Association pour la préservation et la conservation

du patrimoine culturel

et traditionnel

d' Erstein

 

 

 

 

 

Notre devise :

Conserver le passé,

dans le présent,

pour pouvoir le transmettre

au futur

 

 

 

 

 

 

Le premier site a été créé le

1er novembre 2012

par son webmestre

et propriétaire

Jean Louis Eschbach

sous la dénomination

Vieil-Erstein.fr

 

Il a été clos le

1 / 7 / 2018

avec 600 000 clics

à son actif.

 

Ce nouveaux site a été ouvert le

1er Janvier 2018

Il appartient désormais à l'association et est mis en oeuvre par :

 

Bernard DESCHLER

et

Jean Louis ESCHBACH

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ancien site Vieil-Erstein.fr

600 000  clics

 

+

clics

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COMMUNIQUES

 

 

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 les 3èmes mardi

de chaque mois

 

 

Réunion

 du   comité

 

à 20h en la

salle Conrath

de la Maison

des Œuvres

 

 

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Association

Le Vieil Erstein

ùn rund um's Kanton

1 place de

l'Hôtel de Ville

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Téléphone :

03 88 98 64 99

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  • En 1924 il présente en août sa fameuse Bugatti Type 35 au Grand Prix automobile de France à Lyon. Une voiture aux performances d'avant-garde dotée d'un compresseur pilotée par des pilotes d'usine et privés qui remportent avec ses variantes plus de 2 000 victoires en compétition (record inégalé à ce jour) et qui lui apporte la gloire et la prospérité. Parallèlement les modèles routiers bénéficient des enseignements de la compétition et adopte l'arbre à cames en tête et trois soupapes par cylindres. Jean Bugatti travaille très tôt au côté de son père au bureau d'étude de l'usine qu'il est destiné à pérenniser. Il se révèle rapidement doté au moins du même génie d'artiste designer que son père en dessinant les carrosseries les plus élégantes qui aient jamais habillé un châssis Bugatti. Il fait preuve également de génie en mécanique et contribue à l'innovation des voitures produites par son père qu'il stimule.
  • En 1926, Ettore et Jean conçoivent les Bugatti Type 37 et Bugatti Type 40 ainsi que l'extraordinaire Bugatti Type 41, la « Royale . Construite pour l'élite des monarques et chefs d'état de la planète, son moteur développe 300 chevaux pour une cylindrée de 12 763 cm3 et est proposée à un prix de 500 000 Francs. C'est un échec commercial cuisant, aucun monarque ne l'achète ; la démesure ainsi que quelques problèmes de mise au point font que ce fut un échec. Sur les six exemplaires fabriqués, trois seulement seront vendus et les trois autres sont conservés à l'usine, dont le coupé Napoléon personnel d'Ettore. Ettore commence alors à se détacher de Bugatti et confie de plus en plus de responsabilité à son fils Jean.
  • En 1927, Ettore et Jean conçoivent les Bugatti Type 43 (8 cylindres, vitesse hallucinante pour l'époque de 170 km/h), les Bugatti Type 44 avec plus de 1 000 exemplaires vendus, et Bugatti Type 45 en 1929 (16 cylindres, 48 soupapes, double compresseurs dessinés par Jean). De 1929 à 1936 sort la série Bugatti Type 46 ou « Petite Royale », dernier modèle conçu par lui-même, équipée de 8 cylindres de 5,3 litres vendue à 500 exemplaires. Les suivantes sont toutes conçues par Jean Bugatti, toujours plus belles et plus fiables : Bugatti Type 49, Bugatti Type 50 avec compresseur, double carburateur, deux soupapes par cylindre en V. Puis Bugatti Type 55 toujours équipés de 8 cylindres avec un double arbre à cames en tête.
  • En 1931, Ettore Bugatti sauve son usine de la faillite dans les années noires de l'après crise de 1929 en fabriquant 80 autorail Bugatti très lucratifs à base des moteurs de Bugatti Royale Type 41 de 12,7 litres couplé par quatre pour une vitesse record en 1934 de 192 km/h. Il tente de concevoir également un avion De Monge-Bugatti qui ne vola jamais à cause de la Seconde Guerre mondiale. En 1934, les Bugatti Type 57, parmi les voitures les plus luxueuses des années 1930, sont produites à 700 exemplaires avec différentes variantes : berline Galibier, coupé Atalante, coach Ventoux, cabriolet Stelvio de 140 à 200 chevaux avec compresseur pour 210 km/h. Les Bugatti Type 51 sont produites pour la compétition, évolution des célèbres Bugatti Type 35 en plus puissantes grâce aux double arbre à cames en tête qui permettent au moteur d'atteindre 180 chevaux.
  • En 1937 et 1939, Bugatti remporte deux fois les 24 Heures du Mans avec les derniers pilotes français d'usine Jean-Pierre Wimille associé avec Robert Benoist au volant d'une Bugatti Type 51 en 1937 et associé avec Pierre Veyron au volant d'une Bugatti Type 57G en 1939. Pilote d'essai à l'occasion en 1939, Jean Bugatti se tue dramatiquement le 11 août à l'âge de 30 ans au cours des essais d'une Bugatti Type 57C à Duppigheim à 10 km à l'est de l'usine. C'est un drame catastrophique pour Bugatti et pour son père qui ne s'en remettra pas.
  • De 1939 à 1945, durant la Seconde Guerre mondiale, l'usine est annexée par les nazis. La guerre met fin à la production de Molsheim.
  • En 1945, Ettore Bugatti se bat et gagne en justice pour récupérer son usine de Molsheim saisie par l'administration française à la libération. Il tente de redémarrer malgré les dettes et les manques de moyen. Les études des Bugatti Type 73 et Type 78 n'aboutissent pas et l'entreprise vivote.
  • En 1947, Ettore Bugatti meurt d'épuisement des suites d'une congestion cérébrale le 21 août à l'hôpital américain de Neuilly-sur-Seine à l'age de 66 ans après avoir déposé 1 000 brevets et fabriqué en 37 ans près de 7 500 voitures de grand luxe et de course toutes entrées dans la légende et devenues des objets cultes de riches collectionneurs. Bugatti est détenteur d'un palmarès sportif jamais égalé avec plus de 10 000 victoires et 37 records.

