Association pour la préservation et la conservation

du patrimoine culturel

et traditionnel

d' Erstein

 

 

 

 

 

Notre devise :

Conserver le passé,

dans le présent,

pour pouvoir le transmettre

au futur

 

 

 

 

 

 

Le premier site a été créé le

1er novembre 2012

par son webmestre

et propriétaire

Jean Louis Eschbach

sous la dénomination

Vieil-Erstein.fr

 

Il a été clos le

1 / 7 / 2018

avec 600 000 clics

à son actif.

 

Ce nouveaux site a été ouvert le

1er Janvier 2018

Il appartient désormais à l'association et est mis en oeuvre par :

 

Bernard DESCHLER

et

Jean Louis ESCHBACH

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ancien site Vieil-Erstein.fr

600 000  clics

 

+

clics

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COMMUNIQUES

 

 

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 les 3èmes mardi

de chaque mois

 

 

Réunion

 du   comité

 

à 20h en la

salle Conrath

de la Maison

des Œuvres

 

 

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Association

Le Vieil Erstein

ùn rund um's Kanton

1 place de

l'Hôtel de Ville

67150  ERSTEIN 
 

 

Téléphone :

03 88 98 64 99

 ou 

06 86 56 40 68

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le sellier - bourrelier

 

 

 

 

Confection d’une selle

 

Histoire de la selle

 

La selle a bénéficié de deux importantes découvertes.

  • La première a probablement été empruntée par les Romains aux nomades mongols. On avait compris qu'un cheval irait plus vite et plus loin, et certainement avec moins de peine, si aucune charge ne pesait directement sur sa colonne vertébrale. On installa donc des coussins surélevés de chaque côté de la colonne.
  • Une seconde innovation fit vraiment du cheval un moyen de transport et également une     machine de guerre efficaces : ce sont les étriers. Avec cela, un homme peut mieux se tenir        sur sa monture, remuer, utiliser une lance ou une épée et franchir des obstacles. On ne             sait pas exactement qui inventa ce dispositif simple mais efficace, mais il est sûr que les        étriers étaient employés en Asie vers 500 ap. J.-C. d'où ils furent introduits en Europe au       cours des siècles suivants.

 

Le petit musée du cloître de l'abbaye de Westminster expose ce que l'on prétend être la plus

vieille selle complète du monde. Elle a été utilisée par Henri V et fut portée dans son cortège

funèbre en 1422. Ce qui est intéressant à son sujet, c'est qu'elle ressemble énormément aux

selles des Éthiopiens pour monter des mules. La selle d'Henri était en grande partie faite de

bois avec un haut pommeau vertical et un troussequin peu incliné par rapport au siège. Elle

donne l'impression d'être le genre de selle dont on ne risque pas d'être désarçonné par un coup

de lance.

 

 

 

Structure d'une selle

 

Le dessin ci-contre montre le bois (l'armature rigide de hêtre contreplaqué, munie, ici, de ressorts en acier) intercalé entre la partie supérieure de la selle et la partie inférieure soigneusement rembourrée appelée panneau.

 

Les pointes du bois s'insèrent dans les poches de pointe cousues sur le panneau quand celui-ci est finalement lacé sur la partie supérieure.

 

 

 

 

Confection d'une selle

 

Un profane qui regarde une selle moderne peut difficilement s'imaginer en train d'en faire

une, car une selle est un objet très complexe qui requiert toute l'habileté et expérience de

l'artisan. Quand le sellier doit faire une selle sur mesure pour un cheval particulier, il va voir l'animal avec un accessoire que ne possédaient sans aucun doute ni les Romains ni les

Mongols: il s'agit d'un morceau de câble "électrique gainé de plomb. Il le pose sur le dos

du cheval et le cintre (ce qui est très facile) de manière à épouser le profil des flancs.

Puis, avec précaution pour ne pas le déformer, il dessine le contour du câble sur une

feuille de papier.

 

 

 

     Confection du panneau

 

                 Le panneau sert de tampon entre le cheval et le bois de selle.

