Association pour la préservation et la conservation

du patrimoine culturel

et traditionnel

d' Erstein

 

 

 

 

 

Notre devise :

Conserver le passé,

dans le présent,

pour pouvoir le transmettre

au futur

 

 

 

 

 

 

Le premier site a été créé le

1er novembre 2012

par son webmestre

et propriétaire

Jean Louis Eschbach

sous la dénomination

Vieil-Erstein.fr

 

Il a été clos le

1 / 7 / 2018

avec 600 000 clics

à son actif.

 

Ce nouveaux site a été ouvert le

1er Janvier 2018

Il appartient désormais à l'association et est mis en oeuvre par :

 

Bernard DESCHLER

et

Jean Louis ESCHBACH

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ancien site Vieil-Erstein.fr

600 000  clics

 

+

clics

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COMMUNIQUES

 

 

 

sont

programmées

 les 3èmes mardi

de chaque mois

 

 

 

Les permanences de l'association

 

qui ont lieu de 19hoo à 20hoo   en la salle Conrath de la Maison des oeuvres et sont ouvertes à tous

 

 

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Les réunions

 du   comité

 

 

à 20h en la

salle Conrath

de la Maison

des Œuvres

 

 

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Association

Le Vieil Erstein

ùn rund um's Kanton

1 place de

l'Hôtel de Ville

67150  ERSTEIN 
 

 

Téléphone :

03 88 98 64 99

 ou 

06 86 56 40 68

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LIBLIN Joseph (1811-1899)

Ecrivain et journaliste

né à Colmar en 1811, publia un certain nombre de chroniques, surtout celle des Dominicains de Colmar (avec Ch. Gérard) en 1854, rédigea une Chronique de Colmar de l'an 58 à l'an 1400 (1867-1868), sortit les oeuvres inédites de Grandidier en 5 volumes (1865-1868). Son plus grand mérite est d'avoir redonné vie à la Revue d'Alsace en 1850 (elle avait eu des débuts difficiles en 1836). En 1871, Liblin quitta Colmar, s'installa d'abord à Belfort, puis à Neuilly-sur-Seine, tout en continuant à faire vivre la revue. Il décéda en 1899.

 

LICHTENBERGER Frédéric-Auguste (1832-1899)

Professeur de théologie

Il était le plus jeune de cette belle lignée de théologiens et écrivains protestants. Né à Strasbourg en 1832, il devint professeur de théologie au Séminaire et à la Faculté protestante de 1864 à 1872. Il publia ses Sermons dès 1867. Mais après la guerre de 1870-1871, il quitta l'Alsace et fonda en 1873 à Paris l'Ecole libre des Sciences religieuses, incorporée en 1877 à la Sorbonne comme Faculté. La même année, il devint professeur de théologie à. la Faculté de Paris, et en 1882 son Doyen. Il publia L'Histoire des idées religieuses en Allemagne depuis le milieu du XVIIIe siècle jusqu'à nos jours en 3 volumes (1873). Il dota en particulier le protestantisme français d'une Encyclopédie des Sciences reli­gieuses (13 volumes, Paris 1877-1882), vrai travail de bénédictin, dont il rédigea de très nombreux articles. Lichten­berger mourut à Paris en 1899.

 

LICHTENBERGER Henri (1864-1941)

Germaniste

né à Mulhouse (1864-1941), fut un des meilleurs germanistes à la fin du XIXe siècle. Professeur à la

Sorbonne, il publia des études importantes sur l'Allemagne, sur Nietzsche et Richard Wagner (1898), sur Heine, sur Goethe, L'Histoire de la langue allemande (dès 1895) et L'Allemagne moderne, son évolution (1907).

 

LICHTENBERGER André (1870-1940)

Ecrivain

son frère né à Strasbourg en 1870, poète et romancier connu et aimé, laissa des récits charmants et d'une grande délicatesse et finesse. Il se pencha particulièrement sur la psychologie enfantine : Mon petit Trott (1898) récolta un grand succès, de même La petite soeur de Trott, Petite Madame (1912). Il publia encore de nombreux romans témoignant tous de cette exquise délicatesse. Il décéda en 1940.