 

C

 

CAPITO Wolfgang Fabricius (1478-1542)

Religieux

Wolfgang Fabricius Capito (Koepfel), né à Haguenau en 1478, prêtre en 1510, fut prédicateur à la cathédrale et professeur à Bâle, Recteur de l'Université en 1517. Partisan des idées de Martin Luther, appelé par l'archevêque Albert de Brandebourg à Mayence en 1520, il embrassa complètement la Réforme, revint à Strasbourg, se fit bourgeois de la ville et se maria en 1524. Il devint un des adhérents les plus fougueux des nouvelles doctrines, publia plusieurs ouvrages en leur faveur et mourut de la peste à Strasbourg en 1542.

 

CETTY Henri (1847-1918)

Religieux

Né à Colmar en 1847, prêtre en 1872, il se dévoua avant tout pour le monde ouvrier. Il publia avec grand succès La Famille ouvrière en Alsace (1883), puis, devenu curé de la paroisse Saint-Joseph de Mulhouse (1889), il mit ses idées sociales en pratique et accomplit une oeuvre considérable par la création de différentes associations, par la construction de 1 500 maisons ouvrières, par la fondation de caisses de maladies et de décès, de coopératives. Orateur remarquable, il tint des conférences nombreuses sur le problème des ouvriers et l'amélioration de leur sort en Alsace, à Lyon, Grenoble, Saint Etienne, Genève, publia des études comme son Esquisse d'un programme social chrétien (1896). En outre il fut le fondateur de la presse catholique en Haute-Alsace (dès 1892). Il mourut le 17 novembre 1918.

