Association pour la préservation et la conservation

du patrimoine culturel

et traditionnel

d' Erstein

 

 

 

 

 

Notre devise :

Conserver le passé,

dans le présent,

pour pouvoir le transmettre

au futur

 

 

 

 

 

 

Le premier site a été créé le

1er novembre 2012

par son webmestre

et propriétaire

Jean Louis Eschbach

sous la dénomination

Vieil-Erstein.fr

 

Il a été clos le

1 / 7 / 2018

avec 600 000 clics

à son actif.

 

Ce nouveaux site a été ouvert le

1er Janvier 2018

Il appartient désormais à l'association et est mis en oeuvre par :

 

Bernard DESCHLER

et

Jean Louis ESCHBACH

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ancien site Vieil-Erstein.fr

600 000  clics

 

+

clics

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COMMUNIQUES

 

 

*

 

 

 les 3èmes mardi

de chaque mois

 

 

Réunion

 du   comité

 

à 20h en la

salle Conrath

de la Maison

des Œuvres

 

 

-ooOoo-

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Association

Le Vieil Erstein

ùn rund um's Kanton

1 place de

l'Hôtel de Ville

67150  ERSTEIN 
 

 

Téléphone :

03 88 98 64 99

 ou 

06 86 56 40 68

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

KIRMANN Francois Antoine (1768-1850)

Militaire

né à Bischoffsheim près d'Obernai en 1768, hussard à 17 ans, officier en 1793. Il prit part à toutes les campagnes de la République et de l'Empire. Il devint commandant de l'escadron des mamelouks en 1808 et resta à ce poste dans la garde impériale. Nommé colonel, Kirmann était l'homme du sabre, chargeur intrépide ; sa vie fut une succession de prodigieux faits d'armes. Après la chute de Napoléon, il revêtit la dignité de maire de Rosheim pendant de longues années et mourut en 1850.

 

KIRSTEIN Jacques-Frédéric (1765-1838)

Orfèvre et ciseleur

né à Strasbourg, arriva à une grande perfection des travaux ciselés et acquit une réputation européenne pour ses médaillons avec paysages, sujets d'histoire, batailles, chasses en haut-relief.

 

KIRSTEIN Joachim-Frédéric (1805-1860)

Orfèvre et ciseleur

Son fils né à Strasbourg , continua l'oeuvre du père. Il apprit son métier dans l'atelier paternel et dans celui d'Ohmacht ; il se distingua bientôt dans la gravure de médailles et reste le grand ciseleur de broches, de bracelets, de tabatières, de médailles ornées de beaux sujets.

 

Jean Baptiste KLEBER

KLEBER Jean-Baptiste (1753-1800)

Militaire et administrateur

né à Strasbourg en 1753, est resté le soldat le plus populaire de l'Alsace, grâce à sa bravoure, sa belle prestance, sa noblesse de caractère. D'abord architecte, officier dans l'armée autrichienne, inspecteur des édifices publics en Haute-Alsace, il gagna rapidement ses grades militaires pendant les guerres de la Révolution, prit part à de nombreuses batailles sur le Rhin, en Flandre, en Vendée, s'y distingua brillamment par de nombreuses actions d'éclat et devint général.

Mais d'un caractère altier, jugeant que le gouvernement ne reconnaissait pas suffisamment ses mérites et se voyant refusé le commande­ment de l'armée de Sambre et Meuse, il donna sa démission.

Peu après cependant, Napoléon Bonaparte le tira de sa retraite, lui confia des missions importantes en Egypte où Kléber se comporta encore d'une façon remarquable. Le 22 août 1799, Bonaparte transmet le commandement en chef à Kléber et embarque pour la France, non sans lui avoir laissé, par écrit, ses instructions : si aucun renfort n'arrivait d'ici le mois de mai suivant ou si la peste provoquait des pertes supérieures à 1 500 hommes, Kléber devait négocier la paix avec les Turcs même si cela impliquait l'évacuation complète des troupes françaises.

