Association pour la préservation et la conservation

du patrimoine culturel

et traditionnel

d' Erstein

 

 

 

 

 

Notre devise :

Conserver le passé,

dans le présent,

pour pouvoir le transmettre

au futur

 

 

 

 

 

 

Le premier site a été créé le

1er novembre 2012

par son webmestre

et propriétaire

Jean Louis Eschbach

sous la dénomination

Vieil-Erstein.fr

 

Il a été clos le

1 / 7 / 2018

avec 600 000 clics

à son actif.

 

Ce nouveaux site a été ouvert le

1er Janvier 2018

Il appartient désormais à l'association et est mis en oeuvre par :

 

Bernard DESCHLER

et

Jean Louis ESCHBACH

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ancien site Vieil-Erstein.fr

600 000  clics

 

+

clics

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COMMUNIQUES

 

 

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 les 3èmes mardi

de chaque mois

 

 

Réunion

 du   comité

 

à 20h en la

salle Conrath

de la Maison

des Œuvres

 

 

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Association

Le Vieil Erstein

ùn rund um's Kanton

1 place de

l'Hôtel de Ville

67150  ERSTEIN 
 

 

Téléphone :

03 88 98 64 99

 ou 

06 86 56 40 68

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Petit Dictionnaire

d'hommes et de femmes célèbres

ayant leurs racines

en Alsace

 

 

 

 

 

A

 

 

ABEL Hans Karl (1876-1951)

Auteur et écrivain

De père allemand et de mère alsacienne, habita à Metzeral, écrivit d'abord des pièces de théâtre en dialecte, également des recueils de poésie (In Halm u.Feder, Do lacht mi Elsass). Il traita le problème alsacien dans son roman Die elsässische Tragôdie (1911) et fonda le théâtre de verdure à Metzeral (1913) pour lequel il rédigea Die silbernen Glocken vom Ilienkopf Ayant vécu en Allemagne à partir de 1919, il revint mourir en Alsace.

 

ADAM Louis (1758-1848)

Professeur de musique

Né le 3 décembre 1758 à Muttersholtz, s'installe à Paris en 1775 où il étudie avec Jean-Frédéric Edelmann, Strasbourgeois d'origine. En 1795, le Conservatoire National est créé. C'est l'un des rares endroits où l'on peut étudier un nouvel instrument, le piano-forte. Les professeurs sont alors des clavecinistes fraîchement convertis au piano-forte. L'arrivée de Louis Adam, en 1797, marque les vrais début de l'enseignement du piano. Virtuose de cet instrument, compositeur, son expérience lui sert à mettre au point une "Méthode ou principe général du doigté pour le piano-forte" en 1798, puis une "Méthode nouvelle pour le piano" en 1802 et, en 1804, une "Méthode de piano du Conservatoire". Il y enseignera jusqu'en 1842 tout en poursuivant sa carrière de concertiste et de compositeur. Il meurt à Paris le 8 avril 1848. Il est le père d'Adolphe Adam (le compositeur du "Postillon de Longjumeau", "Giselle", "Le Corsaire"... et surtout - c'est de saison en ce début décembre - du célèbre "Cantique de Noël", encore connu sous le nom de "Minuit Chrétien") et le parrain de Ferdinand Hérold ("La fille mal gardée", "Zampa"...).

 

d'ANDLAU

Militaires

  • François-Antoine, (1703-1787) né à Strasbourg en 1703, bailli de l'ancienne préfecture impériale de Kaysersberg, mourut en 1787 ;
  • le comte François-Eléonor, (1710-1763) né en 1710 et mort en 1763, obtint le grade de lieutenant général ;
  • Frédéric­Antoine-Marc, alias Maximilien, (1736-1820) né en 1736, maître de camp en 1773, maréchal de camp en 1788, député aux Etats-Généraux en 1789, dut émigrer en 1791, mais obtint finalement le grade de lieutenant-général en 1816 et mourut en 1820 ;
  • Antoine-Henri, (1740-1839) né en 1740, brillant officier de cavalerie, devint en 1783 ministre plénipotentiaire à Bruxelles et maréchal de camp en 1788 ;`il mourut en 1822

 

d'ANDLAU

Religieux

  • Colomban d'An­dlau (1627-1707) abbé de Murbach de 1662 à 1664, et
  • Benoit d'Andlau, (1761-1839) dernier prince-abbé de Murbach et de Lure en 1786 à 26 ans, député aux Etats-Généraux en 1789. Par suite de la suppression de l'abbaye par la Révolution, il quitta l'Alsace et vécut à Eichstätt, s'adonnant à la piété et aux oeuvres de charité ; il refusa l'évêché d'Augsbourg et celui d'Eichstätt et mourut en 1839.