 

Antoine CHASSEPOT

CHASSEPOT Antoine (1833-1905)

Industriel

Cet article, paru dans "L'illustration" du 4 mars 1905, un mois après son décès (le 5 février), résume parfaitement sa vie :
« On annonçait récemment la mort d'Antoine Chassepot; né en 1833, à Mutzig (Bas-Rhin), il était âgé de soixante-douze ans. Depuis longtemps, il vivait effacé dans la retraite; mais il laisse un nom d'une notoriété universelle, nom qu'il avait attaché au fameux fusil se chargeant par la culasse, dit "modèle 1866", qui, pendant huit ans, fut l'arme de guerre adoptée en France et dont le type, bientôt répandu chez les puissances étrangères, leur fournit d'utiles données pour le renouvellement de leurs armements.
Fils d'un ancien contrôleur principal au Dépôt central de l'artillerie, Antoine Chassepot, très habile praticien comme son père, avait été élevé lui-même à ce grade, après avoir passé par les ateliers de Châtellerault et de Saint-Etienne, où il s'était occupé, durant une dizaine d'années, de la mise on oeuvre et du perfectionnement de son invention. En 1866, il était nommé chevalier de la Légion d'honneur et recevait, en 1870, la croix d'officier, au titre militaire.»

 

CHAUFFOUR Ignace (1808-1879)

Homme politique

était né à Colmar en 1808 d'une vieille famille de magistrats. Avocat en 1829, il se mit rapidement au premier rang des personnalités influentes grâce à sa puissance de travail, ses vastes connaissances, sa science approfondie du droit et sa rare érudition. Commissaire du gouvernement auprès de l'administration du Haut-Rhin lors de la révolution de 1848, il se signala par sa modération et son bon sens. Aussi fut-il élu député à l'Assemblée nationale, où il parla pour la réconciliation des classes sociales. Membre du conseil municipal de 1843 à 1872, il légua sa très riche bibliothèque d'alsatiques à sa ville natale lors de sa mort en 1879

 

CLAUSE Jean Pierre (1757-1827)

Fabricant

né le 24 octobre 1757 à Dieuze en Moselle où son père Sébastien, est tonnelier. Il débute très jeune son apprentissage en cuisine, d'abord à Evreux (ce qui explique que dans certains textes il est considéré comme Normand), puis à Paris avec son oncle au service du comte d'Artois. A 21 ans , il rejoint son frère aîné, pâtissier, à Strasbourg et entre au service du marquis de Contades, maréchal de France et gouverneur militaire d'Alsace. C'est là, entre 1779 et 1783, qu'il créa le pâté de foie gras qui allait le rendre célèbre : une croûte de pâte garnie de foies gras entiers, d'une farce de veau et de lard finement haché. Le succès fut tel que le maréchal fit porter un pâté au roi, à Versailles ! Le 10 février 1784, Clause épouse Marie-Anne Maring, veuve d'un pâtissier qui avait une boutique au 3 rue du Marché-aux-Chevaux (qui allait peu après devenir le 18 rue de la Mésange, ce qui correspond au 15 de la même rue de nos jours). Le 28 février 1784, après avoir obtenu son brevet de maîtrise, il s'inscrit à la "Tribu des pâtissiers" et reprend la boutique où il vend, entre autres, son fameux pâté. En 1790, Nicolas-Francois Doyen, cuisinier du président du Parlement de Bordeaux vient travailler avec Clause. C'est lui qui aura l'idée d'ajouter au fameux pâté un produit de son terroir, la truffe. Et, lorsque deux ans plus tard, il installe à son compte, il commercialise le "pâté de foie gras de Strasbourg aux truffes du Périgord". Clause décède le 21 novembre 1827. Sa boutique est reprise par un dénommé Fritsch qui la cédera, vers 1846, à un neveu de Clause, J. Jehl, qui la transfère 3 rue du Dôme.

 

de COBERON Nicolas (?-1764)

Gouverneur

Nicolas de Corberon, d'origine bourguignonne, dirigèrent le Conseil 'Souverain de 1700 à 1747. Administrateur habile, savant légiste et bon orateur, d'abord procureur général au Parlement de Metz au moment des « Réunions », vint à Colmar en 1700 et occupa le poste de premier président pendant plus de vingt années (1723-1747). Il publia les Notes d'arrêts du Conseil Souverain d'Alsace, en 3 volumes (1742), ainsi que le premier tome du Recueil des Ordonnances d'Alsace. Il mourut en 1764.