Privées de ressources (Bonaparte avait vidé les caisses) et d'appui, minées par le climat et la maladie, les troupes françaises s'affaiblissaient. Kléber décide alors de conclure un traité avec les Turcs par l'entremise de l'amiral Sidney Smith, commandant de la flotte anglaise. Une convention, assurant un rempli avec armes et bagages à l'armée française, est signée à El-Arish le 24 janvier 1800. Alors que ses troupes se dirigent vers la côte, l'amiral Keith fait savoir à Kléber que l'Angleterre ne reconnaît pas le traité et lui enjoint de se rendre, de déposer les armes, de livrer toutes ses munitions et de se constituer prisonnier.

Kléber fait alors publier cette proclamation (qui figure d'ailleur sur la stèle de sa statue, place Kléber à Strasbourg) : "Soldats, on ne répond à une telle insolence que par des victoires; préparez-vous à combattre !". Il marche sur Héliopolis, défait l'armée turque (six fois plus puissante) et assiège le Caire qui capitule le 27 avril 1800. L'autorité française sur l'Egypte est rétablie et les Turcs souhaitent négocier la paix. Les négociations sont en bonne voie quand, le 14 juin 1800, Kléber est poignardé par Soleyman el-Halaby; un étudiant syrien.

 

de KLINGLIN Francois Joseph (?-1753)

Gouverneur

François-Joseph de Klinglin eut une réputation fâcheuse. Il succéda à son père Jean Baptiste comme préteur royal en 1725. Cette famille noble possédait de grands biens en Haute-Alsace, spécialement à Oberentzen, à Ober et Niederhergheim. François-Joseph avait de grands talents d'administrateur et sut gagner les faveurs de la cour de Versailles. Il mena un grand train de vie, donna de brillantes fêtes et réceptions, déploya un luxe inoui, construisit de splendides palais, comme l'hôtel actuel du préfet du Bas-Rhin (1730-1736). Il ordonna spécialement des fêtes merveilleuses pour la visite de Louis XV à Strasbourg en 1744.

Mais finalement ses dépenses et le gaspillage des deniers publics causèrent sa chute : en 1752, le magistrat de Strasbourg déposa plainte contre lui ; l'Intendant de Sérilly le fit emprisonner, et un grand procès s'engagea, mais de Klinglin mourut subitement en prison en 1753.

 

KLOTZ François-Gustave (1810-1880)

Architecte

né à Strasbourg , fut avant tout le restaurateur de la cathédrale de Strasbourg, fortement malmenée du temps de la Révolution. Architecte en chef du département du Bas-Rhin, architecte de l'Oeuvre Notre-Dame, il procéda par un travail méticuleux et sérieux à la réfection des diverses parties de la Cathédrale. Avec un zèle infatigable il fit réparer les graves dégâts des bombardements par les Allemands en 1870.

 

KNAUTH Johann (1864-1924)

Architecte

mérite d'être relevé . Né en 1864 à Cologne, il vint à Strasbourg en 1890 comme chef de chantier à la cathédrale. En 1905, il en devint le directeur, responsable de la grande oeuvre et de sa conservation. Depuis plusieurs années, des fentes de plus en plus importantes apparurent au dernier pilier de la nef centrale, sur lequel reposait la haute tour ; le danger d'un effondrement se précisa.

Pendant cinq années, Knauth en étudia les causes, puis prit des mesures techniques extrêmement compliquées et difficiles. Il allait falloir refaire les fondations (posées en 1276) et surtout renforcer le pilier menacé. Quelle responsabilité pour l'architecte !

Les travaux commencè­rent en 1911 et se poursuivirent dans les années suivantes. Ils se ralentirent du fait de la guerre de 1914. Les fondations purent tout de même être refaites, de même le soubassement du pilier menacé. Après 1918, des ingénieurs français examinèrent les travaux et les déclarèrent excellents.