 

Comte Hubert d'ANDLAU de HOMBOURG

d'ANDLAU de HOMBOURG Hubert (1868-1959)

Propriétaire et homme politique

Le comte Hubert d'Andlau-Hombourg, né en 1868 à Heidenfeld – village bavarois aujourd'hui rattaché à la commune de Röthlein – et décédé en 1959 à Stotzheim, est un homme politique issu d'une vieille famille de la noblesse alsacienne. Ancien représentant de l'Alsace au Landtag, propriétaire agricole, président de la Fédération agricole d'Alsace et de Lorraine et de la Chambre d'agriculture du Bas-Rhin, il est élu conseiller municipal de Stotzheim puis sénateur du Bas-Rhin en 1928 et est réélu à ce dernier poste lors du scrutin de 1936. Au Sénat, il siège au sein du groupe de l'Union républicaine, apparenté à l'Alliance démocratique, c'est-à-dire au centre libéral et laïc. Le 10 juillet 1940, il vote en faveur de la remise des pleins pouvoirs au Maréchal Pétain. A la Libération, il est déclaré inéligible et ne retrouve pas le chemin du Parlement.

 

ANSHELM Thomas (1460-1524)

Imprimeur

Originaire de Baden-Baden (né vers 1460-1470), il ouvrit une imprimerie à Haguenau en 1516. Différents artistes, H. Baldung Grien, Schâuffelin et d'autres travaillèrent pour lui et fournirent des gravures pour ses publications. Il exerça une influence notable sur la vie culturelle de la ville par les publications d'auteurs classiques et par la formation d'une espèce d'Académie (Academia Anshelmiana), une société littéraire qu'il réunit dans sa maison. Gagné par les doctrines de la Réforme, il publia entre autres plusieurs écrits de Luther en langue allemande, également de J. Reuchlin ; il mourut en 1524.

 

d'ANTHES Philippe-Michel et Jean Henri

Industriels

  • Philippe-Michel (1640-1708) - Industriel.  Philippe-Michel né en 1640, vint en Alsace vers 1675. Il s'établit à Mulhouse dont il devint bourgeois en 1694. Il mit à profit ses connaissances métallur­giques et exploita des forges et hauts-fourneaux à Belfort et Giromagny et les forges de la vallée de Masevaux (Oberbruck). Il mourut en 1708
  • Jean-Henri son fils, né à Weinheim en 1670, continua l'oeuvre du père et la développa en particulier dans la vallée de Masevaux. Il passa à la fabrication du fer-blanc et obtint en 1720 le privilège de « Manufacture royale de fer-blanc », puis en 1730 un nouveau privilège pour une « Manufacture royale d'armes blanches en Alsace pour le service des troupes du Roy » installée à Klingenthal. En 1731, il fut anobli comme seigneur de Blotzheim et de Brinckheim. Il mourut à Oberbruck en 1733. Après la mort de Henri d'Anthès en 1735, l'entreprise passa dans plusieurs mains, pour être acquise finalement en 1801 par la famille Coulaux qui la fit prospérer.

 

Baron Georges-Charles d'ANTHES

d'ANTHES Georges-Charles (1812-1895)

Militaire et homme politique

Baron de Heeckeren, né à Colmar en 1812. Il entra dans la carrière militaire et devint officier des chasseurs de l'impératrice de Russie. Il fut adopté par le baron de Heeckeren, de vieille famille noble hollandaise, et prit ce nom. Ayant épousé la sœur d'Alexandre Pouchkine, l'un des plus grands poètes et écrivains russes, il se prit de querelle avec lui et le tua en duel (1837). Il dut prendre la fuite et revint en Alsace, habita à. Soultz, devint membre, puis président du Conseil Général du Haut-Rhin ; élu député à l'Assemblée constituante, il se prononça pour Napoléon III, remplit encore différentes missions diplomatiques et fut nommé sénateur. Séjournant tantôt à Paris, tantôt à Soultz, tantôt à Masevaux, il ne mourut qu'en 1895.