               Trois phases de sa confection sont représentées ici:

 

 

                    1)  le découpage

      

 

                 2)  le matelassage

 

                     avec de la laine et le laçage final du panneau sur la partie

                     supérieure de la selle. Le rembourrage doit laisser un vide

                     le long de l'épine dorsale du cheval.

3)  Finition des panneaux

    

     Les panneaux peuvent avoir des tailles et des formes variées,

     ainsi que plus ou moins de surface en contact avec le cheval. 

     Les amples dimensions d'un panneau intégral bien fait,

     représenté ci-contre, avec son beau capitonnage, donnent à

     son possesseur l'impression d'avoir de l'or en barre.

 

Le bois de selle

 

De retour à son atelier, il choisit un bois, « un bâti en U dont la plus grande partie est en bois » qui s'adapte exactement à la taille du cheval. D'antan, les selliers font faire leurs bois de selle par des spécialistes. Il n'y a aucune raison pour que les bons menuisiers ne puissent pas en faire, mais, pour autant que je sache, les selliers ne s'adressent qu'à des spécialistes pour selles. Aujourd'hui, la tendance est de les faire en contre­plaqué de hêtre renforcé de bandes d'acier.

 

Deux des bords de la pièce en contreplaqué forment la partie avant du bois, le pommeau.

On les prolonge en y rivant des pans de cuir. Ceux-ci seront introduits plus tard dans deux

poches en cuir du panneau, la partie inférieure de la selle.

 

Le faux-siège

 

L'opération suivante est la fixation de la toile du faux-siège, un système de bandes en toile

très forte, les unes longitudinales, les autres latérales. Les bandes longitudinales sont

clouées à la fois sur le pommeau et le troussequin, les latérales seulement sur la partie avant

du bois. Ces bandes latérales ont une très grande importance, car on coudra dessus les

sangles qui maintiennent la selle sur le cheval. Avant de placer la toile, il faut recouvrir de

cuir toutes les pièces d'acier du bois. Les bords des bandes latérales sont cousus ensemble,

puis la totalité de la partie arrière est recouverte d'une toile enduite de cire et solidement

cousue.

 

Il faut ensuite fixer les coussins du faux-siège de chaque côté de l'arrière de la selle. Il s'agit

de poches en peau de collet (le sellier doit choisir exactement le cuir convenant à chaque

partie de la selle qui étaient autrefois bourrées de laine pour faire coussin sous les fesses

du cavalier.

 

Montage du siège

 

Venons-en maintenant au montage du siège. De nos jours, il est plus souvent en caoutchouc qu'en toile matelassée de laine, comme on le faisait jadis. Le caoutchouc est probablement meilleur, car il ne se déforme pas. On enduit de colle le siège, la toile et les coussins du faux-siège, puis on les fait adhérer ensemble en les pressant avec un rouleau.

 

On tend sur le siège un morceau de serge que l'on cloue soigneusement aux endroits où il dépasse sur le bois. Il doit être parfaitement tendu et ne faire aucun pli.

Je peux affirmer que c'est plus facile à dire qu'à faire!

 

Vient ensuite l'habillage du siège, c'est-à-dire le découpage de la pièce de cuir

avec laquelle le cavalier est réellement en contact. Elle devrait être en peau de porc, et le fait qu'il y ait des machines qui l'imitent en imprimant le dessin sur du cuir de vache est bien

un signe de la pauvreté de notre époque. Il est regrettable que les Occidentaux aient pour

habitude de transformer la peau de porc « l'un des matériaux les plus beaux qui soient » en couenne, qui est archi dure dans le rôti ou que l'on jette presque toujours dans le cas du bacon.

 

Heureusement, les Chinois n'étant pas aussi absurdes, ils écorchent leurs porcs soigneusement

et c'est de Chine que nos peaux de porc sont importées.

Après avoir mouillé la peau de porc, on la cloue en place, légèrement, car les clous devront

être ôtés. On la bat pour la lisser et on la laisse sécher. Mais nous n'en avons pas encore

tout à fait fini avec le siège.