En tant qu'Allemand, Knauth aurait dû être expulsé, mais le haut commissaire Millerand désirait voir les travaux se poursuivre sous la direction de Knauth jusqu'à leur achèvement. En 1920 cependant, Knauth quitta Strasbourg et s'établit au Pays de Bade, à Gengenbach, proche de la capitale alsacienne ; il y mourut en 1924 dans la misère.

On l'a appelé à juste titre le « sauveur de la cathédrale ». L'Alsace entière lui reste profondément reconnais­sante d'avoir passé une grande partie de sa vie à conserver ce chef-d'oeuvre incomparable, symbole de l'Alsace.

 

KNOBLOCH Jean (?-1527)

Imprimeur

Jean Knobloch, natif de Zofingen en Suisse, devint bourgeois de Strasbourg en 1501, eut bientôt une imprimerie florissante d'où sortirent 200 ouvrages en latin et 70 en allemand comprenant toutes les branches des connaissances, la théologie, la littérature classique des auteurs anciens et les oeuvres des humanistes. Il occupait différents artistes pour orner ses livres de gravures, entre autres Hans Baldung Grien et Urs Graf. A signaler son livre sur l'art culinaire (Kiichenmeisterei). Sa production cessa en 1527.

 

Christophe Guillaume KOCH

KOCH Christophe-Guillaume (1737-1813)

Professeur de droit

originaire de Bouxwiller. il publia son Tableau des révolutions de l'Europe depuis le bouleversement de l'Empire romain jusqu'à nos jours qui lui valut la célébrité. Il devint professeur de droit à Strasbourg, Recteur de l'Université en 1787 et acquit une renommée européenne comme juriste. Elu député aux Etats-Généraux en 1789, il défendit avec succès les intérêts des protestants alsaciens, fut longtemps incarcéré au temps de la Terreur et honoré grandement dans les dernières années de sa vie (Recteur honoraire de la nouvelle Académie de Strasbourg et président du Conseil académique). Il publia encore l'histoire des traités de paix entre les puissances de l'Europe depuis la paix de Westphalie (1796, 4 volumes) et des traités de paix entre la France et les puissances étrangères (1802, 2 volumes).

 

KOEBERLE Eugène (1829-1915)

Professeur de chirurgie, archéologue et historien

né à Sélestat devint un chirurgien extrêmement habile. Il entreprit avec succès des opérations qu'on n'avait pas osé faire jusque-là. D'une adresse et d'une dextérité étonnantes, il prit également des précautions minutieuses. Il devint le premier médecin de la chirurgie abdominale. Ses succès eurent un grand retentissement. On l'a appelé le plus grand chirurgien de la seconde moitié du XIXe' siècle. Mais après 1870, le docteur Koeberlé ne voulut pas accepter un poste de professeur à l'Université allemande. Il cessa de pratiquer, se tourna vers la poésie, l'archéologie et l'histoire (fouilles au Mur païen du Mont Sainte-Odile).

 

Samuel KOECHLIN

KOECHLIN Samuel (1719-1772)

Industriel

fut un des fondateurs de l'industrie des indiennes en 1746. Le 10 septembre 1719 nait Samuel à Mulhouse. Lorsqu'il a six mois, ses deux parents (Samuel Koechlin, hôtelier du Cerf à Mulhouse, et sa femme Esther Maring, de Bâle) meurent tous les deux en l'espace de quelques jours du typhus. Samuel est recueilli par son grand-père qui est hôteliers à Mulhouse.

A 26 ans, il créé une manufacture d'indiennes (étoffes imprimées), en association avec d'autres jeunes entrepreneurs : Jean-Jacques Schmaltzer, Jean-Henri Dollfus et Jean-Jacques Feer. Il fait par la suite fortune. Financier et commerçant habile, il emprunte à Bâle de l'argent à faible taux d'intérêt pour le re-prêter à Mulhouse et aux environs à un taux plus élevé.