 

Georges-Daniel ARNOLD

ARNOLD Georges-Daniel (1780-1829)

Professeur de droit et Auteur alsacien

 

Né à Strasbourg en 1780, mort en 1829. D'abord professeur de code civil à Coblence en 1806, il rentra en Alsace et devint professeur d'histoire à la Faculté des Lettres de Strasbourg en 1810, professeur à la Faculté de droit, conseiller de préfecture en 1820, Doyen de la Faculté de droit, mais mourut subitement, encore jeune.

En 1816, il publia la célèbre pièce de théâtre Le Lundi de Pentecôte (Der Pfingstmontag), dont Goethe fit une critique bienveillante. Cette pièce est l'ancêtre de toute la production dialectale alsacienne.

 

 

Jean ARP

ARP Jean (1886-1963)

Peintre, sculpteur et illustrateur

Né le 16 septembre 1886 à Strasbourg, dans une Alsace alors allemande. Il poursuit ses études d'art, commencées à Strasbourg, à l'Académie des Beaux-Arts de Weimar et à l'Académie Julian de Paris. Après s'être, un temps, consacré à la poésie, il revient à la peinture et participe à des expositions, dont celle du "Blaue Reiter" en 1912. Cette même année, il participe à la fondation du mouvement Dada et se fait connaître comme illustrateur. En 1917, il commence à sculpter. De 1926 à 1928, il travaille avec son épouse, Sophie Taeuber (originaire de Davos), et l'artiste néerlandais Theo van Doesburg à la transformation de l'Aubette, place Kléber à Strasbourg. En 1939, par réaction à la montée du national-socialisme, il francise son prénom en Jean. Installé depuis 1925 à Clamart dans une maison-atelier dont Sophie a dessiné les plans, il se réfugie en Dordogne en 1940, puis à Grasse et enfin à Zurich lorsque les Allemands occupent la zone libre. C'est là que Sophie meurt, le 13 janvier 1943, intoxiquée au monoxyde de carbone émis par un poêle défectueux. Après la guerre, de nombreuses expositions sont consacrées à Jean Arp qui se voit offrir des commandes prestigieuses : Harvard Graduate Center de Cambridge, Cité Universitaire de Caracas, UNESCO à Paris... En 1954, le Grand Prix International de Sculpture de la Biennale de Venise lui est décerné

 

AUFSCHLAGER Jean-Frédéric (1766-1833)

Pédagogue

Né en 1766 à Kunheim, mort à Strasbourg en 1833, rédigea des ouvrages de pédagogie et d'instruction élémentaire. Parmi ses publications figurent : Petit Tableau de Strasbourg ou Notions topographiques et historiques de cette ville (1821), puis L'Alsace Nouvelle, description historique et topographique des deux Départements du Rhin (1826).

 

B

 

BADER Théophile (1864-1942)