 

LIEBERMANN Bruno-François-Léopold (1759-1844)

Religieux

né à Molsheim en 1759, professeur au Séminaire de Strasbourg et prédicateur à la cathédrale avant la Révolution, très lié avec Mgr. Colmar, il le suivit à Mayence où il devint l'organisateur du séminaire épiscopal et professeur. En 1840, il publia les Institutiones theologicae en 6 volumes, pendant des dizaines d'années le manuel de théologie des séminaristes allemands. Il refusa l'évêché de Metz, mais accepta de devenir vicaire général à Strasbourg en 1824. Il décéda en 1844.

 

Père Marie Paul LIEBERMANN

LIEBERMANN Marie-Paul-François (1803-1852)

Religieux

lui aussi d'origine juive, né à Saverne en 1803, où son père était rabbin, se convertit à Paris, s'occupa de l'évangélisation des nègres et fonda en 1841 la Congrégation des Pères du Saint-Esprit pour la formation de missionnaires dans les pays païens. Il mourut à Paris en 1852 ; à cause de sa piété et de son ardeur religieuse, l'Eglise l'a déclaré « vénérable ».

 

LIENHARD Friedrich (1865-1929)

Ecrivain

né en 1865 à Rothbach. Après des oeuvres de jeunesse, comme Wasgaufahrten et Lieder eines Elsässers, il devint le principal représentant du courant idéaliste en Allemagne, en voulant un retour de la littérature à l'époque classique de Goethe et de Schiller et publia en 6 volumes Wege nach Weimar. Son roman Oberlin (1910) a connu plus de cent éditions et a valu la célébrité à son auteur. Lienhard, qui dès avant la première guerre s'était établi en Thuringe, est resté en Allemagne où il mourut en 1929.

 

LIX Antoinette (1839-1909)

Militaire et infirmière

née à Colmar le 31 mai 1839. Antoinette n'a que 5 ans lorsque sa mère meurt. Son père, aubergiste mais qui avait jadis servi dans la cavalerie, décèle rapidement son côté garçon manqué et un caractère bien plus affirmé que son frère, pourtant plus âgé de six qu'elle. Il lui enseigne donc ce qu'il connaît : l'escrime, le maniement des armes et l'équitation. Pour couronner le tout, il la surnomme Tony ! Face à la désapprobation de son entourage, il se résous à lui donner une éducation plus conforme à la norme et la fait admettre, à 11 ans, comme pensionnaire à l'institution des Sœurs de la Divine Providence de Ribeauvillé.

Le changement de vie est radical, mais elle obtient néanmoins, à 17 ans, son brevet et sa licence d'institutrice. La Mère Supérieure la présente alors à la famille Lubianski, des nobles polonais qui cherchaient une préceptrice française. Elle est engagée et part pour le château de Sycz, en Pologne, où, pendant sept ans, aux côtés d'une institutrice anglaise et d'une allemande, elle s'occupe de l'éducation des enfants tout en renouant avec ses habitudes sportives, particulièrement l'équitation.

Le 22 janvier 1863, des troubles éclatent à Varsovie. Alors que les deux autres institutrices rentrent dans leurs pays, Antoinette choisit de rester : son père étant mort des suites d'une chute de cheval quelques années plus tôt, elle ne voyait aucune raison de partir. La situation devenant de plus en plus en plus critique, le comte Lubianski se voit contraint à l'exil.

C'est alors que le destin d'Antoinette va basculer. Un soir, un messager arrive, au château. Il allait prévenir le général Boncza, ami des Lubianski dont le campement se trouvait à proximité, que les Russes s'apprêtaient à l'attaquer quand son cheval, épuisé, s'est écroulé sous lui. Antoinette, ne sachant si elle pouvait se fier à un serviteur, s'habille en homme, selle un cheval et va porter elle-même le message. Elle arrive trop tard, l'attaque a commencé et le général est grièvement blessé. Elle s'empare alors d'un sabre et galvanise la petite troupe qui, sous sa conduite, met l'ennemi en fuite. Le général Boncza, mourant, demande à voir "le jeune homme" à l'origine de cet exploit. Elle déclare se prénommer Michael et le général lui confie alors le commandement de sa troupe.