Il sait également habillement spéculer sur les marchés du blé et du vin ainsi que sur les terres. Samuel est également à l'origine d'une nombreuse postérité. Il aura une importante descendance et est considéré comme l'ancêtre commun à tous les Koechlin actuels.



KOECHLIN Jean (1746-1836)

Industriel,

né en 1746, fils du précédant il créa la nouvelle maison de toiles peintes Frères Koechlin et étendit son industrie également à Wesserling. Il mourut en 1836.

 

Nicolas KOECHLIN

KOECHLIN Nicolas (1781-1852)

Industriel

né en 1781 et fils du précédant, il fonda en 1802 une nouvelle maison d'impression d'étoffes, sous le nom de Nicolas Koechlin frères, qui à son tour eut une grande renommée. Nicolas Koechlin resta le directeur habile et l'âme de la vaste entreprise. Plein d'initiative, il construisit de 1837 à 1839 le premier chemin de fer en Alsace, de Mulhouse à Thann, puis obtint en 1838 la concession pour la construction de la voie ferrée de Strasbourg à Bâle. Grâce à son énergie et à sa persévérance, il triompha de toutes les difficultés et l'acheva en 1841. Nicolas Koechlin mourut en 1852.

 

KOECHLIN André (1789-1875)

Industriel

La première locomotive destinée à la voie ferrée de Mulhouse à Thann, le « Napoléon », sortit de l'atelier de fonderie et de construction mécanique, fondé en 1836 par André Koechlin, deuxième fils de Jean, né. en 1789. En 1818, celui-ci se trouva à la maison Dollfus-Mieg, qui sous sa direction connut un grand accroissement, puis il s'en sépara et fonda avec Matthias Mieg et Henri Bock un nouvel établissement pour la fonte des métaux et la construction de toutes sortes de machines (pour l'industrie textile, locomotives, wagons de chemin de fer) ; le nom de « Fonderie » est resté. André Koechlin, aux idées saines et pratiques, très énergique, devint également maire de Mulhouse après la révolution de 1830, député en 1830, 1841, 1846. Il mourut en 1875 à 86 ans.

 

KOECHLIN Maurice (1856-1946)

Ingénieur

né le 8 mars 1856 à Buhl, près de Guebwiller. Après des études au lycée de Mulhouse puis à l'école polytechnique de Zurich, il intègre en tant qu'ingénieur la Compagnie des Chemins de Fer de l'Est.
Ici, une précision s'impose : certaines biographies présentent Maurice Koechlin comme franco-suisse. L'une des descendantes de la famille en a fournit l'explication : voulant éviter de tomber sous hégémonie allemande, toute la famille Koechlin a pris la nationalité hevétique après l'annexion de 1870. Après 1918 ils ont repris la nationalité française.

Le 1er novembre 1879, il devient chef du bureau d'études de la société G. Eiffel et Cie, spécialisée dans la construction métallique et les travaux publics. Entre 1880 et 1884, il participe à l'élaboration du projet et à la construction du viaduc ferroviaire de Garabit (Cantal), puis il conçoit l'ossature métallique de "La liberté éclairant le monde" du sculpteur colmarien Bartholdi.

En 1884 est décidée la tenue d'une Exposition Universelle à Paris en 1889. Koechlin et l'un de ses collègues ingénieur ont alors l'idée de construire une grande tour métallique au centre de cette exposition. Ils la soumettent à Gustave Eiffel, qui ne s'y intéresse pas, mais leur permet néanmoins d'en poursuivre l'étude. En collaboration avec l'architecte en chef des projets de l'entreprise, Stephen Sauvestre (qui lui donne la forme que nous connaissons) ils réalisent alors un dessin à l'échelle qui est présenté au Commissaire général de l'Exposition des Arts Décoratifs qui acceptent le projet. Et cette fois-ci, Eiffel s'y associe à condition d'être le premier nommé sur le brevet déposé en septembre 1884. Ils lui cèdent également leurs parts de propriété sur le projet et, en contrepartie, Eiffel prend à sa charge les frais entraînés par le brevet et s'engage à leur verser 1% des sommes "lui seront payées pour les diverses parties de la construction".