Homme d'affaires

est né le 24 avril 1864 à Dambach-la-Ville dans une famille de petits commerçants juifs. En 1870, ses parents, profondément attachés à la France, le place comme interne au lycée de Belfort. C'est un élève brillant, particulièrement doué en mathématiques, qui obtient tous les prix de sa classe. Il poursuit des études universitaires à Paris, puis se lance dans les affaires. Le 13 décembre 1893, avec son cousin Alphonse Kahn, Théophile Bader ouvre un magasin de nouveautés dans une petite mercerie (70m2) située à l'angle de la rue La Fayette et de la rue de la Chaussée d'Antin. L'emplacement, à proximité de l'Opéra, des grands boulevards et de la toute nouvelle gare Saint-Lazare, est idéal. La configuration du magasin (la circulation s'effectue dans des allées entre les rayons) et son emplacement vont lui donner son nom, "Galeries Lafayette". Le succès est immédiat et l'agrandissement devient nécessaire. C'est ainsi qu'en 1896, la société achète la totalité de l'immeuble du 1 rue La Fayette puis, en 1905, des immeubles du boulevard Haussmann (les 38, 40 et 42) et de la rue de la Chaussée d'Antin (le 15). En 1909, un autre Alsacien, que Bader connaît bien, Ernest Wertheimer (originaire d'Obernai) qui est à la tête des "Cosmétiques Bourjois", lui accorde un prêt pour l'acquisition du 23 de la rue de la Chaussée d'Antin. Théophile Bader confie l'agencement de ce vaste ensemble à un célèbre architecte de l'époque (un prix de Rome) Georges Chedanne, puis à l'élève de celui-ci, Ferdinand Chanut, qui crée la fameuse coupole. Le concept voulu par Bader est un "bazar de grand luxe dont l'abondance et le luxe des marchandises tourneraient la tête aux clientes". Le nouveau magasin est inauguré en d'octobre 1912. Il se distingue par le raffinement de son intérieur avec ses balcons et sa coupole de style byzantin constituée de dix faisceaux de vitraux peints, enserrés dans une armature métallique richement sculptée de motifs floraux. Et c'est Louis Majorelle qui conçoit les balustres des étages inférieurs et la rampe d'escalier. Sur 5 étages, ce sont 96 rayons qui présentent leurs nouveautés. On y trouve aussi un salon de thé, une bibliothèque, un salon de coiffure et une terrasse qui offre une vue unique sur Paris et sa nouvelle Tour Eiffel. Une grande importance est accordée aux vitrines qui doivent éveiller toutes les envies et tous les désirs. Bader est un visionnaire : lorsque la Société anonyme des Galeries Lafayette est créée le 1er septembre 1899, elle possède déjà ses propres ateliers de fabrication et de confection (Société Parisienne de Confection). Il crée également une crèche pour les enfants des employées, une caisse de secours (1899) et une caisse de retraite (1909). Il est l'un des premiers à vendre, dans son grand magasin, du prêt-à-porter, copie de modèles haute-couture. Sur la façade de la rue La Fayette, il fait poser un calicot : "Les Galeries Lafayette, maison vendant le meilleur marché de tout Paris". Il diversifie aussi son offre en ajoutant de nouveaux rayons comme la confection pour homme, l'ameublement, les jouets, les arts de la table... En 1932, il créé une chaîne de magasins de moyenne surface proposant des produits utilitaires et de consommation courante à des prix très bas. Le premier "Monoprix" ouvre à Rouen. En 1939, il y en aura 23 dans toute la France. En 1935, suite à une grave maladie, Théophile Bader délègue la direction effective des Galeries et de toutes leurs succursales à ses deux gendres, Raoul Meyer et Max Heilbronn. En 1940, victime de la politique d'arayanisation Théophile Bader, Raoul Meyer, Max Heilbronn, les administrateurs du magasin ainsi que 129 employés juifs sont contraints de démissionner. Les familles Bader, Meyer et Heilbronn sont dépossédées de leurs biens. Raoul Meyer et Max Heilbronn rejoignent la Résistance. Heilbronn, auteur du plan de destruction des installations ferroviaires au moment du débarquement allié en France, sera arrêté en 1944 et déporté au Struthof, puis à Buchenwald. Théophile Bader meurt le 16 mars 1942 à Paris. Le 20 septembre 1944, les Galeries Lafayette sont rendues à Raoul Meyer (qui a activement participé à la libération de Paris). Il sera rejoint à leur tête par Max Heilbronn, rentré de Buchenwald en avril 1945. Aujourd'hui, la présidence du directoire du Groupe Galeries Lafayette est assurée par Ginette Moulin, fille de Max Heilbronn et donc petite-fille de Théophile Bader. Théophile Bader n'a jamais oublié ses origines : en 1930, il fournit gratuitement des tissus pour le renouvellement des uniformes de la fanfare municipale de Dambach et en 1937, il invite, à ses frais, les musiciens à Paris. En août 1923, à Deauville, Théophile Bader présente une couturière en vogue à Ernest Wertheimer. Il la connaît depuis longtemps : sa première boutique était située rue Cambon et c'est aux Galeries Lafayette qu'elle achetait les formes pour créer ses chapeaux. Elle vient de passer commande d'un parfum et, parmi les échantillons présentés, elle a choisi le cinquième. Elle l'a donc, tout simplement, baptisé "n°5". Elle s'appelle Gabrielle Chanel, on la surnomme Coco et depuis une dizaine d'années, elle révolutionne la mode féminine. Wertheimer, propriétaire des produits de beauté "Bourjois" est l'homme idéal pour en assurer la production et la commercialisation. Il prend donc 70% du capital de la nouvelle société des Parfums Chanel.

