Association pour la préservation et la conservation

du patrimoine culturel

et traditionnel

d' Erstein

 

 

 

 

 

Notre devise :

Conserver le passé,

dans le présent,

pour pouvoir le transmettre

au futur

 

 

 

 

 

 

Le premier site a été créé le

1er novembre 2012

par son webmestre

et propriétaire

Jean Louis Eschbach

sous la dénomination

Vieil-Erstein.fr

 

Il a été clos le

1 / 7 / 2018

avec 600 000 clics

à son actif.

 

Ce nouveaux site a été ouvert le

1er Janvier 2018

Il appartient désormais à l'association et est mis en oeuvre par :

 

Bernard DESCHLER

et

Jean Louis ESCHBACH

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ancien site Vieil-Erstein.fr

600 000  clics

 

+

clics

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COMMUNIQUES

 

 

*

 

 

 les 3èmes mardi

de chaque mois

 

 

Réunion

 du   comité

 

à 20h en la

salle Conrath

de la Maison

des Œuvres

 

 

-ooOoo-

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Association

Le Vieil Erstein

ùn rund um's Kanton

1 place de

l'Hôtel de Ville

67150  ERSTEIN 
 

 

Téléphone :

03 88 98 64 99

 ou 

06 86 56 40 68

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Puis on forme les mors en plaçant le livre dans un étau à endosser et en rabattant à 90° les fonds des cahiers de début et de fin, toujours au marteau. C'est contre les mors que viendront s'appuyer les plats. On en profite pour rectifier l'arrondissure. On colle alors une mousseline sur le dos. Dans un étau, le livre peut être rogné en tête, avec un fût à rogner. Il peut parfois n'être que poncé. Une tradition relativement récente veut que l'on ne touche qu'un minimum à la gouttière et à la queue, qui ne sont qu'ébarbées avant la cousure.
  • On met en place tranchefiles et signets, puis on rattrape les épaisseurs avec des papiers         kraft ou goudron, soigneusement poncés une fois secs, pour que le dos soit définitivement     solide et sans aspérités. À ce stade, le livre est relié de facto.
  • Si l'on fait une reliure traditionnelle, les ficelles qui dépassent du dos sont alors passées           par-dessus (en leur taillant un logement) puis par dessous les cartons des plats, où elles          sont aplaties en éventail (passure en carton) et collées en place. L'ensemble est alors      recouvert soit en demi-reliure (toile ou cuir sur le dos et papier sur les plats), soit en plein         cuir.
  • Pour un Bradel, les plats sont collés sur un faux dos et l'ensemble sera recouvert avant          d'être emboîté à l'ouvrage par collage sur les premières gardes blanches (et les éventuelles gardes couleur). Le tout est de nouveau remis en presse jusqu'au lendemain.
  • En dernier, interviendra le travail de dorure pour les titres et les éventuels motifs décoratifs.

 

Cette description n'est que très succincte, et certaines opérations n'ont pas été évoquées. Leur ensemble prend plusieurs heures. Mais compte tenu des temps de séchage et de mise sous

presse, c'est bien plusieurs jours qu'il faut compter pour obtenir un livre fini.

 

 

 

 

Le cordonnier

 

 

 

Le cordonnier, ière n. (alt. de cordouanier, artisan travaillant le cuir de Cordoue) est une personne qui fabrique ou répare des chaussures.

 

Historique

 

Selon une étymologie populaire, cordonnier vient du mot corde, car les premiers cordonniers utilisaient des cordes pour fabriquer des chaussures : une légende fantaisiste veut que le faiseur de chaussure de Charles II le Chauve n'ayant pas les cordons (lacets) que lui réclamaient le roi en 859, ce dernier fit imprimer sur son front le sceau « cordon-nié ».

