Association pour la préservation et la conservation

du patrimoine culturel

et traditionnel

d' Erstein

 

 

 

 

 

Notre devise :

Conserver le passé,

dans le présent,

pour pouvoir le transmettre

au futur

 

 

 

 

 

 

Le premier site a été créé le

1er novembre 2012

par son webmestre

et propriétaire

Jean Louis Eschbach

sous la dénomination

Vieil-Erstein.fr

 

Il a été clos le

2018

avec 500 000 clics

à son actif.

 

Ce nouveaux site a été ouvert le

1er Janvier 2018

Il appartient désormais à l'association et est mis en oeuvre par :

 

Bernard DESCHLER

et

Jean Louis ESCHBACH

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ancien site Vieil-Erstein.fr

500 000  clics

 

+

clics

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COMMUNIQUES

 

 

 

sont

programmées

 les 3èmes mardi

de chaque mois

 

 

 

Les permanences de l'association

 

qui ont lieu de 19hoo à 20hoo   en la salle Conrath de la Maison des oeuvres et sont ouvertes à tous

 

 

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Les réunions

 du   comité

 

 

à 20h en la

salle Conrath

de la Maison

des Œuvres

 

 

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Association

Le Vieil Erstein

ùn rund um's Kanton

1 place de

l'Hôtel de Ville

67150  ERSTEIN 
 

 

Téléphone :

03 88 98 64 99

 ou 

06 86 56 40 68

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DÉCORS

 

Très présents sur la maison alsacienne, ils sont de deux types :

  • les éléments de charpente, comme les assemblages de poutre, assurent la stabilité de la maison à colombage mais ont aussi un caractère ornemental évident ;
  • les éléments décoratifs : peintures, dessins, sculptures, inscriptions sur les crépis, sur les poutres, sur des tuiles. Ils ont une valeur ornementale et symbolique. Ils marquent la protection de la construction ainsi que des habitants, dont la hantise principale était l'incendie. Ils font appel à une
  • imagerie reposant sur des croyances populaires où religion et superstition se mêlent. Ils correspondent
  • parfois à des modes ou encore à la spécialisation de certains artisans.

 

Les décors, éléments de charpente

 

On trouve des losanges, des croix de Saint-André, des chaises curules, des disques radiés, des arbres de

vie... Quant à la figure de l'homme, Der Mann, son évolution à travers les âges semble prouver qu'à l'origine

du moins, l'aspect fonctionnel (combinaison technique de poutres verticales et obliques, barrées par d'autres, horizontales, chargées d'assurer un bon maintien de l'ensemble) primait sur l'ornemental.

 

Cliquer sur l'image pour l'agrandir

 

Les motifs décoratifs - Les motifs religieux

 

II s'agit essentiellement de croix, d'ostensoirs, de monogrammes du Christ " IHS " (Jesus hominum salvator,

Jésus sauveur des hommes), de triangles de La Trinité, de statuettes de la Vierge et de versets bibliques.

II s'agit de mettre la maison entière sous la protection et entre les mains de Dieu.

 

Les motifs cosmiques

 

Comme dans toutes les civilisations du monde, on trouve en Alsace des représentations du soleil de la lune

et des étoiles sur les maisons.

 

Les motifs animaux

 

Le coq est très présent: il s'agit bien sùr d'un des animaux les plus familiers de la basse cour, mais aussi plus

décoratif; il peul symboliser l'humeur combattante ou encore dans le symbolisme chrétien, le repentir de

saint Pierre après son triple reniement.

 

Les motifs végétaux

 

Les fleurs ont la plupart du temps une valeur purement ornementale en raison de leur esthétique propre. Mais certaines prennent également une valeur symbolique : ainsi la tulipe à trois pétales, généralement plantée

dans un vase et accompagnée d'un coeur représente la Trinité divine.

 

 

Les motifs géométriques

 

En raison de leur simplicité d'exécution, les ornements géométriques se rangent parmi les formes primitives d'ornementation : losanges, triangles, rosaces, croix de Saint-André ou leur combinaison.

 

Les inscriptions

 

De nombreuses inscriptions peintes ou gravées au ciseau, par exemple sur le poteau cornier, parfois rehaussées

à la peinture blanche ou polychrome se rencontrent sur les maisons. Elles n'apparaissent qu'à la fin du XVI° siècle

avec le développement de la lecture et de l'écriture consécutif à la Réforme. Beaucoup datent de la période

s'étendant de 1760 à 1840, période de calme politique et de prospérité pour les campagnes et donc de plein

essor pour la construction. Malgré le rattachement de l'Alsace à la France en 1648, presque toutes ces

inscriptions sont en allemand, le français étant resté longtemps la langue de l'élite.