 

BACHER Henri (1890-1934)

Dessinateur et graveur

Né à. Sarreguemines en 1890, était Alsacien par son père, Lorrain par sa mère. Il vécut à Strasbourg­Robertsau, travaillant pour l'Alsace et la Lorraine. Après des débuts difficiles, il trouva sa voie comme dessinateur et graveur (sur bois, sur lino, lithographie) et comme illustrateur. Travailleur enthousiaste, il parcourut sans cesse le pays dans toutes les directions et, dans une joie de création sans pareille, il dessina arbres, fontaines, chapelles, églises, monuments de toutes sortes. Parmi ses oeuvres il faut citer les Cimetières pittoresques d'Alsace (1923), l'illustration des livres Soultz-­sous-Fôrets (1925), Murbach (1928), Elsässische Goethe erinne­rungen (1932) et surtout les dessins de trois volumes des chansons populaires lorraines, publiées par L. Pinck (Verklin­gende Weisen) ; tout le paysage et le folklore lorrain y revivent, les sites et maisons, le mobilier, les costumes, les scènes de la vie. Malheureusement un mal implacable devait enlever l'artiste encore jeune en 1934.

 

BALDE Jacques (1604-1668)

Religieux et poète

Né à Ensisheim en 1604. Il entra dans l'Ordre des Jésuites et passa sa vie loin de l'Alsace, à Munich et à Ingolstadt. Il était un des poètes les plus doués et les plus féconds du siècle, mais écrivait uniquement en latin ; on l'a surnommé le « Horace allemand ». Ses nombreuses et belles poésies sont surtout d'inspiration religieuse, exprimant particulièrement sa vénéra­tion pour Notre-Dame. Il mourut en 1668.

 

BALDUNG-GRIEN Hans (1484-1545)

Peintre

Hans Baldung Grien naquit en 1484 ou 1485, sans doute à Gmünd en Souabe. Jeune il vint à Strasbourg et y apprit son art, puis il se rendit à Nuremberg à l'atelier d'Albrecht Dürer (1505­1507) avec lequel il se lia d'amitié. Revenu à Strasbourg (au plus tard en 1509), il y passa la plus grande partie de sa vie, devint bourgeois de la ville, entouré d'un grand respect, et y mourut en 1545. Son grand chef-d'oeuvre est le Retable de la cathédrale de Fribourg-en-Brisgau, créé au même moment que le Retable d'Issenheim, de 1512 à 1516. Dans les années suivantes, Baldung Grien oeuvra d'une façon extrêmement féconde et créa de nombreux tableaux religieux, des portraits, des scènes allégoriques et mythologiques. Il réalisa également de nombreux dessins, des gravures sur bois et sur cuivre publiés dans les ouvrages d'alors. Il s'ouvrit de plus en plus largement à l'esprit de la Renaissance, et en même temps, sous l'influence de la Réforme, il abandonna la peinture religieuse. Ses tableaux répandus dans de nombreux musées jouissent d'une très large réputation.

 

de BARTENSTEIN Jean Christophe (1689-1767)

Homme politique

Le baron Jean-Christophe Bartenstein, de Strasbourg (1689­1767), qui parlait et écrivait couramment le latin, le français et l'allemand, devint conseiller impérial à partir de 1715, conseiller aulique à la chancellerie impériale de Vienne et finalement Secrétaire d'Etat, d'abord de l'empereur Charles VI, qui l'estimait beaucoup, puis de l'impératrice Marie-Thérèse qui prit son avis dans toutes les questions importantes.

 

BARTH Médard (1886-1976)

Religieux et historien

né à Boersch en 1886 d'une famille de viticulteurs modestes, fut professeur au collège Saint­Etienne à Strasbourg jusqu'en 1939. Avec une énergie, un zèle et une ténacité sans pareil, il s'adonna à l'étude approfondie des documents. Collaborateur à partir de 1926 des Archives de l'Eglise d'Alsace, il publia des ouvrages nombreux, tous de haute valeur scientifique qui lui ont valu une vaste renommée : sur sainte Odile (Die hL Odilia, ihr Kult in Volk u. Kirche, 1938), sur l'évêque saint Arbogast (Der hl. Arbogast, Bischof von Strassburg, seine Persônlichkeit u. sein Kult, 1940), sur saint Léon IX, sur les orgues, sur l'histoire de Boersch, sur l'église de Molsheim, sur les incendies et le service des pompiers. Pendant de très longues années, il réunit une documentation extrême­ment détaillée sur la viticulture en Alsace et en publia l'histoire en 1958 (Der Rebbau im Elsass u. die Absatzgebiete semer Weine). A côté de ces oeuvres, son ouvrage capital reste le dictionnaire des paroisses alsaciennes au Moyen Age (Handbuch der elsässische Kirchen im Mittelalter, 1960-1963), 3 volumes de plus de 2 000 pages, vrai travail de bénédictin, un monument. Mgr. M. Barth mourut en 1976 à 90 ans.