En 1893, après une assemblée générale extraordinaire qui décide d'une réduction de capital de la société (devenue entre-temps Compagnie des Etablissements Eiffel), Gustave Eiffel quitte la présidence du conseil d'administration. Maurice Koechlin lui succède à ce poste. Il décède le 14 janvier 1946 à Veytaux en Suisse.

 

Mgr. Michel Felix KORUM

KORUM Michel-Félix (1840-1921)

Religieux

eut une carrière différente. Né en 1840 à Wickerschwihr et ayant passé sa jeunesse à Colmar, il se consacra à l'état ecclésiastique, devint professeur de philosophie au Collège Saint-Etienne à Strasbourg, puis au Grand Sémi­naire. Il vécut le terrible bombardement de la ville en 1870, voulut après la guerre opter pour la France, mais Mgr. Raess le retint en Alsace. Il resta professeur au Grand Séminaire, collabora activement avec Mgr. Stumpf, devint en 1872 prédicateur de langue française à la cathédrale et attira un public nombreux.

Nommé archiprêtre de la cathédrale en 1880, il se mit activement à la. tâche. Mais alors survint un événement qui changea le cours de sa vie. Il fut proposé pour l'évêché de Trèves, vacant depuis de longues années par suite du « Kultur­kampf ». Korum écrivit une longue lettre au pape (1881) pour refuser en tant qu'Alsacien la charge d'un évêché allemand.

Mais Léon XIII le fit venir à Rome, le sacra évêque, et Korum dut obéir à l'ordre papal. A Trèves il réorganisa l'évêché, s'attela à la tâche difficile de tout son coeur et devint étroitement uni à son évêché. Comptant parmi les grands princes de l'Eglise au début du XXe siècle, il exerça une grande autorité dans les affaires religieuses et condamna également le nationalisme, fléau de notre temps. Il mourut à Trèves en 1921.

 

KUDER René (1882-1962)

Peintre

né en 1882 à Villé. Après ses études à l'Académie de Munich (1905-1908) où Feuerstein était un de ses maîtres, et après avoir séjourné à Paris (1912), il développa un art vigoureux. Dès avant la première guerre mondiale, il se signala par son réalisme, en particulier dans ses réalisations de groupes de paysans, d'artisans ou d'ouvriers au travail. Son époque la plus féconde se situe après 1918. Il décora de nombreuses églises (Grendelbruch, Cernay, Moosch, la chapelle du Hasenrain à Mulhouse, Sainte-Madeleine à Stras­bourg, le Grand Séminaire, des tableaux à Thierenbach, à Marlenheim) ; de même il réalisa bon nombre de cartons de vitraux.

Dans ses peintures d'église ses saints sont des hommes du peuple avec leurs difficultés et leurs peines. Il se différencia ainsi très nettement de l'art de Feuerstein. En outre, Kuder réalisa quantité de dessins et illustrations. Dans ses aquarelles et huiles d'une étonnante virtuosité règne une lumière argentée très fine témoignant d'une maîtrise technique étonnante. On aime citer ses albums Ponts de Paris et Versailles, mais on revient toujours à ses types de villageois aux visages expressifs, aux mains calleuses, aux attitudes réalistes ; la population entière de l'Alsace y revit. René Kuder mourut en 1962.

 

KUHLMANN Charles-Frédéric (1803-1881)

Industriel

Le chimiste Charles-Frédéric Kuhlmann, né à Colmar en 1803, fit des recherches très poussées sur les matières tinctoriales à utiliser dans l'industrie. Dès 1823, il occupa à Lille une chaire de chimie appliquée. Puis, avec le concours de riches teinturiers, les frères Descat, il fonda à Loos près de Lille une fabrique de produits chimiques (1826) à laquelle s'ajoutèrent d'autres établissements chimiques. En peu d'années, il devint un des chimistes les plus inventifs et influença très positivement l'industrie dans le nord de la France. Président de la Société Industrielle de Lille, membre de l'Institut, il publia de nombreuses études savantes ; il mourut à Lille en 1881.