 

Quelques tuiles décorées

 

HISTOIRE DE LA MAISON ET DE SES PROPRIÉTAIRES

 

De nombreux signes qui se lisent sur la maison permettent de connaître et de reconstituer l'histoire de la

maison et de ses propriétaires.

 

Le rang social des habitants

 

La position sociale est, en premier lieu, déterminée par la situation de la maison dans le plan d'ensemble du

village : les quelques grosses fermes se trouvent au centre, sur les rues principales, alors que les maisons des, journaliers sont à la périphérie.

 

Le nombre d'étages, d'auvents, de fenêtres, l'utilisation de la pierre pour l'encadrement des fenêtres donnent

aussi l'image de la richesse et de l'importance de la famille.

 

Le métier

 

II est parfois indiqué par un insigne ou une scène sculptés en relief sur le poteau cornier, le linteau de porte...

 

Date de la construction de la maison

 

Elle est marquée au dessus du portail ou dans le bois au poteau cornier. Du côté de la rue apparaît quelquefois un cartouche encadré de dessins floraux, de signes religieux qui contient la date de construction et les noms

ou initiales du couple fondateur.

 

La religion

 

Des signes ou des objets placés au-dessus du portillon, statuette de la vierge pour les catholiques, verset de la Bible pour les protestants, peuvent indiquer la religion des propriétaires. Pendant la période révolutionnaire, ces signes furent proscrits et quelquefois remplacés par le bonnet phrygien.

 

LE SYSTÉME DE CHAUFFAGE DANS LA MAISON ALSACIENNE DE PLAINE

 

II se particularise par une double caractéristique : l'absence de feu ouvert et le fonctionnement en " duo " de

la cuisine et de la Stub, pièces situées de part et d'autre d'un mur en matériau peu inflammable (brique ou

pierre), le mur à feu ou mur pare-feu contre lequel sont adossés tous les foyers de la maison.

 

Dans la Stub, contre le mur à feu, est adossé le poêle -souvent unique- de la maison : il s'agit d'une construction maçonnée (terre cuite, fonte, très rarement faïence à la campagne) toujours alimentée à partir de la cuisine

pour des raisons d'esthétique et de sécurité et sans ouverture vers la Stub.

 

Tous les autres foyers de la maison essentiellement les cuisinières maçonnées se trouvent accolés à ce mur

pare-feu mais côté cuisine. Le four à pain se situe le plus souvent à l'extrémité de la cuisine, du côté de la ruelle,

où il fait parfois saillie sur le mur.

 

Dans toutes ces constructions le combustible se consumait dans un foyer fermé, sans déperdition de chaleur,

et les fumées des cuisinières de la cuisine.

 

Les feux et la circulation de la chaleur dans une maison alsacienne.

 

Si les poêles maçonnés en terre sont attestés très tôt en milieu urbain, à Strasbourg ont été retrouvés des vestiges de poêle en terre cuite qui remontent au VIIIe siècle. Leur existence en milieu rural semble confirmée seulement á partir du XVe siècle (Artolsheim).

 

Kacheloffe (poêle à carreaux).

 

La forme des éléments de poêle en terre évolue dans le temps : de tronconiques (Vllle - Xllle) ils se transforment en carreaux-bol (1250-1550) puis en carreaux plats à partir de 1550.

 

Les poêles en fonte

 

sont attestés en Alsace dés le début du XVI' (1519 plaque du château du Fleckenstein) mais ils n'y seront fabriqués que dans la seconde moitié du XVIIe. Composés d'un assemblage de caissons (Kaschteofe) sur lesquels sont fréquemment représentées des scènes bibliques (Bibelofe), ils peuvent aussi prendre la forme de tambours superposés (Pommerofe).

Fin XIXe. se multiplient les poêles mobiles qui marqueront la fin de la Stub comme unique salle chauffée et qui annoncent l'individualisation des espaces.

 

Description du système par Lazare de la Salle, " Mémoires de deux voyages et séjours en Alsace, 1674-76 et 1681 ", Mulhouse 1886

Il y a un grand fourneau de fonte ou de terre vernie, que l'on chauffe par le moyen d'une ouverture qui est dans le mur répondant à la cuisine, de sorte qu'on ne voit point le feu quoique l'on en sente la chaleur jusque dans les endroits de la chambre les plus éloignés du fourneau. Comme d'ordinaire il est orné de bas-reliefs ...cela passe d'abord dans l'esprit d'un étranger qui n'en a jamais vu, pour une armoire à la mode du pays.