Quelques temps plus tard, ne pouvant reprendre tout de suite le service actif à la suite d'une blessure à la jambe, elle se rend en France en mission pour le Comité Central polonais. Elle reviendra en Pologne avec un passeport au nom de Michel Lix. Son unité ayant été dispersée, elle s'enrôle comme simple soldat, puis est nommé maréchal des logis traducteur auprès d'un officier français. Pour avoir enlevé un drapeau à l'ennemi, elle est promue sous-lieutenant, puis lieutenant des uhlans. Quelques semaines plus tard, au cours d'une patrouille, elle est capturée par les Russes : grâce à son passeport français, elle a la vie sauve et est expulsée en Prusse. Elle rejoint la famille Lubianski qu'elle accompagne à Dresde. Là, elle suit des cours de médecine et obtient son diplôme d'infirmière.

En 1865, elle rentre en Alsace où elle travaille quelque temps dans une maison de commerce comme correspondancière en langues étrangères (elle parle l'anglais et le polonais). L'année suivante, comme une épidémie de choléra sévit dans le Nord, elle se rend à Lille pour aider à soigner les malades.

A son retour, épuisée et affaiblie, elle suit les conseils des médecins et part se reposer aux Trois-Epis. Grâce à l'intervention de l'épouse du ministre de l'Intérieur, rencontrée lors d'un séjour à Paris, elle est nommé, le 16 mars 1869, receveuse des Postes du bureau de Lamarche, dans les Vosges. Lorsqu'éclate la guerre, en 1870, ne pouvant entrer dans l'armée régulière, elle rejoint les francs-tireurs où elle retrouve son grade de lieutenant. Son héroïsme lui vaudra une citation, mais, lorsque les francs-tireurs seront intégrés dans l'armée des Vosges commandée par Garibaldi, elle démissionne ne voulant servir sous les ordres de celui qui avait combattu contre les états pontificaux !

Elle rejoint alors le corps des ambulances. La paix revenue, elle retourne à son bureau de poste de Lamarches où elle s'occupe également des malades et des exclus. Une dizaine d'années plus tard, malade, elle abandonne le bureau de poste et obtient les bénéfice d'un débit de tabac à Bordeaux. Elle-même séjourne alors à Paris, où elle réside un temps au couvent des sœurs de Notre-Dame-de-Sion. Elle travaille à des traductions et écrit quatre romans à caractère patriotique : "Tout pour la Patrie" (1884), "Les neveux de la chanoinesse" (1886), "Jeunes brutions et vieux grognards (1889) et "A Paris et en province" (1889). En 1898, elle entre à l'hospice de Saint-Nicolas-du-Port où elle décède le 14 janvier 1909.

 

LIX Frédéric-Théodore (1830-1897)

Peintre

né à Strasbourg en 1830, fréquenta l'atelier de Drolling comme plusieurs de ses camarades. Il mourut à Paris en 1897. Il a été avant tout illustrateur de sujets d'histoire et de scènes populaires et collabora par ses dessins à de nombreuses revues parisiennes (le Monde illustré, l'Illustration, Le Musée des Familles).

 

LOBSTEIN Jean-Frédéric (1736-1829)

Professeur de médecine et de chirurgie

né en 1736 à Lampertheim, fut professeur d'anatomie et de chirurgie, enseignant avec grand succès, de sorte que les étudiants accouraient aussi bien de la France que de l'Allemagne ; le jeune Goethe suivit ses cours. Doyen de la Faculté de médecine à de nombreuses reprises et deux fois Recteur de l'Université, il mourut en 1784.

 

LOBSTEIN Jean-Georges-Christian-Frédéric-Martin (1777-­1835)

Professeur de médecine

le neveu de Jean Frédéric se distingua jeune encore par son habileté chirurgicale ; il devint chef des travaux anatomiques en 1799, médecin-chef et professeur de l'Ecole d'accouchement en 1806. Pendant de longues années, il occupa la chaire d'anatomie pathologique et à partir de 1821 celle de professeur de clinique interne. Il rédigea un grand nombre de mémoires savants et laissa des ouvrages inachevés, surtout une Anatomie pathologique, dont la publica­tion avait commencé en 1829

 

LOBSTEIN Paul (1850-1922)

Professeur de théologie

de la famille des médecins strasbourgeois (1850-1922), chargé à partir de 1877 des cours de dogmatique à l'Université de Strasbourg, devint professeur titulaire et le resta de 1885 à 1915. Il enseigna avec une rigoureuse probité scientifique la dogmatique, la morale, le Nouveau Testament, ainsi que l'histoire de la théologie moderne. Il eut beaucoup de succès, refusa une chaire à l'Université de Heidelberg, voulant rester à Strasbourg.