 

Emile KUSS

KUSS Emile (1815-1871)

Professeur de médecine et homme politique

né à Strasbourg en 1815, médecin, professeur à la Faculté de médecine dès 1848, républicain et adversaire du gouvernement de Napoléon III. Lors de l'effondrement de l'Empire, Küss fut nommé membre de la nouvelle commission municipale de Strasbourg et, le 13 septembre 1870, maire de la ville.

Mais les événements terribles, le siège, le bombardement, les destructions l'avaient profondément affecté. Elu député à l'Assemblée Nationale qui siégeait à Bordeaux, il mourut, le coeur brisé, dans cette ville, le 1er mars 1871, le jour même où l'Assemblée ratifia la cession de l'Alsace à l'Allemagne.

 

 

L

.

 

LALANCE Auguste (1830-1920)

Industriel et homme politique

né en 1830 à Champagney près de Ronchamp, industriel à Mulhouse. Alors qu'au lendemain de 1870-1871, il avait lancé comme patriote français la « Ligue d'Alsace », il devint député au Reichstag (1887-1890) et se prononça pour la réconciliation entre la France et l'Allemagne. En 1889, il publia une brochure L'Alliance franco-allemande par un Alsacien avec la devise l'Alsace n'est pas un glacis, mais un pont. Il désirait une solution pacifique du problème alsacien et l'amitié entre la France et l'Allemagne et y voyait la base d'une Europe unie.

En 1894, il fonda la revue L'Europe Nouvelle qui parut jusqu'en 1912, mais elle n'eut pas de succès en face des nationalismes à outrance. Lalance se dépensa également pour les oeuvres sociales, surtout dans la lutte contre la tuberculose. Après avoir passé les années de guerre de 1914-1918 en Suisse, il mourut à Mulhouse en 1920.

 

Jean Henri LAMBERT

LAMBERT Jean Henri (1728-1777)

Physicien, mathématicien et astronome

Originaire de Mulhouse , il fut un des plus grands physiciens, mathématiciens et astronomes du XVIIIe siècle. De condition modeste, il se forma lui-même, travailla la nuit, acquit sans aide les premiers éléments d'arithmétique et de géométrie.

D'abord petit employé à la chancellerie municipale, puis secrétaire du juriste bâlois Iselin, précepteur des enfants du comte de Salis à Coire, il put approfondir ses connaissances et commença à faire paraître de premières études savantes qui attirèrent l'attention sur lui, parmi elles: les propriétés remarquables de la route de la lumière par les airs (en français, 1758) ; d'autres études sur la lumière et la chaleur suivirent, certaines en allemand et en latin, comme la Photométrie, les Lettres cosmologiques (Kosmologische Briefe über die Einrich­tung des Weltbaus, 1761) et une puissante oeuvre philosophique (Nouvelle Logique oder Gedanken über die Erforschung u. Be­zeichnung des Wahren u. der Unterscheidung von Irrtum u. Schein, 1764) qui fit sensation.

En 1764, Lambert vint à Berlin et fut nommé par le roi de Prusse, Frédéric II, membre de l'Académie de Berlin. Il resta dans la capitale de la Prusse et continua à publier de nombreux et importants ouvrages de philosophie, de mathématiques (Beiträge zur Mathematik, 1765-1772, 4 volumes), de sciences naturelles, d'astronomie (les Orbites des comètes), de mécanique, tous de grande valeur, qui révélèrent un vrai génie.

 

LAMEY André (1726-1807)

Historien et archéologue

André Lamey, originaire de Munster , recueil­lit pour Schoepflin des documents dans toute l'Alsace. Historien et archéologue, il suivit l'appel de l'électeur palatin Charles Théodore en 1763 et aida à fonder l'Académie Mannheim dont il fut nommé secrétaire perpétuel. L'électeur en fit son conseiller intime. Lamey passa le plus grande partie de sa vie à Mannheim.

