui ordonne de séparer les deux affaires : enquêter sur Esterhazy, soit, mais ne faire aucun lien avec Dreyfus.

Lorsque, le 10 novembre 1896, "Le Matin" publie à la une un fac-similé du "bordereau", Picquart est accusé de cette fuite. Il est aussitôt muté dans l'Est, puis en Algérie et, finalement, en Tunisie. Au cours d'une permission, il raconte son histoire à un ami qui la répétera au vice-président du Sénat, Scheurer-Kestner. Celui-ci mène alors sa propre enquête et ne tarde pas à être convaincu de l'innocence de Dreyfus. Picquart est rappelé à Paris où il lui sera reproché de porter atteinte à la respectabilité d'un officier français.

La publication d'une lettre du "respectable officier" dans "Le Figaro" ne laisse aucun doute sur le sentiment anti-français d'Esterhazy. Son procès s'ouvre le 10 janvier 1898. Esterhazy est acquitté et Picquart inculpé de faux et mis aux arrêts au mont Valérien. Deux jours après cet acquittement, Zola publie son célèbre "J'accuse". Et quand le nouveau ministre de la guerre, Carvaignac, présente devant les députés trois documents importants à ses yeux (dont une lettre nommant Dreyfus) pour confirmer la culpabilité de Dreyfus, Picquart écrit aussitôt au Président du Conseil pour en contester l'authenticité. Cavaignac, après avoir fait renvoyer Picquart en correctionnelle et proposer de le traduire devant la Haute Cour (avec Scheurer-Kestner et Zola), charge un officier de renseignements d'établir l'authenticité des documents contestés. Celui-ci ne peut que constater que la lettre accusant Dreyfus (ce que l'on appelle le "faux Henry") est un faux grossier.

Convoqué par le ministre, Henry (promu lieutenant-colonel entre temps) avoue avoir fabriqué la lettre. Envoyé à son tour au mont Valérien, il s'y suicidera le lendemain en se tranchant la gorge. Personne ne s'étonnera qu'un gaucher se donne la mort... de la main droite. Picquart sera réhabilité le même jour que Dreyfus, puis nommé général de brigade en 1906 avec effet rétroactif en 1903. Trois mois après sa promotion il devient ministre de la Guerre du gouvernement Clémenceau, poste qu'il occupera jusqu'en 1909. Il meurt le 18 janvier 1914, des suites d'une chute de cheval.

 

PIGALLE Jean Baptiste (1714-1785)

Sculpteur

créa entre 1755 et 1777 le fameux tombeau du maréchal Maurice de Saxe à l'église Saint-Thomas à Strasbourg.

 

Camille PLEYEL

PLEYEL Camille (1788-1855)

Facteur de piano et compositeur

né le 18 décembre 1788 à Strasbourg. Il est le fils aîné d'Ignace Pleyel, le maître de chapelle de la cathédrale de Strasbourg et compositeur, avec lequel il commence, très jeune, sa formation musicale.

En 1795, Ignace Pleyel quitte Strasbourg et s'installe à Paris où il ouvre une maison d'édition musicale. En 1802, il conçoit un nouveau modèle de piano dont il dépose le brevet en 1807 et, deux ans plus tard, fonde une manufacture de pianos.

En 1815, il s'associe avec son fils et la manufacture prend le nom de "Ignace Pleyel et Fils aîné". En 1824, Camille Pleyel prend seul la direction de l'entreprise. En 1829, il s'associe avec le pianiste et compositeur d'origine allemande, Frédéric Kalkbrenner. Leurs pianos sont alors réputés et utilisés par la plupart des grands solistes de l'époque, notamment Chopin.

Le 1er janvier 1830, Camille Pleyel inaugure sa première salle de concert, un salon de 150 places situé 9 rue Cadet dans le IXe arrondissement. Chopin y donnera sont premier concert parisien, le 26 février 1832. En 1838, il fait construire une salle de 500 places, 22 rue Rochechouart, à côté de la manufacture. C'est dans cette salle que Chopin donnera son dernier concert en 1848, que débuteront Camille Saint-Saëns, César Franck, Anton Rubinstein..., que seront créés les deuxième et cinquième concertos pour piano de Saint-Saëns, la Habanera, la Pavane pour une infante défunte et Jeux d'eau de Ravel... Parallèlement à ses activités commerciales et industrielles, Pleyel continue de composer. Il décède à Paris le 4 mai 1855. C'est alors son associé Auguste Wolff, gendre de Kalkbrenner et également compositeur, qui reprend la direction de la compagnie Pleyel.