En 1915, il prit sa retraite. Il enseigna en allemand, écrivit en français et publia à partir de 1883 des études approfondies, notamment dans la Revue de théologie et de philosophie de Lausanne, comme La Notion de la Préexistence du Fils de Dieu, Etudes sur la méthode de la Dogmatique protestante, La Doctrine de la Sainte Cène, Le dogme de la Naissance miraculeuse du Christ, La Foi en la résurrection de Jésus-Christ, La Christologie traditionnelle et la foi protestante, Etudes sur la Doctrine chrétienne de Dieu. Quand en 1918 l'Alsace redevint française, Lobstein retira sa démission de professeur et revêtit la dignité de Doyen de la Faculé de Théologie protestante, après avoir pris une part active à sa réorganisation. Il mourut en 1922.

 

LOUTHERBOURG Philippe J. (1740-1812)

Peintre

d'un tempérament fougueux partit pour Londres, devint en 1780 membre de l'Académie royale et se distingua par des paysages avec animaux et ciels tourmentés, par des marines et des scènes de genre.

 

LOUX Henri  (1873-1907)

Peintre

Son père est originaire de Fouday, ce qui explique le nom. Instituteur, il est nommé à Auenheim et épouse Frédérique Wolff, fille du maire de Rountzenheim, un village voisin. Henri y naît le 20 février 1873 mais grandit à Sessenheim où son père est nommé directeur d'école. dessinateur et artiste charmant qui a su rendre avec réalisme et tout de même d'une façon touchante et poétique de multiples scènes campagnardes dans le service de table appelé « Obernai », réalisé par la faïencerie de Sarreguemines (vers 1900).

A 17 ans, il entre à l'école des Arts Décoratifs de Strasbourg puis, 3 ans plus tard, à l'académie des Beaux-Arts de Munich. A son retour, il commence une carrière d'illustrateur : il réalise entre autre la brochure " Vins et coteaux d'Alsace" distribuée lors de l'Exposition Universelle de Paris en 1900, des affiches, des menus, des étiquettes de vin... Mais le travail qui va assurer sa postérité, il le doit à un hasard.

Autre artiste alsacien réputé, Charles Spindler, n'a pas le temps d'assurer une commande faite par une faïencerie. C'est donc vers Henri Loux que celle-ci se tourne pour créer les décors de ses services alsaciens. Ce décor "Obernai" fait aujourd'hui partie intégrante de l'image de notre région. Ce sont de véritables petits chefs-d'oeuvre. Toute la vie alsacienne y revit avec les petites villes et les villages, les jolies Alsaciennes, les garçons, les pâtres, les colporteurs, etc. Ces céramiques connurent une très grande popularité. Malheureuse­ment l'artiste devait être emporté par la tuberculose à l'âge de 34 ans (1907).

 

LUCIUS Ernest (1852-1902)

Professeur de théologie

né à Ernolsheim en 1852, prit la place de Charles Schmidt à partir de 1883, devint professeur titulaire pour l'histoire ecclésiastique et le resta jusqu'à sa mort en 1902. Il acquit une grande renommée comme théologien, s'occupa plus spécialement de l'histoire de l'Eglise en Alsace, mais une mort prématurée ne lui permit pas de publier tous ses travaux. Lucius était un des rares professeurs en activité à l'Université de Strasbourg à maintenir la tradition alsacienne au sein de l'Université allemande, de concert avec son ami Paul Lobstein.

