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Association pour la préservation et la conservation

du patrimoine culturel

et traditionnel

d' Erstein

 

 

 

 

 

Notre devise :

Conserver le passé,

dans le présent,

pour pouvoir le transmettre

au futur

 

 

 

 

 

 

Le premier site a été créé le

1er novembre 2012

par son webmestre

et propriétaire

Jean Louis Eschbach

sous la dénomination

Vieil-Erstein.fr

 

Il a été clos le

1 / 7 / 2018

avec 600 000 clics

à son actif.

 

Ce nouveaux site a été ouvert le

1er juillet 2018

Il appartient désormais à l'association et est mis en oeuvre par :

 

Jean Louis ESCHBACH

 

 

 

 

 

 

 

Ancienne version du 

site Vieil-Erstein.fr avait

 

600 000  clics

au compteur

 

auxquels se rajoutent

 

Site Vieil-Erstein.alsace nouvelle version

 

clics

 

soit plus d'un million de clics

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COMMUNIQUES

 

 

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 les 3èmes mardi

de chaque mois

 

 

Réunion

 du   comité

 

à 20h en la

salle Conrath

de la Maison

des Œuvres

 

 

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Assemblée générale

2022

de l'association a eu lieu le

31 mars 2023

 

à 20h en la

salle Conrath

de la Maison

des Œuvres

 

La prochaine AG

est prévue pour

mars 2024

 

 

 

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Association

Le Vieil Erstein

ùn rund um's Kanton

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ERSTEIN Conférence                                                                            Article des DNA

 

Les Yéniches, peuple du Ried

 

En marge de l'exposition Yéniches, une culture dis­parue » à la médiathèque, Rémy Welschinger, a présenté vendredi dernier son livre Vanniers (Péniches) d'Alsace, nomades blonds du Ried.

 

Invitées par l'association du Vieil Erstein, plus de 80 personnes s'étaient déplacées pour l'occa­sion, si bien qu'il a fallu ajouter quelques chaises et se serrer un peu. Avec un talent de conteur indéniable, l'anthropologue Rémy Welschinger a retracé pendant plus d'une heure et demie les pérégrinations des Yéniches du Moyen Age à nos jours.

 

 

 

Son intérêt pour le sujet remonte à son enfance campagnarde. « Je les voyais arriver en clan dans mon village, c'était très impression­nant. D'ailleurs les moins jeunes d'entrevous s'en souviennent : ils proposaient à tue-tête, de leur phrasé particulier, paniers, aiguisage de couteau, collecte de peaux de lapins... »

 

Par la suite, après avoir enseigné en milieu scolaire spécialisé, le jeune anthropologue, s'étant aperçu qu'on trouvait très peu de documents sur les Yéniches, a rencontré le Dr Schmidt connu à Erstein pour avoir soigné et s'être intéressé à cette population. il a ainsi pu côtoyer quelques familles et approfondir le sujet.

 

Apparus en Alsace vers 1820

 

Ce peuple nomade d'origine alémanique apparaît au Moyen Age dans la catégorie sociale la plus pauvre : les serfs de la société féodale. Rejetés des villes, ils errent dans les campagnes de Land en Land, se forgeant une langue et une identité. « Ils ont gardé l'allemand comme base, tout en inventant d'autres mots afin de se comprendre entre eux sans être compris des autres », explique Rémy Welschinger. Avec le yéniche comme langue commune, ils vivent en clan et se marient   entre eux. Cette endogamie leur donne une morphologie caractéristique de blonds aux yeux bleus, qui les distingue des Tziganes, nomades parfois parodiés lors des défilés eux aussi, mais

originaires d'Inde et plutôt bruns.

 

Les Yéniches sont apparus en Alsace vers 1820, lors d'une crise économique en Allemagne. Ils cantonnent surtout dans le Ried, plantant leurs tentes dans les plaines humides le long du Rhin.   Là, ils découvrent les saules, et c'est probablement en Alsace qu'ils s'adonnent à la vannerie pour  la première fois. Ils vendent paniers aux producteurs de pommes de terre et aux vignerons.  Pendant près de deux siècles, ils sillonneront ainsi les villages, proposant leurs services aux habitants et échangeant leur production ou savoir-faire pour un peu de beurre, de lait ou quelques

oeufs afin de nourrir leurs familles nombreuses. Les enfants sont très importants pour eux :   souvent les pères tatouent le visage d'un nouveau-né sur leur épaule. Ils sont d'ailleurs très protecteurs, de peur qu'on leur vole leur enfant, surtout après la Deuxième Guerre mondiale où, à l'instar des Roms, ils ont été persécutés et déportés.