 

Baron Louis Jacques de COËHORN

de COËHORN Louis-Jacques (1771-1813)

Militaire

né à Strasbourg en 1771, lieutenant en 1792, capitaine en 1794, chef de bataillon en 1797, colonel en 1806, obtint le brevet de général à la bataille de Friedland en 1807 et fut fait baron de l'Empire en 1809. Avec témérité il força le passage de la Traun face à 40 000 Autrichiens, une action d'éclat extraordinaire. Coëhorn se signala encore magnifiquement à Esslingen et à Wagram. Par suite de ses blessures, il dut se reposer dans sa famille au château d'Ittenwiller. Rappelé en activité en 1813, il combattit à Lützen et à Bautzen. Nommé général de division à la veille de la bataille de Leipzig, il y fut mortellement blessé et mourut le 19 octobre 1813. On lui a donné le nom de « Bayard de l'Armée Française ».

 

COLMAR Joseph-Louis (1760-1818)

Religieux

de Strasbourg, né en 1760, qui exposa bravement sa vie en continuant à se dévouer pour les fidèles sous toutes sortes de déguisements ; il arriva toujours à déjouer les tentatives de la police, administra les sacrements et fit beaucoup de bien, Prêtre en 1783, il s'était fait remarquer pendant les années de la Révolu­tion, en donnant, au péril de sa vie, les secours religieux aux catholiques strasbourgeois. Napoléon le nomma évêque de Mayence en 1802. Il s'employa activement à relever les ruines du diocèse, établit un séminaire, aidé par Br.-L. Liebermann, remit en bon état la cathédrale de Mayence ainsi que celle de Spire. On fit constamment l'éloge de son esprit ouvert, vif et pénétrant, ainsi que de sa bonté. Le gouvernement hessois le proclama « le fidèle frère des pauvres et des malheureux ». Ses collaborateurs alsaciens furent J.J. Humann, son vicaire général, et Br.-L. Liebermann. Colmar mourut, regretté de toute la population de Mayence, en 1818.

 

de COTTE Robert (1656-1735)

Architecte

élève de Hardouin-Mansart, directeur de l'Académie royale d'architecture et premier architecte du roi, vint à Strasbourg attiré par les cardinaux de Rohan. Il dirigea les travaux au château de Saverne, puis construisit à partir de 1725 le Palais des Rohan à Strasbourg, une de ses plus belles réussites.

 

COULAUX Jacques (?-1834)

Industriel

En 1804, Jacques Coulaux fonda une fabrique d'armes à feu à Mutzig qui se développa bien (y travailla Alphonse Chassepot, né à Mutzig, 1833-1886, l'inventeur du fusil qui porte son nom). En 1806, il acquit une aiguiserie dans la banlieue de Molsheim, où furent fabriqués des articles de grosse quincaillerie sous la direction de Guillaume Goldenberg ; il créa par ailleurs un laminoir pour fabrication de cuirasses à Gresswiller. Il mourut en 1834. A partir de 1840, la maison passa à la fabrication de faux et de faucilles qui lui assura une réputation mondiale.

 

COULAUX Charles-Louis (1840-1887)

Industriel et homme politique

né en 1810 à Strasbourg, prit l'entreprise familiale en main. Il joua d'autre part un rôle politique comme maire de Strasbourg de 1852 à 1864, comme député de 1852 à 1870. Il mourut en 1887.

 

de CROISSY Colbert (?-?)

Gouverneur

Colbert de Croissy, premier Intendant du gouvernement français en Alsace, homme valeureux et éner­gique, fonda le Conseil Souverain d'Alsace et dirigea de main de maître la province de 1656 à 1662.

 

Cardinal Gustave Maximilien Juste de CROY-SOLRE

de CROY-SOLRE Gustave-Maximilien-Juste (1773-1844)

Religieux

Il entre dans la vie ecclésiastique à un jeune âge. Chanoine de la cathédrale de Strasbourg en 1789, il trouve refuge pendant la Révolution française en Autriche. Il est ordonné prêtre le 3 novembre 1797 à Vienne. Le 8 août 1817, il est nommé évêque de Strasbourg par Louis XVIII et est confirmé dans cette fonction par le pape Pie VII le 23 août 1819. Le 21 mars 1825, il est élevé au rang de cardinal lors du consistoire tenu par le pape Léon XII. Il reçoit le chapeau rouge le 18 mai 1829 et le titre de cardinal-prêtre de « S. Sabina » le 21 mai. Il participe au conclave de 1829 qui désigne Pie VIII. Il participe également au conclave de 1830-1831 qui élit Grégoire XVI Il meurt le 1er janvier 1844 de la goutte à Rouen. Il est enterré dans la chapelle de la Vierge de la cathédrale de Rouen.