 

 

Anselme LAUGEL

LAUGEL Anselme (1851-1928)

Conservateur et écrivain

grand animateur de l'activité culturelle, président de la Société pour la conservation des Monuments historiques d'Alsace, et avec Charles Spindler ils publièrent un bel ouvrage Costumes et Coutumes d'Alsace (1905), réédité luxueusement en 1975,

En 1871, après l'annexion de l'Alsace-Lorraine par l'Empire allemand, il quitta celle-ci pour la France où il travailla au secrétariat de la questure du Sénat. De retour en Alsace en 1891, il fut élu au Bezirkstag de Basse-Alsace, équivalent du Conseil général, en 1896, puis siégea au Landesausschuss, parlement régional, de 1900 à 1912.

Grand amateur d'art et admirateur de l'identité alsacienne, il participa, avec son ami Pierre Bucher et Charles Spindler à la création de La Revue Alsacienne illustrée (1898-1914). Ils fondèrent le Musée alsacien, inauguré en 1907, où sont réunis les trésors de tout le Folklore alsacien, d'une valeur inappréciable.

En 1914, craignant d'être arrêté pour ses activités francophiles, il se réfugia en France à la veille de la déclaration de guerre et fut déclaré Landesverräter par les autorités allemandes, c'est-à-dire traître à la patrie.

Revenu en 1918, il fut chargé de l'inventaire des musées et des bibliothèques, et de destituer les employés allemands, ce dont il s'acquitta avec zèle.

Anselme Laugel était un spécialiste de la culture de l'Alsace. Il écrivit des ouvrages sur ce sujet.

 

LAUTH Thomas (1758-1837)

Professeur d'anatomie et de chirurgie

né à Strasbourg en 1758, qui détint à partir de 1785 la chaire d'anatomie et de chirurgie, Lors de la réorganisation de l'Université, il devint médecin-chef de l'hôpital et professeur à la Faculté de médecine jusqu'à sa mort en 1828. Il était infatigable dans ses recherches et publia de nombreux ouvrages médicaux en latin, français et allemand. Son fils Ernest Lauth, né à Strasbourg en 1803, s'adonna entièrement à l'étude de l'anatomie, de la physiologie et des tissus du corps humain. Professeur à la Faculté de médecine en 1829, en relations suivies avec de nombreux savants français et allemands, il publia le Nouveau Manuel d'Anatomie (1829). Il mourut en 1837.

 

Joseph Achile LEBEL

LE BEL Joseph Achille (1847-1930)

Industriel et chimiste

né le 21 janvier 1847 à Pechelbronn. Il fait ses études à l'École polytechnique, puis débute comme préparateur de chimie dans les laboratoires de la faculté de Strasbourg. Il effectue ses premières recherches qui lui vaudront le prix Jecker de l'Académie des sciences de Paris en 1881.

De 1882 à 1889, il dirige l'exploitation pétrolière de Pechelbronn puis il créé un laboratoire à Paris où il effectue des recherches sur la relation entre la composition et la forme cristalline des bases ammoniacales. En 1892, il est nommé président de la Société chimique.
En 1893, il se voit décerné la médaille Davy de la Royal Society de Londres, dont il devient membre étranger en 1911. Il décède à Paris le 6 août 1930. Il est considéré comme le précurseur de la stéréochimie moderne.

 

LEBERT Henri (1784-1862)

Dessinateur industriel

L'artiste Henri Lebert, né en 1794 à Thann, mort à Colmar en 1862, dessinateur industriel habile, réalisa là de magnifiques dessins pour tentures, tapisseries et étoffes de toutes sortes qui acquirent une grande célébrité.

