Association pour la préservation et la conservation

du patrimoine culturel

et traditionnel

d' Erstein

 

 

 

 

 

Notre devise :

Conserver le passé,

dans le présent,

pour pouvoir le transmettre

au futur

 

 

 

 

 

 

Le premier site a été créé le

1er novembre 2012

par son webmestre

et propriétaire

Jean Louis Eschbach

sous la dénomination

Vieil-Erstein.fr

 

Il a été clos le

1 / 7 / 2018

avec 600 000 clics

à son actif.

 

Ce nouveaux site a été ouvert le

1er Janvier 2018

Il appartient désormais à l'association et est mis en oeuvre par :

 

Bernard DESCHLER

et

Jean Louis ESCHBACH

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ancien site Vieil-Erstein.fr

600 000  clics

 

+

clics

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COMMUNIQUES

 

 

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 les 3èmes mardi

de chaque mois

 

 

Réunion

 du   comité

 

à 20h en la

salle Conrath

de la Maison

des Œuvres

 

 

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Association

Le Vieil Erstein

ùn rund um's Kanton

1 place de

l'Hôtel de Ville

67150  ERSTEIN 
 

 

Téléphone :

03 88 98 64 99

 ou 

06 86 56 40 68

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chameaux, bœufs et chevaux 

 

C'est autour du VIe siècle de notre ère, en Chine, qu'un chamelier harnacha sa bête avec un collier rigide fixe, et cette invention, adaptée aux chevaux par les Mongols, n'a atteint l'Europe que quelques siècles plus tard.

 

 

Auparavant, les chevaux portaient des bricoles ou un joug, proche de celui des bœufs, dont la sous-gorge compri­mait leur trachée-artère, ou encore un collier souple qui se resserrait à l'usage. De tels systèmes diminuaient considérablement la capacité de travail du cheval et l'empêchaient de remplacer le bœuf comme principale bête de trait employée dans les fermes. Les Romains avaient même une loi interdisant qu'une paire de chevaux ne tire une charge supérieure à une demi-tonne, ce qu'un cheval de trait moderne peut aisément faire seul.

 

Mais quand les chevaux furent équipés du collier rigide, ils gagnèrent en importance. C'est ce qui permit la révolution agricole du Moyen Âge et favorisa l'essor industriel des XVIIIe et XIXe siècles en libérant les paysans qui purent ainsi rejoindre les fabriques en pleine expansion.

*

 

Confection du devant du coussin

 

        Les colliers sont faits par des bourreliers bâtiers, qui se distinguent

        des bourreliers de harnachement auxquels appartient le sellier.

        Le collier se compose du devant du coussin et du corps du coussin

        ajustés l'un à l'autre.

 

        Le devant est simplement une large bande de cuir cousue en

        cylindre, avec un bord se prolongeant au-delà de la couture pour

        for­mer un rebord.

Rembourrage du collier

 

       Certains bourreliers, au sens initial du terme, étaient spécialisés

       dans le remplissage des colliers avec de la paille longue; ils ne

       faisaient rien d'autre. Ils préféraient la longue paille de seigle, bien

       que celle du blé eût fait l'affaire. Ils mouillaient la paille et le cuir

       pour les assouplir et pouvoir les manipuler. Ces bourreliers

       terminaient un collier en un jour.

 

Le coussin

 

      Quand le devant du coussin a été cousu et rembourré, on le bat

sur un modèle en bois pour le former. Le bourrelier coud alors le corps sur le rebord, le pan

de cuir qui fait partie du devant du coussin. Tout ce travail est fait d la main et au coup d'oeil,

peu de mesures étant relevées.

Ce cylindre est bourré de paille de seigle, de flocons de laine ou même de crin de cheval.

Quel que soit le matériau, on le tasse fortement dans le cylindre avec une tringle en fer et,

quand il est bien serré, on place le devant ainsi obtenu sur un modèle en bois du garrot du

cheval auquel il est destiné. On le bat alors au maillet pour lui donner sa forme. Si le collier

est refermé sur lui-même, comme c'est habituellement le cas, les extrémités du cylindre

sont cousues ensemble ; sinon, on les laisse séparées. On utilise les colliers ouverts pour

les gros chevaux ou pour les ânes, qui ont une tête exceptionnellement grande et n'aiment

pas qu'on leur passe cet accessoire. On écarte les bouts du collier pour le glisser par-dessus

la tête de l'animal et on les réunit à l'aide de sangles et de boucles. Quant au collier fermé,

on le renverse pour passer la plus grande largeur de l'ouverture sur la partie la plus grosse

de la tête, puis on le remet d'aplomb pour le placer sur l'encolure.

 

 

Confection du corps du coussin

 

La phase suivante est la confection du corps. Le bourrelier découpe une large bande de cuir et la coud sur le rebord du devant en même temps que le bord d'un lé de gros tissu de laine. Puis, il prend de la paille, ou tout autre matériau de garniture, il l'enveloppe et la tasse dans le cuir et le tissu en commençant par le bas du collier et en remontant de part et d'autre de l'ouverture jusqu'à la partie supérieure, tout en cousant et en donnant la forme au fur et à mesure.

Une fois effectués ces travaux de rembourrage, de couture et de mise en forme nécessaires pour que le collier soit exactement aux mesures du cheval, il ne

reste plus qu'à coudre un morceau de cuir souple, le coussinet, pour que l'encolure du

cheval ne soit pas irritée par le frottement.

 

Les attelles

 

La tâche finale consiste à fixer les attelles. Ce sont des bras tubulaires placés dans une

rainure de chaque côté du collier et auxquels on attache les traits et les rênes. Les attelles

étaient jadis en bois dur ; elles sont à présent en acier cuivré. Dans leur partie haute, une

paire d'anneaux reçoit la sangle de l'écran qui assure la tenue de l'ensemble. Au-dessous

se trouvent les anneaux à travers lesquels passent les rênes qui vont du harnais à la main

du conducteur et, plus bas, deux autres anneaux servent à attacher les chaînes qui les

relient aux traits, les lanières de cuir avec lesquelles le cheval tire la charge.

 

Il s'agit d'un travail minutieux et précis, car le collier doit s'adapter parfaitement au cheval

auquel il est destiné. Il doit y avoir assez de place pour passer la main entre le bas du

collier et la trachée-artère du cheval. S'il est trop serré, la bête ne peut pas respirer ; trop

lâche, il irritera l'encolure jusqu'au sang. Toutefois, le bourrelier ne prend pratiquement pas

de mesures ; il préfère travailler au coup d'oeil.

 

Les colliers en jonc

 

Il s'agit de colliers très particuliers

On n'en fait plus que très peu et je ne connais personne qui sache encore les confectionner. Ils sont composés d'une armature de joncs tres­sés dont on réunit les deux bouts. On sépare le centre des tiges avec un peigne métallique afin de pouvoir tresser d'autres joncs entre elles pour rembourrer le collier. Toute la longueur est alors étroitement serrée au moyen d'une tresse large de huit centimètres et on en réunit les deux extrémités. On coud ensuite une couverture grossière en toile d'emballage ou autre tissu similaire autour de cette armature et le collier est terminé. C'est un collier solide mais léger, utilisé pour les poulains qui ne pourraient pas en porter un plus lourd.

 

John SEYMOUR

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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