 

 

D

 

 

Pierre DAC

DAC Pierre (1893-1975)

Comique et résistant

C'est un 15 août, en 1893, que naquit Pierre Dac. Bien que lui soit né à Châlons (alors "sur Marne", aujourd'hui "en Champagne"), ses parents sont originaires de Niederbronn. Lors d'une intervention, restée fameuse, sur les ondes de Radio Londres, il a revendiqué avec force son héritage alsacien.

Si l'humoriste est encore connu, beaucoup ont oublié (mais l'ont-ils jamais su ?) le rôle de Pierre Dac durant la guerre. Dès 1941, il rejoint la Résistance, est fait prisonnier deux fois, s'évade deux fois, gagne Londres et, à partir de 1943, devient l'une des voix de Radio Londres, brocardant le régime de Vichy et la collaboration.

Il devient l'une des cibles de Philippe Henriot, figure de la collaboration et éditorialiste de Radio-Paris, qui, le 10 mai 1944, l'attaque de front en évoquant ses origines juives et en rappelant que son véritable nom est André Isaac et qu'il est le fils de Salomon Isaac et de Berthe Kahn «... Dac s'attendrissant sur la France, c'est d'une si énorme cocasserie qu'on voit bien qu'il ne l'a pas fait exprès. Qu'est-ce qu'Isaac, fils de Salomon, peut bien connaître de la France, à part la scène de l'ABC où il s'employait à abêtir un auditoire qui se pâmait à l'écouter ? La France, qu'est-ce que ça peut bien signifier pour lui ?...»

Le lendemain, Pierre Dac lui répond au micro... «M. Henriot s'obstine; M. Henriot est buté. M. Henriot ne veut pas parler des Allemands. Je l'en ai pourtant prié de toutes les façons : par la chanson, par le texte, rien à faire. Je ne me suis attiré qu'une réponse pas du tout aimable - ce qui est bien étonnant - et qui, par surcroît, ne satisfait en rien notre curiosité. Pas question des Allemands. C'est entendu, monsieur Henriot, en vertu de votre théorie raciale et national-socialiste, je ne suis pas français. A défaut de croix gammée et de francisque, j'ai corrompu l'esprit de la France avec L'Os à moelle. Je me suis, par la suite, vendu aux Anglais, aux Américains et aux Soviets. Et pendant que j'y étais, et par-dessus le marché, je me suis également vendu aux Chinois. C'est absolument d'accord. Il n'empêche que tout ça ne résout pas la question: la question des Allemands. Nous savons que vous êtes surchargé de travail et que vous ne pouvez pas vous occuper de tout. Mais, tout de même, je suis persuadé que les Français seraient intéressés au plus haut point, si, à vos moments perdus, vous preniez la peine de traiter les problèmes suivants dont nous vous donnons la nomenclature, histoire de faciliter votre tâche et de vous rafraîchir la mémoire :

  • Le problème de la déportation; le problème des prisonniers; le traitement des prisonniers et des déportés;
  • le statut actuel de l'Alsace-Lorraine et l'incorporation des Alsaciens-Lorrains dans l'armée allemande;
  • les réquisitions allemandes et la participation des autorités d'occupation dans l'organisation du marché noir;
  • le fonctionnement de la Gestapo en territoire français et en particulier les méthodes d'interrogatoire les déclarations du Führer dans Mein Kampf concernant l'anéantissement de la France.