 

LES DEUX PIECES RECONSTITUÉES AU MUSÉE ALSACIEN

       DE STRASBOURG

 

 

La cuisine

 

Principal lieu de travail des femmes, la cuisine est le centre vital de la maison, le lieu de l'eau et celui du feu, le lieu où est préparée la nourriture quotidienne de la famille. Ces différentes fonctions se traduisent par des aménagements particuliers qui sont, à quelques détails prés, les mêmes dans toutes les fermes de la plaine alsacienne.

 

La cuisine rurale

 

reconstituée au musée en 1910 mêle des éléments de cuisines rurales et urbaines. La cuisine rurale est de plan rectangulaire allongé ; sur le sol se trouvaient des dalles en grés ou des carreaux de terre cuite, plus rarement

de la terre battue, car il y avait presque toujours une cave sous la maison.

 

La cuisine se trouve dans l'axe de la porte d'entrée, on y accède par un vestibule. Sur l'autre petit côté se trouve

la seule fenêtre qui donne en général sur la ruelle séparant deux fermes.

 

Avant les années cinquante, où l'installation de robinets d'eau courante se généralisa, une pompe à main faisait remonter l'eau depuis la nappe phréatique. Au XVIIIe siècle, les femmes allaient chercher l'eau au puits dans de grandes cruches en terre cuite qui étaient ensuite entreposées sur un petit meuble (Wasserbank) placé à côté de l'évier. Derrière la porte de chaque cuisine était suspendu un coussinet rond (Wisch) que la fermière ou sa

servante mettait sur la tête avant d'y poser les cruches d'eau à transporter.

 

Sous la fenêtre est placé un évier en grés, dont l'écoulement se fait directement à l'extérieur. Les femmes se

lavaient en général à l'évier, au dessus duquel étaient accrochés un casier à peignes et un petit miroir. Les

hommes se lavaient plutôt à l'abreuvoir de la cour.

 

En ville, les déchets étaient mis dans une haute poubelle carrée placée prés de l'évier ou donnés à une ou deux

oies ou poules enfermées dans une sorte de placard à barreaux. À la campagne, ils étaient jetés dans la cour

sur le fumier où la volaille venait les picorer.

 

La plus grande partie de l'espace est occupée par les foyers maçonnés, regroupés sous la large hotte qui

guidait les fumées vers l'étage supérieur. Là se trouvait le réduit (Rauchkammer) où étaient suspendus le lard

et la viande de porc à fumer.

 

Dans la cuisine du musée ont été aménagés cinq foyers, de droite à gauche:

  • Le foyer maçonné où sont posées, le fond dans le feu, les marmites servant à préparer                                        le repas de la famille.
  • Le portillon de fonte ouvrant sur le foyer du poêle de la Stub, pièce commune séparée de la cuisine par              le mur à feu, fait de briques ou de pierres maçonnées (et non en bois et torchis comme les autres murs,           trop inflammables).
  • Un deuxième foyer maçonné où mijotaient les aliments pour le bétail (betteraves par exemple).
  • Le four à pain, à la ferme se trouve plutôt placé au fond de la pièce et forme une avancée vers l'extérieur.
  • Le petit alambic aménagé ici n'existait que rarement dans les cuisines car la distillation se pratiquait en       général à l'extérieur de la maison, sous l'appentis (Schopf).

 

L'importance du foyer est due au fait que l'on préparait les repas pour de grandes tablées : familles élargies et nombreuses (grands-parents, oncles, tantes, domestiques ou valets de ferme vivaient sous le même toit.

 

Ce système des feux couverts a entraîné des modes particulières de cuisson. En effet, les recettes de la cuisine alsacienne donnent la préférence aux plats bouillis et mijotés au foyer, plutôt qu'aux plats grillés. On peut donner comme exemple la multitude des soupes avec ou sans viande, la choucroute, le Baeckoefe, la grande variété des gâteaux à pâte levée comme le Kougelhopf.

 

Certains modes de conservation des denrées alimentaires sont aussi adaptés à ce système de feux couverts ;

les fruits les plus abondants, pommes, poires et quetsches, sont séchés sur des plaques en tôle posées sur le

poêle de la Stub.

 

En découle aussi le nombre d'objets utilitaires en terre vernissée, mieux adaptés au feu couvert. Les marmites en

fonte ne possèdent pas de pieds mais un cercle de métal autour de la panse qui permet de les ajuster aux

ouvertures des cuisinières.

 

Ce système a aussi entraîné certaines formes de relations domestiques, avec une séparation presque exclusive

entre la pièce ou l'on prépare les repas, la cuisine et la pièce où on les mange, la Stub. Cette distinction peu

courante dans les maisons rurales françaises détermine un certain nombre d'attitudes. La cuisine compose un

univers exclusivement féminin, où la femme règne sur les feux. La Stub par contre est une pièce mixte à dominante sociale.