 

Une autre légende merveilleuse selon Pétrus Borel veut que cordonnier vient de « cors » (les chaussures donnant des cors). En réalité, il vient de cordouinier, de l'ancien français cordoan (mot attesté au XIIe siècle), « cuir de Cordoue », en référence à Cordoue, ville espagnole dont le cuir était jadis très réputé (cuir estampé puis patiné surtout posé en mural) et dont les Maures avaient reçu des marocains le secret de la maroquinerie.

 

Avec le temps le mot cordouinier est devenu cordonnier. Cordonnier a concurrencé et supplanté l'ancien français sueur (du latin sutor, celui qui coud, réalise une suture, mot employé jusqu'au XVe siècle) et corvoisier, du latin Cordubensis, « de Cordoue », devenu cordovensis puis cordovesarius.

Le corvoisier fabriquait des souliers neufs ou de luxe, mais beaucoup de réparateurs de souliers

ont usurpé ce titre, si bien que le terme de cordonnier s'est dissocié de celui de corvoisier et de

ses usurpateurs. La fabrication industrielle des chaussures au XXe siècle entraîne la disparition

du savetier au profit du cordonnier qui s'est spécialisé dans la réparation.

 

Ce métier est aussi en voie de disparition, maintenant, les souliers, bottes, se font en usine et

non à la main. Dans les pays plus pauvres, on trouve des "cordonniers" mais au contraire, dans

les pays plus riches, ils sont fabriqués en usines.

 

Au sens premier le cordonnier est l'artisan qui fabrique des souliers, bottes, mules et pantoufles,

en cuir, surtout en peau de cochon. Ceux qui les réparaient étaient appelés « Raccommodeurs

de souliers » ou « Cordonniers » en vieux français. De nos jours, on différencie le "cordonnier réparateur" du "cordonnier bottier".

 

Outils et matériel

 

Le cordonnier utilise les outils courants de découpe et de travail du cuir (alênes, tranchets),

ainsi que des outils classiques mais adaptés à ses besoins :

 

  • Enclume universelle : enclume entièrement en fonte et à trois branches, permettant de maintenir toutes les chaussures ; dimensions maximales 20 cm x 12 cm, poids 3 à 4 kg ;
  • Emporte-pièce ;
  • Pince emporte-pièce, réalise les trous destinés aux lacets ;
  • « Pince à poser les œillets » et « pince à enlever les œillets » ;
  • Marteau de cordonnier, à clouer ;
  • Bisaiguë ;
  • Marteau à battre : pour le travail de la semelle ;
  • Marteau à clouer : quand des pointes servent à l'assemblage, utilisé avec la lime à chaussures      qui par ses courbures permet de réduire toute tête de pointe saillante ;
  • Marteau de galochier : tête longue et fine ;
  • Marteau Louis XV, aux panne et tête très longues ;
  • « Outil pour faire les lacets » ;
  • Semence ou pointe ;
  • Chevilles, pour le ressemelage ;
  • Crampillons, pour le ferrage des sabots ;
  • Protecteurs : morceaux d'acier destinés à réduire l'usure des extrémités de la semelle ;
  • Œillets métalliques ;
  • Cuir,
  • Caoutchouc, patins ;
  • Fil de chanvre, fil de lin ;
  • Colles spéciales, dont la « poix de Suède noire » ;
  • Vernis, cirages, graisses ;
  • Talons (bois ou caoutchouc) ;
  • Lacets ;
  • Conformateurs : structure articulée (formes en bois) placée dans une chaussure pour en élargir une partie ou parfaire sa forme ;
  • Embauchoirs (tendeurs à chaussures) : conformateur simplifié pour maintenir la forme d'une chaussure ou la lui redonner.

 

Les réparations les plus courantes

  • Réparations des talons
  • Ressemelage: certaines paires de chaussures peuvent quasiment être ressemelées à l'infini, c'est le cas des chaussures type Goodyear. Il existe une très grande variante de ressemelages en fonction des cousus et des montages: trépointe, california, vissée etc.
  • Mise sur forme des chaussures (ou plus communément appelé forçage): cette technique d'élargissement des chaussures est relativement simple, cela suppose l'utilisation d'une machine spéciale sur la chaussure à l'endroit précis que l'on souhaite voir élargi; et cela sans altérer les coutures, ni la forme globale de la chaussure8. À ne pas confondre avec le fait de mettre ses chaussures sur des embauchoirs, qui sont parfois appelés "formes".