 

Petits quartiers, sangles et quartiers

 

On s'occupe alors des petits quartiers. Ce sont les deux éléments raides et épais qui

prolongent latéralement le siège près du pommeau. Composés de peau de porc, d'autres

cuirs et de toile, ils sont cousus au siège avec une bordure qui les délimite. La bordure est

un cordon autour duquel on a cousu un cuir très fin (dolé) qui l'entoure comme une peau de saucisson. On ôte le siège de la selle pendant cette opération qui demande beaucoup

d'adresse. En effet, la qualité du mariage du siège et des petits quartiers peut faire que

toute la selle soit réussie ou gâchée. Le siège est encore une fois mouillé et assis,

c'est-à-dire pressé fortement sur le bois de selle et, cette fois, cloué pour de bon.

 

On coud ensuite les sangles. Ce travail est très important, car, si les coutures partent, le

cavalier part aussi et peut se rompre le cou. Pour cette opération, les selliers préparent

leur propre fil en tordant ensemble et en passant à la cire plusieurs brins du meilleur lin.

 

Puis on prépare les quartiers. Ce sont de très grands pans de cuir qui pendent de chaque

côté de la selle et absorbent la pression des genoux du cavalier. Le bord avant des deux

quartiers doit être battu, mouillé et cloué sur une planche comportant un bloc qui a la forme

exacte de la bâte, le bourrelet qui retient les genoux du cavalier. Une fois en place, on

laisse les quartiers sécher à l'air.

 

Une bande de cuir repliée est cousue autour du devant des quartiers pour les renforcer,

puis on les fixe avec des clous de sellier sur le bois de selle et on les coud sur la toile du

faux-siège, de part et d'autre de la selle.

 

 

Confection du panneau 

 

A ce stade, le sellier a terminé ce qu'on peut appeler le haut de la selle ; il lui reste à faire la

partie inférieure, le panneau, qui est en contact avec le cheval.

 

Avec ses onze éléments de cuir et de toile, le panneau est encore plus compliqué, s'il est

possible, que la partie supérieure de la selle. Il s'agit essentiellement de deux feuilles de cuir cousues ensemble, bourrées de laine et fixées sous le bois de la selle pour servir de coussin

entre celui-ci et le cheval, exactement comme la partie supérieure est un coussin placé entre

le bois et le cavalier.

 

Quand le panneau est terminé, on introduit les pointes (les extrémités du pommeau

prolongées par des pans de cuir) dans des pochettes en cuir qu'on y a cousues et on le lace

sur le siège.

 

Il est impensable que quiconque puisse concevoir d'emblée une selle moderne sans les

milliers d'années d'expérience qui l'ont modelée. Il y a tant de sortes différentes de selles ,

du bât d'âne, qui fait encore partie de la vie quotidienne des régions les moins industrialisées

du monde, aux selles de l'ouest des États-Unis surabondamment ouvragées, faites pour chevaucher durant des jours.

 

Les outils du sellier-bourrelier et leur usage

 

 

Le maniement de chaque outil de bourrellerie est très particulier. On a représenté ci-dessus quelques-uns de ceux utilisés pour la confection des harnais, des selles et des colliers, les

trois spécialités que recouvre la bourrellerie. On pose le pied de la pince à coudre sur le sol

et l'on serre ses mâchoires avec les genoux. Il est ainsi possible de maintenir un ouvrage en ayant les deux mains libres pour percer le cuir avec l'alêne et le coudre avec les aiguilles. On utilise une pince de blanchisseur en guise de pince à coudre, mais ce n'est qu'un pis-aller.

 

Quand l'ouvrage y est serré, on coud habituellement avec deux aiguilles à la fois. On passe

toute la longueur du fil dans le premier trou de la couture à faire, puis, avec une aiguille

enfilée aux deux extrémités de cette longueur de fil, on attrape à travers chaque trou la partie

qui est de l'autre côté du cuir et on fait une demi-clef. La couture ne peut pas se défaire,

même si le fil est coupé ou cassé.

 

La plupart des autres outils peuvent se diviser entre ceux de coupe (poinçons et couteaux)

et ceux de marquage (rainettes et griffes). La rainette est habituellement chauffée avant

sage. On utilise la grande rainette à épaule pour les cuirs épais en pesant avec l'épaule sur

la poignée. La paumelle est une sorte de dé; placée dans la paume de la main, sa surface bosselée arrête les aiguilles qui glissent.