 

Duc François Joseph LEFEBVRE

LEFEBVRE François-Joseph (1756-1820)

Militaire

né à Rouffach en 1756, entra à 18 ans aux Gardes françaises à Paris, devint sergent dans l'armée royale, officier sous la Révolution, général de brigade en 1793, de division en 1794. Par son courage, son entrain, son activité toujours profitable, sa grande valeur militaire il se mit partout en évidence. Dans de nombreuses batailles (Fleurus, Altenkir­chen, etc.) il se distingua brillamment.

Gouverneur militaire de Paris, il aida puissamment au succès du coup d'Etat du 18 Brumaire 1799. Fait maréchal de France en 1804, il s'empara de Dantzig après un long siège et devint duc de Dantzig (1807).

En 1812, il eut le commandement de la garde impériale et combattit encore vaillamment pendant la campagne de France en 1814. Nommé Pair de France par le roi Louix XVIII, il mourut en 1820.

Son épouse, également d'origine alsacienne (d'Altenach dans la vallée de Thann), surnommée « Madame Sans-Gêne », était une femme de coeur et ne méritait pas son sobriquet.

 

LEFFTZ Joseph (1888-­1977)

Conservateur de la BNU

d'Obernai. Après sa thèse de doctorat sur la langue des satires de Murner, il devint conservateur à la Bibliothèque Nationale et Universitaire, s'occupa d'histoire littéraire avec des travaux sur Clemens Brentano et les frères Grimm et fit l'historique des anciennes sociétés savantes et littéraires de l'Alsace (Die gelehrten u. literarischen Gesellschaften im Elsass vor 1870, 1930), publia de bons recueils comme Elsâssische Weihnacht 1931 avec Alfred Pfleger et Unser Frauen Münster pour le 5e centenaire de l'achèvement de la cathédrale de Strasbourg (1939). Avec Pfleger il rédigea à partir de 1920 la belle revue mensuelle Elsassland (20 volumes jusqu'en 1939). Mais il devint surtout le meilleur folkloriste alsacien par ses nombreuses études publiées dans cette revue et par le volume Elsâssische Dorfbilder. Sur le tard seulement il put s'atteler à la grande tâche des chansons populaires : 3 volumes parurent de 1966 à 1969, mais l'ouvrage resta une oeuvre inachevée (5 volumes étaient prévus).

 

Préfet Paul Adrien LEZAY-MARNESIA

LEZAY-MARNESIA Paul-Adrien-François-Marie (1769-1814)

Préfet

d'une famille noble d'origine espagnole, établie à Saint-Julien dans le Jura. Né en 1769, il étudia la diplomatie, devint agronome à la fin de la Révolution, puis remplit différentes fonctions diplomatiques avec tact et prudence.

Nommé d'abord préfet du département de Rhin-et-Moselle à Coblence en 1806, il y travailla activement pour l'essor de l'agriculture et soulagea de nombreux paysans. En 1810, il devint préfet du Bas-Rhin. Dans cette fonction il fit preuve d'un grand dévouement, s'occupa surtout de l'agriculture et des communes rurales ; il encouragea la culture du tabac, institua les comices agricoles et oeuvra beaucoup dans ces temps de guerre pour alléger les misères. Aussi l'appelait-on le « préfet des paysans ».

Par la suite, son action d'administrateur se portait surtout sur l'amélioration des conditions de vie en milieu rural : amélioration des voies de communication avec plantation d'arbres en bordure et implantation de bancs-reposoirs ; encouragement à la plantation de tabac et de houblon et à l'ensemencement de betteraves sucrières ; primes aux bons cultivateurs sous forme de chevaux normands et de taureaux suisses ; création de postes de médecins cantonaux et d'un Comité médical pour la diffusion de la vaccine ; création en 1810 d'une École normale à Strasbourg pour la formation des instituteurs.

Après la chute de l'Empire napoléonien, il continua à administrer le département mais il mourut par accident le 9 octobre 1814, unanimement regretté par toute la population.

 

 

 

.

 

 

.

 

 

.

 

 

.

 

 

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© Association Le Vieil Erstein ùn rund um's Kanton