 

La cuisine est souvent un local sombre et enfumé, un lieu de travail où l'on ne séjourne que pour préparer les

repas ou alimenter le feu. On y trouve très peu de mobilier : parfois une table basse en sapin, plus souvent un

billot, parfois un buffet garde-manger aux portes garnies de croisillons permettant la circulation de l'air (mais pas

celle des rongeurs). Le vaisselier, meuble assez rare, destiné à présenter la belle vaisselle, était plutôt placé

dans le vestibule ou la stub tandis que la vaisselle ordinaire était entreposée sur les étagères murales de la

cuisine.

 

Accrochés en hauteur, divers accessoires (ici bien plus nombreux que dans une cuisine de ferme) sont aussi

placés dans la pièce :

  • une baratte à beurre
  • une râpe à légumes
  • des piéges à rats ou à souris
  • une balance dite romaine, à laquelle était accroché le sac ou la volaille à peser
  • une poêle spéciale pour torréfier le café ou l'orge.

Dans la cuisine du musée, les accessoires sont très nombreux. On aperçoit des cruches à lait caillé, des

faisselles à fromage blanc, des moules à gâteaux. Prés du four à pain sont placés les panetons en paille de

seigle doublés de tissu où la pâte à pain (pâtons) est mise à lever, la longue pelle à enfourner le pain, des

casseroles de toutes sortes ainsi que les louches et écumoires

 

La Stub de Wintzenheim (du latin " stuba " pièce susceptible d'être chauffée, cf. étuve)

 

Si la cuisine est le centre vital de la maison, la Stub est le centre de la vie sociale et familiale des occupants de

la ferme. Elle occupe dans le plan de la maison une position essentielle : située au rez-de-chaussée, elle donne

à la fois sur la cour et sur la rue et fait ainsi le lien entre i'espace privé et l'espace public. C'est la pièce commune

de la maison (nommée " poêle " dans les régions francophones d'Alsace), celle où les habitants de la ferme se retrouvent aux repas, mais aussi le soir, pour vaquer chacun à ses travaux ou encore participer à une veillée

collective.

 

Grâce à la présence du poêle, chargé depuis la cuisine, la Stub est la seule pièce chauffée de la maison. L'impression de chaleur et de confort est accentuée par la présence des boiseries qui garnissent les murs.

 

L'alcôve

 

La Stub est divisée en deux parties par une cloison de bois comportant deux larges ouvertures permettant d'accéder à l'alcôve dans laquelle se trouve d'un côté le lit des maîtres de maison ; le lit conjugal est étroit et surtout très court par rapport aux normes actuelles, ce qui s'explique par le fait que les gens y dormaient presque assis, le dos redressé par de gros

oreillers. II est couvert d'un ciel en bois peint sur lequel est parfois inscrit un texte de prière du soir.

 

Derrière la deuxième ouverture de l'alcôve se trouve souvent le berceau du dernier-né, qui profite ainsi de la

chaleur du poêle avant de rejoindre, lorsqu'il sera plus grand, ses frères et sœurs dans les chambres non

chauffées de l'étage.

 

L'espace collectif

 

II est meublé sur le même principe dans presque toutes les fermes de la plaine et des collines sous-vosgiennes. La table est un des lieux stratégiques, elle se trouve en effet toujours placée dans l'angle du poteau cornier, et le maître de maison, assis contre le mur, préside la tablée tout en surveillant d'un oeil ce qui se passe dans la cour, de l'autre ce qui se passe dans la rue.

 

À sa droite, sur le banc de coin qui borde la table sont assis ses fils, en général par ordre décroissant d'âge. La fermière et ses filles occupent les chaises placées sur les deux autres côtés de la table d'où elles pourront facilement se lever pour aller chercher des plats à la cuisine.

 

Au-dessus de la table, dans le coin correspondant à l'extérieur du bâtiment au poteau cornier, est suspendu

un petit placard triangulaire où sont renfermés les papiers de la famille, la Bible, des images saintes et parfois

des objets de dévotion. II est donc appelé le "coin du bon dieu " (Herrgottswinkel).

 

Entre la table et la porte d'entrée de la pièce se trouve le buffet où l'on range la vaisselle, les nappes, le pain

(derrière le volet rabattable du milieu) ou encore l'argent, dans un des petits tiroirs latéraux qui est fermé à clé

et dans l'autre, les couverts. Très souvent, ce meuble est intégré dans la boiserie et ne peut donc être déplacé.

Dans le reste de la pièce sont dispersés les instruments de travail des femmes. Celles-ci occupent leurs soirées

à broyer le chanvre, filer le lin avec le rouet, en faire des écheveaux sur le dévidoir. Pendant ce temps, les

hommes font de petites réparations ou se rassemblent autour de la table pour jouer aux cartes et boire du

schnaps.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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