 

On empoigne le pilon pour compresser la matière des parties rembourrées de la selle.

La pince à tendre sert à étirer le cuir sur un bord. On utilise l'excroissance de la mâchoire

comme un appui de levier quand on tend la toile à sangle pour la clouer sur le bois de selle.

 

 

 

Confection d’un harnais

 

 

Je suis persuadé que le premier individu qui ima­gina d'employer une autre créature que

sa femme pour tirer un chariot a dû concevoir un système ressemblant à notre moderne

bricole. L'animal tire avec son poitrail appuyé sur une large plaque de cuir rembourrée

qui agit très efficacement pourvu qu'elle ne soit placée ni trop haut ni trop bas. Mais quand

il fallut tirer de lourdes charges ou de grosses charrues sur un sol difficile, on a constaté

que cette bricole gênait la respiration de l'animal et on a utilisé le collier. Cependant, un

cheval ne peut retenir le véhicule à roues qu'il traîne, même si celui-ci a des freins, sans

les brancards qui maintiennent la voiture à distance convenable.

 

Harnais pour collier et brancards

 

Il faut une large sellette rembourrée qui supporte le poids des brancards (sans doute aussi une part de la charge du véhicule quand il n'a que deux roues et pèse sur l'avant). Une sangle autour du ventre maintient les brancards abaissés si l'arrière de la voiture est trop lourd. Pour empêcher le véhicule d'aller plus vite que le cheval, il faut entourer cuisses d'une large courroie, l'avaloire. Des chaînes ou des courroies relient tous accessoires aux ferrures des brancards. Enfin, pour éviter que tout ce harnachement ne glisse vers l'encolure du cheval, on ajoute une croupière. C'est une courroie comportant une ouverture dans laquelle on passe la

queue de l'animal. Il est très important que tous les harnais soient parfaitement ajustés sinon le cheval est incommodé et tire mal.

 

Harnais de trait

Le harnachement représenté ci-dessous est conçu pour tirer des véhicules lourds comme

les chariots de ferme. On peut imaginer les brancards de la voiture encadrant les flancs du

cheval et reliés par des chaînes de trait à l'avaloire, à la sellette, à la sous-ventrière et au

collier.

 

L'A B C du métier

 

L'artisan découpe le cuir en bandes avec un couteau mécanique qui ressemble à un trusquin

de menuisier, mais coupe au lieu de tracer une ligne. Il amincit les bandes avec une fenderie;

c'est une lame très coupante vissée horizontalement sur une table. Puis à l'aide d'outils

coupants, il abat les arêtes vives des bandes. Celles-ci sont souvent rainetées, c'est-à-dire

que le bourrelier trace des lignes décoratives tout près du bord de la courroie avec de petits

outils affûtés « les rainettes » qui ont été chauffés au-dessus d'une flamme, pas trop,

cependant, pour ne pas roussir le cuir.

 

Le travail le plus délicat en bourrellerie est la couture du cuir. On utilise du fil de lin parce

qu'il est extrêmement solide et durable; il est souple et ne coupe pas le cuir. La longueur du

fil doit être huit fois celle de la couture. On imprègne ce fil en le passant de la cire d'abeille.

Tous les trous des coutures sont tracés avec des griffes avant d'être percés avec une alêne.

Quand on veut joindre les deux bouts d'une courroie, on les « dole » avec un demi-rond (ou couteau à pied) afin d'ôter une partie du côté chair du cuir jusqu'à ce que les deux bouts

puissent s'ajuster en biseau sans former de surépaisseur dans le harnais, le fini étant ainsi

de meilleure qualité.

 

 

 

Confection de colliers de cheval

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Quand on" regarde une photo d'un gros cheval tirant une charrue, ou une voiture livrant des barils de bière, la première chose que l'on remarque est l'adaptation parfaite de l'animal à la traction d'une lourde charge.

 

En y regardant de plus près, on constate que c'est le collier rigide qui reçoit l'effort pour le répartir régulièrement, plutôt sur les épaules de la bête que sur son encolure et sa trachée-artère.

 

Cela paraît tout simple, mais le collier  est pourtant une invention récente.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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