 

Leur nomadisme cesse peu à peu après la guerre. Leurs métiers dis­paraissant petit à petit, ils se sé­dentarisent et deviennent ferrailleurs. Ils s'intègrent socialement, et très peu habitent encore  dans des caravanes et sous des tentes. Musiciens dans l'âme, ils écoutent landier Musik, jouent   de l'accordéon et de l'harmonica. Leur culture perdure encore de manière sporadique, mais disparait peu à peu. Ont survécu les blagues de Renner, Philomène et Charele (surnoms yéniches dans la littérature populaire), ils sont carnavalesques, et certaines célébrités comme

le gardien de but François Remetter ou le chanteur Stephan Eicher revendiquent fièrement. leurs origines yéniches.

 

L.A

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Quelques images de la conférence

 

 

 

 

 

 

 

ERSTEIN - Conférence                                                                                              DNA   DIMANCHE 13 MARS 2016

Yenisch qui es tu ?

 

 

 

 

Six classes de l’école Pierre-et-Marie-Curie ont profité de l’exposition « Yéniches, une  culture disparue » à la médiathèque d’Erstein et de Rémy Welschinger pour en apprendre davantage sur ces nomades blonds qui sillonnaient nos campagnes.

 

La curiosité aiguisée par la visite de l’exposition mise en place par l’association le Vieil Erstein, les

élèves écoutent attentivement Rémy Welschinger, anthropologue et auteur du livre Vanniers (yéniches) d’Alsace.

Avec un diaporama comme support et son talent de pédagogue, Rémy Welschinger éveille très   vite l’intérêt des enfants.

 

 

 

 

Du hérisson en guise de gâteau d’anniversaire

 

Les Yéniches, peuple nomade errant au fil des siècles de province en province, chassé d’un peu partout, mal aimé, pauvre, pratiquant des petits métiers ou s’adonnant à la mendicité pour survivre, ne sont pas loin des migrants d’aujourd’hui.

 

Le conférencier ne manque pas de le faire remarquer, tant l’histoire se répète, et permet de faire comprendre aux jeunes générations les conditions de vie difficiles de ces gens. Ils apprennent notamment ce qui fait la singularité des Yéniches. « Est Yéniche, explique le professeur, celui qui parle le yéniche ». Affirmation immédiatement suivie d’un petit exercice d’invention de mots que    ne comprendrait qu’un groupe restreint. Bien entendu, cela amuse beaucoup les élèves qui restent du coup parfaitement concentrés. Quelques projections de photos montrent leurs campements, la carriole en osier avec laquelle ils se déplacent et qui contient toute leur vie et leur mode de subsistance. Ils voient avec étonnement des métiers aujourd’hui disparus : le rémouleur, le  rétameur et bien entendu le vannier. Ils ne savaient pas non plus qu’il fallait pratiquement une semaine pour tresser un beau panier ni que les paysans s’en servaient beaucoup pour ramasser leurs récoltes. Ils découvrent aussi l’outil dont ils se servent pour couper ou recourber l’osier.           « Ce n’est pas une machette mais une serpette », précise l’anthropologue en souriant.

 

Au regard de ces conditions difficiles, les enfants supposent qu’ils ne devaient pas avoir beaucoup de distractions. Ils n’avaient pas la télévision, certes mais ils savaient s’amuser quand même en jouant de l’harmonica ou de l’accordéon, corrige Rémy Welschinger qui leur montre aussi un  gâteau d’anniversaire un peu atypique : un hérisson, viande très prisée des Yéniches, cuit pour la circonstance !

 

Une leçon d’histoire, de société et de tolérance aussi, très appréciée des professeurs qui accompagnaient les élèves.

« C’est de l’éducation civique, remarquent-ils. Il est important que les élèv0es connaissent d’autres cultures et  d’autres conditions de vie que les leurs. »

 

Liliane Andres  

 

 

Quelques images de la conférence

 

 

 

 

 

Annimation de vannerie destiné au jeune public

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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