 

BARTHOLDI Auguste (1834-1904)

Sculpteur

né à Colmar, qui y érigea dès avant la guerre de 1870 le monument du général Rapp, inauguré en 1856, puis celui de l'amiral Bruat (1864), où l'on pouvait surtout admirer les statues des continents (celle du nègre inspira Albert Schweitzer). Après 1870, installé à Paris, il réalisa de nombreux monuments dans différentes villes de France (Lyon, Marseille, Clermont-Ferrand, etc.), devint « le roi de l'art monumental » et du colossal dont témoignent le lion de Belfort et la statue de la Liberté éclairant le monde dans le port de New-York (elle a 46 m de haut). Bartholdi réalisa encore plusieurs autres ouvrages dans sa ville natale (Roesselmann, Schwendi, Hirn).

 

BAUM Jean-Guillaume (1809-1878)

Religieux et théologien

Né en 1809 à Floheim (Hesse), qui fit ses études à Strasbourg, devint professeur au Gymnase protestant en 1834, au Séminaire en 1839, occupa la chaire d'éloquence sacrée à la Faculté de théologie, remplit les fonctions de pasteur à Saint-Thomas et de président du Consistoire. Il eut une grande renommée comme prédicateur et attira une très forte assistance. Il publia entre autres : Capito und Bucer, Strassburgs Reforma­toren d'après leur correspondance (1860) ; il participa à la publication des oeuvres de Calvin par Ed. Reuss. A partir de 1872, il occupa une chaire de théologie à la nouvelle Université et mourut en 1878.

 

BAUTAIN ?

Religieux et professeur de philosophie

Le philosophe Bautain séjourna à Strasbourg de 1817 à 1837. Esprit d'une grande envergure, professeur de philosophie à l'Université, il se fit prêtre ; par son éloquence et la hauteur de ses vues il attira de nombreux étudiants. L'évêque ayant fondé à Molsheim une école de hautes études religieuses, appelée la « Petite Sorbonne », Bautain en devint directeur. Mais son enseignement paraissant trop avancé, Bautain partit pour Paris où il exerça encore une grande influence sur la vie catholique.

 

de BERCKHEIM Caroline, Louise, Amélie et Frédérique

Les soeurs poètesses et philosophes

  • Caroline-Octavie, l'aînée, née en 1771, épousa plus tard le baron allemand Frédéric-Georges von Stein ;
  • Louise-Henriette, née en 1772, eut pour mari Augustin Périer, plus tard député et pair de France ;
  • Amélie, née en 1778, se maria avec Albert-Frédéric de Dietrich ; la quatrième finalement,
  • Frédérique-Françoise, appelée Fanny, née en 1778, mourut à vingt ans, fiancée au dernier seigneur de Landsberg.

Leurs Lettres publiées plus tard (Correspondance des Demoiselles de Berckheim et de leurs amies et Journal de Melle Octavie de Berckheim) dépeignent le temps d'alors, les idées morales, philosophiques et religieuses, également les années tourmentées de la Révolution française.

 

de BERCKHEIM Frédéric-Sigismond (1775-1819)

Militaire

né en 1775 à Schoppen­wihr, frère des « demoiselles de Berckheim », était officier de cavalerie de haute valeur. Colonel en 1807 à 32 ans, il se distingua à Friedland, Eckmühl, Esslingen, Wagram et fut fait général de brigade en 1809. Il se distingua encore pendant la campagne de Russie, et lors de la retraite, défendit le passage de la Bérésina. En 1813, il fut nommé général de division et combattit encore en 1815 sous les ordres de Rapp dans l'armée du Rhin. Député en 1816, il mourut en 1819, à 44 ans, épuisé par les blessures et fatigues des nombreuses campagnes.