Peut-être me répondrez-vous, monsieur Henriot, que je m'occupe de ce qui ne me regarde pas, et ce disant vous serez logique avec vous-même, puisque dans le laïus que vous m'avez consacré, vous vous écriez notamment : «Mais où nous atteignons les cimes du comique, c'est quand notre Dac prend la défense de la France ! La France, qu'est-ce que cela peut bien signifier pour lui ?» Eh bien ! Monsieur Henriot, sans vouloir engager de vaine polémique, je vais vous le dire ce que cela signifie, pour moi, la France. Laissez-moi vous rappeler, en passant, que mes parents, mes grands-parents, mes arrière-grands-parents et d'autres avant eux sont originaires du pays d'Alsace, dont vous avez peut-être, par hasard, entendu parler ; et en particulier de la charmante petite ville de Niederbronn, près de Saverne, dans le Bas-Rhin. C'est un beau pays, l'Alsace, monsieur Henriot, où depuis toujours on sait ce que cela signifie, la France, et aussi ce que cela signifie, l'Allemagne. Des campagnes napoléoniennes en passant par celles de Crimée, d'Algérie, de 1870-1871, de 14-18 jusqu'à ce jour, on a dans ma famille, monsieur Henriot, lourdement payé l'impôt de la souffrance, des larmes et du sang. Voilà, monsieur Henriot, ce que cela signifie pour moi, la France. Alors, vous, pourquoi ne pas nous dire ce que cela signifie, pour vous, l'Allemagne ? Un dernier détail : puisque vous avez si complaisamment cité les prénoms de mon père et de ma mère, laissez-moi vous signaler que vous en avez oublié un, celui de mon frère. Je vais vous dire où vous pourrez le trouver ; si, d'aventure, vos pas vous conduisent du côté du cimetière Montparnasse, entrez par la porte de la rue Froidevaux ; tournez à gauche dans l'allée et, à la 6e rangée, arrêtez-vous devant la 8e ou la 10e tombe. C'est là que reposent les restes de ce qui fut un beau, brave et joyeux garçon, fauché par les obus allemands, le 8 octobre 1915, aux attaques de Champagne. C'était mon frère. Sur la simple pierre, sous ses nom, prénoms et le numéro de son régiment, on lit cette simple inscription: «Mort pour la France, à l'âge de 28 ans». Voilà, monsieur Henriot, ce que cela signifie pour moi, la France. Sur votre tombe, si toutefois vous en avez une, il y aura aussi une inscription.Elle sera ainsi libellée : Philippe Henriot

Mort pour Hitler, Fusillé par les Français... Bonne nuit, monsieur Henriot. Et dormez bien.». Henriot fut abattu le 28 juin 1944 par la Résistance. Ce que Pierre Dac ne dit pas dans ce texte, c'est qu'il a lui-même été au front, de 1914 à 1918, et blessé deux fois !
A son retour, il exerce plusieurs petits métiers puis, dans les années 30, commence une carrière de chansonnier dans différents cabarets. En 1935, il arrive à la radio où il créé "La course au trésor", une émission humoristique, et anime "la Société des Loufoques". Des loufoques qui auront leur journal officiel en 1935, lorsqu'il fonde "L'os à moelle". A près la parution de son numéro 109, le 7 juin 1940, l'équipe est contrainte de fuir Paris avant l'arrivée des troupes d'occupation. Pierre Dac se réfugie à Toulouse, dans un premier temps, avant de rejoindre Londres qu'il atteint après deux tentatives qui s'étaient soldées par des arrestations.

De retour à Paris, après la Libération, il reprend sa carrière en duo avec Francis Blanche. Suivront de nombreux sketches (dont le fameux "Sâr Rabindranath Duval" en 1957) et des feuilletons radiophoniques : "Malheur aux barbus" (213 épisodes de 1951 à 1952), "Signé Furax" (1 034 épisodes entre 1956 et 1960) et "Bons baisers de partout" (740 épisodes). Il est l'inventeur du Schmilblick, qui "ne sert absolument à rien et peut donc servir à tout".

Entre 1964 et 1966 il fait publier à nouveau L'Os à Moelle. En 1965, il se déclare candidat à la présidentielle, soutenu par le MOU (Mouvement ondulatoire unifié) qui a pour le slogan "Les temps sont durs ! Vive le MOU !" mais, pour ne pas se fâcher avec le général de Gaulle, l'ancien résistant renonce et abandonne sa campagne.