 

 

 

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MACKAU Auguste-René-Armand (1778-1856)

Militaire et homme politique

Baron, de vieille famille strasbourgeoise, qui entra à 17 ans dans la marine, se distingua comme lieutenant de vaisseau (1811), devint capitaine de frégate à 24 ans en 1812 ; il fit ensuite une carrière rapide : capitaine de vaisseau en 1819, contre-amiral en 1825, vice-amiral en 1837, amiral de France en 1847. Pair de France en 1841, il revêtit la charge de ministre de la guerre pendant quatre ans à partir de 1843. Sénateur en 1852, il mourut peu après.

 

MAGES Joseph (1728-1769)

Peintre

né en 1728 à Imst (Tyrol), mort en 1769, peignit des fresques à Ebersmunster, en particulier celle de l'Assomption de Marie (1759)

 

Marcel MANGEL dit le mime Marceau

MANGEL Marcel dit le mime Marceau (1923-2007)

Acteur et mime

né le 22 mars 1923 à Strasbourg et mort le 22 septembre 2007 à Cahors. Il a connu une célébrité internationale avec son personnage silencieux de Bip, créé en 1947 Après avoir fréquenté l'École nationale des arts décoratifs de Limoges, qui lui laisse le goût du dessin et de la peinture qu'il pratique régulièrement, Marcel Marceau devient l'élève de Charles Dullin, de Jean-Louis Barrault et d'Étienne Decroux, qui établit la « grammaire » de l'art du mime qu'il appelait la « statuaire mobile ». Son art du mime ou plutôt du « mimodrame » consiste à donner forme à ses pensées (tragiques) au travers des gestes. « La parole n'est pas nécessaire pour exprimer ce qu'on a sur le cœur ».

Le 22 mars 1947, jour du 24e anniversaire de l'artiste, sort de l'ombre des coulisses un drôle de personnage, pierrot lunaire, « hurluberlu blafard » à l'œil charbonneux et à la bouche déchirée d'un trait rouge, un drôle de haut-de-forme sur la tête, une fleur rouge tremblotante servant de panache à ce Don Quichotte dégingandé partant en croisade contre les moulins à vent de l'existence : Bip était né, aussi indissociable de Marcel Marceau que le personnage Charlot de Chaplin. Bip est un être sensible et poétique, inspiré de Deburau, de Charlie Chaplin et du personnage de Pip du roman Les Grandes Espérances de Charles Dickens qui lui permet d'explorer la vie et la société moderne et de mettre en lumière leur côté tragique. « Bip est un personnage intemporel, tout en étant proche de mes rêves d'enfants. Il se cogne à la vie qui est à la fois un grand cirque et un grand mystère, et j'aime à dire qu'il finit toujours vaincu, mais toujours vainqueur... Il est tout ensemble l'homme de la rue, un vagabond du quotidien et l'homme universel affrontant le tragi-comique de l'existence... Il est l'homme tout simplement, se montrant dans la nudité et la fragilité de son être.».

Éternellement vêtu d'un pantalon blanc, d'une marinière et d'un caraco gris, le mime Marceau devient au fil des années un des artistes français les plus connus dans le monde. Ses tournées aux États-Unis, notamment, créent une vraie révolution théâtrale dans les années 1950, avec particulièrement son mouvement de la « marche contre le vent », à l'origine du moonwalk de Michael Jackson. connus dans le monde.

 

MARCHAI Charles-François (1826-1877)

Peintre

né à Paris en 1826, qui s'installa à Bouxwiller et fut un grand admirateur et un parfait connaisseur de l'Alsace. Il laissa de charmants tableaux de genre bien connus : Cabaret à Bouxwiller, la Foire aux servantes, Chant des jeunes filles le soir, des tableaux empreints d'une grande poésie. Après 1870, il quitta le pays et mourut prématurément en 1877.

 

Marthe et Mathilde

est un récit biographique écrit par la journaliste

Pascale Hugues,

 

Petite-fille des deux héroïnes, qui a en particulier travaillé pour le journal Libération et est correspondante de l'hebdomadaire Le Point à Berlin. Son intérêt réside dans le fait qu'à travers la vie de Marthe et de Mathilde, il témoigne de l'histoire mouvementée de l'Alsace pendant une centaine d'années entre la fin du XIXe siècle et la fin du XXe siècle puisqu'elles sont mortes toutes les deux en 2001, presque centenaires.