 

de BERCKHEIM Sigismond-Guillaume (1819-1892)

Militaire

Le baron Sigismond-Guillaume de Berckheim, né en 1819, participa aux campagnes d'Afrique du Nord en 1846 où il devint capitaine. Puis il occupa le poste d'officier d'ordonnance de Napoléon III et se distingua dans les campagnes de Crimée et d'Italie. Général de brigade, il se trouva engagé à Metz pendant la malheureuse guerre de 1870-71, devint général de division en 1871 et mourut à Paris en 1892. A son sujet le général Zurlinden écrivit (La Guerre de 1870, Réflexions et Souvenirs, 1904), « Le général de Berckheim s'était fait à Metz, comme devant Sébastopol, comme en Italie, une réputation bien justifiée par ses admirables qualités de chef et de soldat ».

 

BERNEGGER Mathias (1582-1640)

Professeur d'Histoire

Matthias Bernegger est venu d'Autri­che à Strasbourg en 1598, où il occupa à partir de 1608 la chaire d'histoire et d'éloquence. Il laissa des Commentaires d'auteurs classiques (Tacite, Pline le Jeune).

 

Hippolyte BERNHEIM

BERNHEIM Hippolyte (1840-1919)

Professeur de psychothérapie par l'hypnose

 né le 17 avril 1840 à Mulhouse. Après des études primaires et secondaires dans sa ville natale, il entre à l'Université de Strasbourg où il obtient son doctorat en médecine en 1867. Nommé la même année maître de conférence, il s'établit comme médecin à Strasbourg. En 1871, il quitte l'Alsace annexée pour s'installer à Nancy où il sera nommé professeur de médecine interne en 1879. En 1882, il découvre les travaux sur l'hypnose d'Ambroise-Auguste Liébeault avec lequel il va fonder l'Ecole de Nancy ou Ecole de la suggestion. Il publie plusieurs ouvrages théorisant l'hypnose et la suggestion avant d'abandonner progressivement la première au profit de la seconde et met au point une méthode qu'il appelle psychothérapie. Ses travaux sont connus dans le monde entier et de nombreux chercheurs viennent le consulter. C'est ainsi qu'Emile Coué (en 1885) et Sigmund Freud (en 1889) viennent approfondir leurs connaissances. Freud traduira d'ailleurs en allemand "De la suggestion dans l'état hypnotique et dans l'état de veille" publié par Bernheim en 1884. Au début du XXe siècle, Hippolyte Bernheim était considéré comme le plus grand psychothérapeute d'Europe. Il décède le 22 février 1919 à Paris.

 

BIGOT de MOROGUES Marie (1786-1820)

Musicienne

née à Colmar le 2 mars 1786. Ses parents étaient musiciens : son père Joseph, violoncelliste, et sa mère, Catherine (née Leyer), pianiste. C'est avec elle que la petite Marie apprendra le piano. En 1791, la famille s'installe à Neuenburg en Suisse. Quelques années plus tard, elle y fait la connaissance de Paul Bigot de Morogues, un noble breton qui s'y était réfugié en 1800. Elle l'épouse le 9 juillet 1804 et, quelques jours plus tard, le jeune couple part pour Vienne où Paul Bigot de Morogues est engagé comme bibliothécaire de l'ambassadeur du Tsar, le comte Andrej Kyrillovic Rasumovskij. Ce dernier fréquentait de nombreux musiciens, parmi lesquels Beethoven et Salieri, et c'est ainsi que Marie put nouer des contacts dans le milieu musical viennois et faire ses débuts de concertiste. Son talent est rapidement reconnu. La revue musicale "Allgemeine musikalische Zeitung" souligne l'élégance, la légèreté et la délicatesse de son jeu. Beethoven, avec lequel elle se lie d'amitié, lui offre le manuscrit de sa "Sonata Appassionata op. 5" dont elle est la première interprète. En 1809, le couple doit quitter Vienne (les hostilités entre la France et l'Autriche reprennent) et s'installe à Paris. Marie continue sa carrière de concertiste, tout en travaillant la composition avec Cherubini et Auber. Si elle consacre principalement sa carrière pianistique à Mozart et Beethoven, elle s'attache également à faire redécouvrir l'oeuvre de Bach. En 1812, son mari est fait prisonnier à Wilno (Vilnius). Il ne rentrera à Paris qu'en 1817. Pour gagner sa vie, Marie donne des leçons de piano. La réputation de la pédagogue est à la hauteur de celle de la concertiste et les élèves se pressent à ses cours. Parmi eux, Félix et Fanny Mendelssohn qui séjournent à Paris en 1816. De santé fragile, elle décède le 16 septembre 1820. Elle n'a que 34 ans.

 

 

 

 

 

 

 

 

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