En 1972, à Meulan, un square et une statue sont inaugurés en son honneur. Il meurt à Paris le 9 février 1975. Pierre Dac était chevalier de la Légion d'honneur, Croix de guerre 1914-1918 et 1939-1945 (avec deux palmes et cinq étoiles) et médaille de la Résistance.

 

Gabriel Auguste DAUBREE

DAUBREE Gabriel-Auguste (1814-1896)

Ingénieur des mines et professeur de minéralogie

naquit à Metz . Ingénieur des mines en 1837, il fut nommé professeur de minéralogie à la Faculté des Sciences de Strasbourg, dont il fut une des gloires. On lui doit surtout une Description géologique du département du Bas-Rhin (Strasbourg 1854), une foule de mémoires, rapports, observations, notamment un mémoire sur le gisement du bitume, du lignite et du sel gemme dans le terrain tertiaire de Péchelbronn et de Lobsann (Paris, 1858). Daubrée quitta l'Alsace en 1861 et revêtit de hautes fonctions à. Paris.

 

DASYPODIUS Conrad (1532-1601)

Mathématicien et horloger

Conrad Dasypodius, né à Strasbourg en 1532. Il fit des études de mathématiques dans sa ville natale, à Paris et à Louvain. De retour en 1562, il publia des ouvrages sur les mathématiques. Il résolut de reprendre les plans de restauration de l'horloge astronomique qui ne fonctionnait plus. En 1571, il commença à collaborer avec un jeune horloger Isaac Habrecht, originaire de Schaffhouse, né en 1544, et son jeune frère Josias (né en 1552). Dasypodius s'adjoignit encore le mathématicien David Wolken­stein, originaire de la Silésie, établit le projet et le plan, donna les explications précises et détaillées. Achevée en 1574, cette oeuvre éveilla un enthousiasme général et une admiration universelle et fut considérée comme « une des merveilles du monde ». Dasypo­dius mourut en 1601 comme professeur et Doyen de l'Académie. Isaac Habrecht, nommé horloger de la ville, mourut en 1620.

 

Théodore DECK

DECK Théodore (1823-1891)

Faïencier

né en 1823 à Guebwiller, a donné un beau développement à son art. Après son apprentis­sage de potier à Strasbourg, il réalisa des plaques de faïence pour poêles en Autriche, à Prague, Budapest, Berlin, Hambourg, Düsseldorf, Paris. En 1860, il s'établit à son compte à Paris, arriva à créer de belles colorations de faïences, ressemblant par leurs tons intenses et leur éclat à celles de l'Orient, surtout en bleu turquoise (bleu de Deck), d'autres magnifiques à fond d'or. Il récolta de grands succès et jouit de la renommée de premier céramiste mondial. Il fut nommé directeur de la manufacture de Sèvres (1887) et mourut à Paris en 1891.

 

de DIEST Guillaume (?-1439)

Religieux

Guillaume de Diest, évêque de 1393 à 1439, de caractère impérieux et très dépensier, acquit une fort mauvaise renommée, dilapida la fortune du diocèse et provoqua de grandes difficultés ; finalement, les chanoines du Grand Chapitre le firent prisonnier et l'enfermèrent. Le litige continua encore pendant des années. Ce fut un épiscopat désastreux.

 

DIETRICH Dominique (1620-1694)

Homme politique

L'ammestre de Strasbourg, Dominique Dietrich encourut la disgrâce du Roi-Soleil à cause de sa foi protestante Il naquit à Strasbourg en 1620 d'une famille immigrée de Saint­Nicolas-de-Port en Lorraine. Grâce à son talent, son intelligence et son habileté dans les affaires, Dietrich devint ammeister en 1660 et joua un rôle prépondérant dans la politique strasbour­geoise. Quand Strasbourg se vit de plus en plus menacé dans son indépendance (septembre 1681), Dietrich dut se rendre à la tête de la députation strasbourgeoise auprès du général Montclar et du ministre Louvois. L'ammeister sut encore obtenir de bonnes conditions, mais dut accepter la capitulation. Dans les années suivantes, Dietrich, protestant convaincu, résista à toutes les sollicitations du roi de France et resta inébranlable dans sa foi. Aussi fut-il exilé à Guéret (dans la Creuse) en 1685, puis après un retour en 1688, à Vesoul. Autorisé finalement à revenir à Strasbourg, il resta prisonnier dans sa maison, ne pouvant voir que les membres de sa famille ; il s'éteignit en 1694.