 

Présentation

Elles s'appelaient Marthe et Mathilde, nées la même année, ont connu l'Alsace d'avant la Première guerre mondiale, sont devenues inséparables, la Française Marthe et l'Allemande Mathilde. Deux destins qui n'auraient pourtant jamais dû se rencontrer vont en grande partie se confondre pour devenir une espèce de symbole de cette réconciliation improbables entre deux peuples ennemis. Le destin qu'elles ont connu rejoint la tragédie d'une Alsace écartelée entre deux états, lot commun de ses habitants, mais il est aussi particulier, exemplaire d'une amitié indéfectible entre une Française et une Allemande qui allait aboutir au mariage de Pierre, le fils aîné de Marthe, avec Yvette la fille cadette de Mathilde, dont la fille Pascale témoigne de leur long chemin vers des relations enfin apaisées entre des nations qui allaient elles-aussi constituer un nouveau couple : le couple franco-allemand.

Marthe Réling et Mathilde Goerke, deux amies alsaciennes prises malgré elles dans une époque tourmentée, dans cette région déchirée par les guerres, écartelée entre la France et l'Allemagne. Leur histoire, c'est l'histoire de l'Alsace entre leur naissance en 1902 et leur décès en 2001. Elles vont vivre comme leurs compatriotes, douloureusement les problèmes d'identité et de migration des populations et ce retournement inespéré de l'Histoire après la seconde guerre mondiale.

 

Au temps de l'Alsace annexée

« Le 18 novembre 1918, Colmar change de couleur. La ville est tricolore. » Marthe Réling en costume d'Alsacienne prend place dans la haie d'honneur qui accueille les poilus. Mathilde Goerke, dont le père est allemand, reste cloîtrée dans sa chambre. Pour les Alsaciens, c'est la fête le temps des commémorations, vite rattrapé par la réalité : après presque 50 ans de germanisation, les Alsaciens ne connaissent plus guère la langue française. Mathilde elle, se sait exclue de la fête, son père Karl-Georg reste enfermé dans son bureau, soucieux de son avenir et de celui de sa famille. Les Alsaciens veulent oublier la 'parenthèse' allemande, même le développement économique et l'autonomie interne. Maurice Barrès en rajoute : « L'amour de la France et la haine de la Prusse brûlent ici d'une ardeur égale ». On les appelle les Altdeutschen ces Allemands venus s'installer en Alsace après l'annexion et qui vont être pour la plupart renvoyés dans leur pays en 1918-19. Les expulsions donnent lieu à des situations dramatiques. Rola Deine l'amie de Mathilde est expulsée en plein hiver. L'association des Allemands expulsés lance un appel pathétique au président Wilson, appel qui restera sans effet. Pour la famille Goerke, comme pour les autres familles allemandes qui sont restées, ce sont des années de vache maigre, chômage, mise à l'index sont leur lot quotidien. La discrimination officielle se voit dans l'attribution de quatre sortes de cartes d'identité, selon le degré de 'francité', notée de A à D. Les Réling, Marthe et Alice sa mère, ont une carte A alors Que les Goerke, Mathilde et son père, ont une carte D et la mère qui est belge, une carte C. Une politique de discrimination qui casse les familles. La République classe ses enfants : « les légitimes, les tolérés, les adoptés et les 'Boches'. Georgette la sœur de Mathilde, est restée à Berlin où elle est institutrice. L'année 1918 à Berlin est terrible, surtout dans le quartier ouvrier d'Adlershof où elle demeure. Aux restrictions, à l'absence du nécessaire pour la population, qui montre bien que l'Allemagne était à bout de forces, s'ajoute l'anarchie politique, l'émergence d'une extrême gauche qui veut prendre le pouvoir et crée dans les villes des conseils ouvriers.