 

POLLIO Symphorion (?-?)

Religieux

Symphorion Pollio (de son vrai nom Altbiesser), curé à Saint­-Etienne en 1513, se déclara d'abord adversaire de Zell et de la nouvelle doctrine, puis il épousa ses idées et se lia d'amitié avec lui. En 1521, il reçut la charge de prédicateur à la cathédrale. Il aida puissamment à introduire la Réforme à Strasbourg, mais ses discours trop violents et passionnés lui causèrent de nombreuses inimitiés. On ne connaît ni l'année de sa naissance, ni celle de sa mort.

 

de POUYDRAGUIN Louis-Marie-Gaston-Armaud (1862-1949)

Militaire

originaire de Sélestat, se distingua remarquablement au cours de là première guerre mondiale comme commandant de la 47e Division de chasseurs. Il prit l'offensive dans la vallée de Munster, repoussa les Allemands de la crête des Hautes-Vosges et s'empara de Metzeral. Général de Division et commandeur de la Légion d'honneur il entra en 1918 à Mulhouse à la tête du 18e Corps d'armée, devint gouverneur militaire de Strasbourg de 1921 à 1923. Son livre, La bataille des Hautes-Vosges (Paris 1937) maintient vivant le souvenir de ce brillant officier.

 

 

Q

 

 

 

 

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RAESS André (1794-1887)

Religieux et homme politique

fils d'un vigneron de Sigolsheim, né en 1794, En 1840, il devint coadjuteur de l'évêque de Strasbourg et évêque en 1842. Auparavant, attiré à Mayence par Mgr. Colmar, il enseigna au séminaire de 1816 à 1830 et y développa une grande activité.

D'une force étonnante de travail, grand organisateur, écrivain fécond et habile diplomate, il eut une action extrêmement profonde sur le catholicisme allemand. Avec des collaborateurs il publia de nombreux volumes d'histoire religieuse, fit connaître aux Allemands les écrits religieux français, publia en 13 volumes l'histoire des conversions au catholicisme (Die Convertiten), fonda en 1821 la revue Der Katholik qui eut une forte influence sur le catholicisme allemand.

Proposé pour l'évêché de Mayence, le gouvernement hessois refusa. Raess revint alors à Strasbourg. A partir de 1842, il administra l'évêché pendant plus de quarante années et développa constamment une activité infatigable. Après la défaite de 1870-1871, il fut élu député au « Reichstag » et mourut à 93 ans en 1887.

 

Jean RAPP

RAPP Jean (1771-1821)

Militaire

de Colmar, né en 1771, d'abord simple dragon, se distingua à plusieurs reprises, passa officier en 1794, colonel par ses exploits pendant la campagne d'Egypte, officier d'ordon­nance de Napoléon après la mort de Desaix à Marengo (1800). L'empereur le fit général et comte de l'Empire, titres bien mérités pour sa bravoure intrépide et son dévouement (il fut blessé plus de vingt fois).

Il se distingua brillamment à la bataille d'Austerlitz (1805) et prit part à toutes les batailles de l'Empire. Lors de la retraite de Russie, Napoléon lui confia la défense de Dantzig dont il avait été gouverneur auparavant. Ce n'est qu'après une année de siège que Rapp se rendit (1813-1814). Lors des Cent Jours, Napoléon lui donna encore le commande­ment de l'armée du Rhin pour couvrir l'Alsace (1815). Malmené par ses blessures et fatigues, Rapp mourut à 50 ans (1821).