 

de DIETRICH Jean (1719-1795)

Industriel

né à Strasbourg en 1719, s'adonna à l'étude de la minéralogie et des mines. Il fut le créateur de l'établissement métallurgique de Niederbronn avec plusieurs usines, hauts-fourneaux, forges et laminoirs. Il acquit une partie des seigneuries de Niederbronn, Oberbronn, Reichshoffen avec toutes ses dépendances (1761) et, un peu plus tard, la seigneurie du Ban de la Roche (1771). Le roi de France l'anoblit en 1761. Il mourut en 1795.

 

Baron Philippe Frédéric de DIETRICH

de DIETRICH Philippe-Frédéric (1748-1793)

Industriel et homme politique

né en 1748, fils du précédant, né à Strasbourg en 1748, s'occupa activement de métallurgie et de métaux ; en 1780, il entra à l'Académie des Sciences et se lia avec les encyclopédistes. Il publia une Description des gîtes de minerai, forges salines, verrières de la Haute et Basse-Alsace (1789). Le grand patriote et idéaliste est à mettre au premier plan. Devenu maire de Strasbourg en 1790, il organisa la grande fête de la Fédération des provinces de l'Est à Strasbourg (juin 1790) ; il se trouvait alors à l'apogée de sa popularité. Maire de Strasbourg de 1790 à 1792, il est à l'origine de notre hymne national, "La Marseillaise".

Le Baron de Dietrich tenait salon. Parmi les habitués, le capitaine Rouget de Lisle, affecté au bataillon "Les enfants de la Patrie". Le 25 avril, un courrier annonce la déclaration de guerre faite cinq jours plus tôt au roi de Bohème et de Hongrie. Selon la légende, le baron aurait demandé au capitaine : «Monsieur de Lisle, trouvez un beau chant pour ce peuple soldat qui surgit de toutes parts à l'appel de la patrie en danger et vous aurez bien mérité de la Nation». Autre habitué de ce salon, le maître de chapelle de la cathédrale, Ignace Pleyel qui avait déjà collaboré avec Rouget de Lisle et qui serait le véritable compositeur de l'hymne. C'est le baron lui-même, qui avait, paraît-il, une assez jolie voix,

Première de l'hymne de marche des armées du Rhin

qui l'interpréta pour la première fois, accompagné au clavecin par la baronne.

Soupçonné de protéger des prêtres réfractaires et accusé d'avoir manifesté son opposition à l'insurrection du 10 août 1792 (prise des Tuileries et arrestation de la famille royale), il comparaît devant le tribunal de Besançon qui l'acquitte. Mais, sous la pression de Robespierre qui voit en lui en dangereux conspirateur, il est transféré à Paris et rejugé. Condamné à mort par le tribunal révolutionnaire, il sera guillotiné le 29 décembre 1793. Le 23 août 1795, après la chute de Robespierre, il est réhabilité par la Convention Nationale.

 

de DIETRICH Albert-Maximilien-Frédéric (1802-1888)

Industriel

né en 1802, il remonta l'entreprise familiale. Grand travailleur, habile et énergique, et dirigea avec compétence et succès les forges et usines de Niederbronn, Jaegerthal, Reichshoffen, Mouterhouse. Il oeuvra en outre considérablement dans le domaine social, créant des caisses de maladie et d'invalidité, s'occupant des veuves et des orphelins ; il resta à Niederbronn après 1870 et y mourut en 1888.

 

DITTERLIN Wendelin (1551-1599)

Peintre et illustrateur

né en 1551 à Pfullendorf, travailla surtout à Strasbourg. Il créa d'innombrables ornements de la Renaissance, décora de nombreuses maisons patriciennes de Strasbourg, le nouvel hôtel de ville de 1585, l'aile Renaisance de l'Oeuvre Notre-Dame. Mort à Strasbourg en 1599, il a laissé son Architectura, avec plus de 200 planches gravées, comprenant des éléments Renaissance les plus compliqués (en 2 volumes, parus en 1593 et 1594).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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