 

L'entre-deux-guerres

Georgette Goerke vit ces événements avec passion, aide comme elle peut les plus pauvres de son quartier. L'empereur Guillaume II a beau avoir abdiqué, rien ne semble pouvoir ramener l'ordre. Il faudra l'assassinat le 15 janvier 1919 de Rosa Luxembourg et Karl Liebknecht et une féroce répression militaire pour qu'une république faible et divisée puisse voir le jour. Pour Mathilde, adieu le beau lycée de la Höhere Mädchenschule rebaptisée lycée Camille Sée, près de la statue d'Auguste Bartholdi, un enfant de Colmar. Elle est renvoyée, « pas de Boches chez nous » tonne la directrice. Georgette Goerke vit les jours tumultueux de Berlin quand le général Wolfgang Kapp fomente un coup d'état au printemps 1920 pour renverser la jeune république. Dans ses lettres, Georgette explique comment la grève générale réussit à juguler le putch militaire, mais aussi comment dans son quartier de l'Adlershof, les soldats de la république vont à leur tour mater la grève et la révolte des ouvriers dans le sang. Comment la république de Weimar va perdre ainsi son assise ouvrière et populaire. Avec ses camarades, Fraulein Georke va alors se battre pour l'école, d'abord pour lutter contre la toute-puissance de l'église, ensuite pour réformer l'enseignement, le démocratiser et le libérer de l'étouffante morale prussienne. Elle veut instaurer « des relations d'égal à égal avec les élèves », un dialogue avec les parents. « Georgette est du côté des justes » commente Mathilde, admirative et perturbée par les bouleversements de ces années d'après-guerre. Mais elle tombe gravement malade et Mathilde est anéantie par la mort de sa sœur. En 1933, quelques semaines après leur prise de pouvoir, les nazis suppriment l'école laïque, la mixité est abolie, « on enseigne désormais les théories racistes ».

La guerre, les futurs époux de Marthe et de Mathilde l'ont faite, Gaston Hugues le Français dont Marthe va rêver quand il défilera, vainqueur, dans les rues de Colmar, Joseph Klébaur alsacien allemand en Prusse orientale puis dans les Flandres avec l'armée allemande. En Alsace, sur le monuments aux morts de 1914-1918, nulle inscription Morts pour la patrie mais de façon plus laconique À nos morts ou À nos enfants. Joseph est ce qu'on appelle un Wackes, espèce de gredin en alsacien, un homme auquel on ne peut faire confiance, un alsacien dont les allemands se méfient, l'envoyant loin de chez lui sur le front de l'Est, lui refusant ensuite toute permission, un Allemand tenu en suspicion par l'Alsace française après la guerre. Dans cette entre-deux-guerres où la 'normalisation' est difficile dans une Alsace déchirée, Marthe et Mathilde sont séparées, Marthe suivant son mari militaire au hasard de ses nominations. Elles s'écrivent beaucoup mais s'ennuient l'une de l'autre. Marthe va perdre son mari, victime du paludisme contracté au Maroc. Puis, peu de temps après, c'est de nouveau la guerre. Joseph revêt cette fois-ci l'uniforme français, juste pour le temps de la drôle de guerre. Pour les Alsaciens, le cauchemar recommence. La germanisation de l'Alsace est particulièrement rapide. Les Alsaciens s'en accommodent comme ils peuvent et « vivent une double vie : française à la maison, allemande au-dehors. » Pour les Alsaciens, l'Histoire se répète : c'est maintenant au tour de Marthe et ses deux fils de connaître l'exil, les malgré-nous1 sont incorporés de force dans l'armée allemande, victimes d'une suspicion qui rappelle 'l'autre guerre'.

 

Après la seconde guerre mondiale

Colmar n'est libéré que le 2 février 1945. Il fait un froid glacial. « Mathilde s'amusait de voir ses deux filles Georgette et Yvette habillées en Alsaciennes », elle qu'on n'avait pas jugée digne de porter ce costume en 1918. Elle déteste parler de cette période où l'épuration a largement sévi ; et puis l'impensable va peu à peu se produire, une lente et solide réconciliation entre ces deux peuples qui se sont si ardemment combattus. Mathilde l'Allemande - qui a eu honte d'être née allemande en voyant les photos des camps de concentration - a du mal à y croire, à s'imaginer que ce fût possible.