 

RASSER Jean (?-1595)

Religieux

Jean Rasser, originaire d'Ensisheim (né dans la première moitié du XVIe' siècle) et curé de la ville, développa un grand zèle pour la formation de la jeunesse, créa un collège ou un séminaire en 1551, favorisé grandement par l'archiduc Maximilien Rasser composa et fit jouer des pièces de théâtre en latin ; ses sermons en allemand furent égalemnt publiés ; il mourut vers 1595.

 

de RATHSAMHAUSEN Annette (1771-1824)

Ecrivain et philosophe

Annette de Rathsamhausen, Madame de Gérando, née en 1771 à Grussenheim, fille du baron Léopold-Eberhard de Rathsamhausen-Ehenweyer. En 1798, elle épousa le baron de Gérando, philosophe, plus tard conseiller d'Etat et pair de France. Elle était une femme incomparable, d'un esprit supérieur, spirituelle et de talents remarquables. Dans la haute société parisienne elle jouissait d'une grande estime et provoquait l'admiration par sa conversa­tion. Elle aussi écrivit des Lettres empreintes d'un profond sentiment moral ; l'amitié, l'amour conjugal, l'amour maternel les caractérisent. Elle mourut en 1824, âgée de 50 ans seulement.

 

RATISBONNE Théodore (1802-1884)

Religieux

né à Strasbourg en 1802, avocat, d'origine juive, se convertit sous l'influence de Bautain au catholicisme, devint prêtre en 1830, suivit Bautain à Paris et y créa en 1842 la Congrégation de Notre-Dame de Sion pour la conversion des juifs et surtout pour l'éducation chrétienne des jeunes filles ; elle eut un grand succès. Ratisbonne mourut en 1884.

 

Napoléon Henri REBER

REBER Napoléon Henri (1807-1880)

Professeur de musique

né à Mulhouse le 21 octobre 1807. Après des études au Conservatoire de Paris avec Anton Reicha et Jean-François Lesueur, il se fait rapidement connaître (et reconnaître) par ses oeuvres, essentiellement de musique de chambre et de mélodies mais également, entre autres, quatre symphonies, un ballet (Le diable amoureux), une cantate (Roland) et quatre opéras-comiques : "La Nuit de Noël ou l'anniversaire" en 3 actes sur un livret d'Eugène Scribe créé à l'Opéra-Comique le 9 février 1848, "Le père gaillard" en 3 actes sur un livret de Thomas Sauvage créé le 7 septembre 1852, "Les papillotes de Monsieur Benoist" en 1 acte sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré créé le 28 décembre 1853 et "Les Dames capitaines" en 3 actes sur un livret de Mélesville créé le 3 juin 1857. Deux de ses oeuvres lyriques restent inédites : "Naïm ou les Maures en Espagne", grand opéra en 5 actes et "Le Ménétrier à la cour", un opéra comique.

En 1851 il est nommé professeur d'harmonie au Conservatoire de Paris avant de succéder à Halévy (le compositeur de "La Juive") à la tête de la classe de composition en 1862 puis d'être nommé inspecteur du Conservatoire en 1871. En 1853 il est élu à l'Académie des Beaux Arts contre Berlioz (il occupait le fauteuil V, où l'avait précédé Chérubini et qui reviendra à Saint-Saëns à son décès).

Il décède à Paris le 24 novembre 1880 et est enterré au cimetière du Père Lachaise. Si son œuvre est tombée dans l'oubli, son traité d'harmonie a été régulièrement réédité. On lui doit également l'orchestration de la "Marche Funèbre" de Chopin, interprétée à l'occasion de l'enterrement de Chopin, lui-même et réguilèrement jouée.

Parmi les élèves de Reber figuraient, entre autres, Pablo de Sarasate, Wladyslaw Zelenski, Benjamin Godard et Jules Massenet qui écrivait à son propos : «J'allai dans la classe d'Henri Reber, de l'Institut. C'était un musicien exquis et délicat, de la race des maîtres du dix-huitième siècle. Sa musique en dégageait tout le parfum.» (Massenet sera, à son tour, professeur au Conservatoire et aura pour élève Charles Koechlin, membre de la célèbre famille d'industriels mulhousiens à laquelle appartenait également Maurice Koechlin, concepteur de la structure de la tour Eiffel).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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