L'après-guerre est aussi le temps des désillusions. Mais Marthe et Mathilde ne s'en soucient guère : elles se sont enfin retrouvées et leurs enfants occupent toute leur vie. Mais Joseph tombe malade et Mathilde le soignera avec dévouement jusqu'à son décès le 5 juin 1972. Marthe et Mathilde sont partagées quant à la pérennité de la réconciliation franco-allemande : à la fois incrédules et pleines d'espoir. Mathilde a deux filles très différentes. Georgette 'la Française', qui se fait appeler Ariane, qui ne jure que de Paris où elle a vécu presque toute sa vie. Elle avait l'esprit français, garçonne et maquillée, tenant dans la capitale du goût une boutique huppée de vêtements à la mode. Une révoltée comme sa tante Georgette la Berlinoise, qui défendait déjà à son époque l'évolution de la condition féminine. Yvette 'l'Allemande' ne voulait rien perdre de sa double culture, imposait l'Allemand en première langue étrangère à sa fille, lisait le spiegel et encensait le système scolaire allemand. Ce que son mari appelait sa 'germanophilie'. Mathilde ressemble décidément à sa sœur Georgette, cultivée et non-conformiste, « fille de cette bourgeoisie allemande libérale et émancipée » précise l'auteur, qui détonne dans ce milieu étriqué de la bourgeoisie alsacienne de Colmar effrayée par la victoire socialiste en 1981. Depuis 1970, que l'Alsace soit française ou allemande, le Rhin était devenu une frontière infranchissable pour les Alsaciens et pour les Goerke en particulier qui ont rompu tout contact avec leur famille d'outre-Rhin. Mais avec la réconciliation, les choses ont peu à peu évolué. Marthe est retournée en Allemagne, y a rencontré une amie Rita, encore plus anticonformiste que sa sœur Mathilde, chez qui elle se rend assez souvent. Ainsi se concrétise le sens profond de la réconciliation et concourt par là même à la renforcer. Septembre 1989. Pascale, la petite fille de Marthe et de Mathilde est mutée à Berlin quelques semaines avant que tombe le mur. Pleins feux sur la ville réunifiée. Mathilde en est toute excitée et dévore les articles que pascale écrit pour le journal Libération. À travers elle, elle revit d'autres événements, un passé qui resurgit en cascades. Mathilde toujours aussi se fera incinérer ; ses cendres seront répandues sous un sapin dans le massif du "Schnepfenried" d'où elle peut apercevoir la Forêt-Noire, « si je dois, et si je dois quitter mon village... » a, comme elle le voulait, chanté la famille réunie sous le sapin où ses cendres reposent.

 

The MARX Brothers

MARX Julius (1890-1977)

Acteur comique

Le 2 octobre 1890, à New York, naissait Julius, fils de Simon Marx et de Miene Schoenberg. Simon Marx né le 23 octobre 1859 à Mertzwiller dans le Bas-Rhin et a passé son enfance à Mulhouse avant d'émigrer aux Etats-Unis en 1878.

Julius fait ses débuts sur scène en 1905, puis forme un trio "The three nightingales" avec son frère Milton (Gummo) et une chanteuse. En 1908, Adolph (Harpo) les rejoint et le groupe devient, fort logiquement "The four nightingales". Julius crée un personnage, Hans Pumpernickel, qui chantait avec un très fort accent allemand ! En 1910, leur mère et de la soeur de celle-ci intègrent le groupe qui prend alors le nom de "The Six Mascots", puis, en 1912, Leonard (Chico) les rejoint à son tour. La même année, leur oncle, producteur et comédien, leur écrit une pièce musicale qui leur ouvrent les portes de Broadway : les Marx Brothers sont nés !

Son nom de scène, Julius le doit au personnage ronchon qu'il incarnait en scène (Groucho vient de "to grouch", ronchonner). Après sa carrière cinématographique avec ses frères, il apparaîtra régulièrement à la télévision. Groucho Marx décède le 19 août 1977 à Los Angeles. En 1974 (il a 84 ans), Jack Lemmon lui remet un Oscar d'honneur.

 

MARZOLFF Albert (1867-1936)

Sculpteur

plus robuste, plus fougueux, d'une nature plus énergique, Marzolff aissa des oeuvres remarquables de force, comme l'Athlète bandant son arc, Héraclès, le buste de Victor Nessler à l'Orangerie, les quatre travailleurs du pont Sébastien Brant, la Marseillaise.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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