 

 

Petit traité de haute cordonnerie

 

Ce guide très intéressant et pédagogique, que je vous recommande,  vous permetra de connaitre les étapes et techniques de fabrication , les matériaux utilisés, les styles

les plus courants et de nombreux conseils.

 

 

Quelques précisions

.

 

 

 

 

 

 

Les bottiers

 

 

 

Les Indiens d'Amérique du Nord ont une façon judicieuse de faire leurs mocassins. Ils relèvent simplement un morceau de cuir vert tout autour de leur pied, le cousent à une ou plusieurs semelles et ajoutent une pièce qui couvre les orteils et le cou-de-pied. J'ai porté de ces mocassins indiens. Ils sont merveilleusement confortables et, comme le morceau de cuir enveloppant le pied est d'une seule pièce, ils sont étanches.

 

Exemple de confection de botte

Voici tout le matériel nécessaire a la fabrication d' une paire de bottes

 

Pour rencontrer un vrai bottier, il faut aller en Crète. Les bottes sont presque sacrées, pour un Crétois; tout comme le poignard qu'il porte lors des fêtes. Ces bottes sont en cuir noir, faites soigneusement sur mesure et montent presque aux genoux. Elles durent vingt ans et on les porte tous les jours. Une paire coûte environ cinquantes euros (en 1990).

 

Le village d'Angia est juché au sommet d'une montagne ; deux bottiers en activité y sont installés. L'un d'eux, Mihalis Rotidis, qui exerce le métier depuis quarante ans, dit qu'il ne gagnait plus sa vie, non pas à cause de la

concurrence des bottes de fabrication industrielle, mais parce que les routes sont meilleures.

Les montagnards se déplacent plus facilement en voiture et leurs bottes durent plus longtemps!

 

Les quatre parties principales de la tige une fois assemblées. L’ensemble est mouille et monte sur la forme en bois taillée aux mesures du client.

Il fallait deux jours pleins à Mihalis pour faire une paire de bottes. Il a bien voulu prendre la peine de montrer comment il procédait. Quand un client venait, il traçait le contour de ses pieds sur un morceau de cuir. Il mesurait la hauteur que la botte devait avoir, la circonférence de la cheville et celle du mollet en plusieurs endroits ; six mesures en tout.

 

Il faisait alors des patrons en papier et découpait les différentes pièces de cuir. Il y avait cinq patrons pour la tige des bottes: psidi (la pointe), kalami (l'empeigne), fittet (les deux pans de laçage) et fterna (le talon).

 

Les pièces de la tige étaient cousues ensemble, trois fois à la machine et une autre fois à la main, puis il y adaptait une doublure en tissu. Mihalis avait des douzaines de formes et choisissait celle qui convenait à son client.

 

La tige, la doublure et le bout dur (en cuir) sont cousus à la main sur la première (semelle de montage) avec la trépointe (bande de cuir entourant la botte au 3/4). L’emboitage et le contrefort sont pointes sur la première.

La forme est un pied en bois sur lequel le bottier cloue la première semelle, le cuir découpé suivant le contour du pied.) La forme et la première semelle étaient alors emboîtées dans la tige et cet embryon de botte était renversé, la semelle devenant désormais la surface de travail du bottier. Il fallait tendre fortement à la fois la doublure et le cuir de la tige de façon à recouvrir la semelle « aussi raide que du verre », selon les termes de Mihalis.

Quand la tension était satisfaisante, il clouait la tige et la doublure sur la forme à travers la semelle ; tous les clous d'acier étaient ôtés une fois qu'ils étaient remplacés par la couture.

 

Il reste à poser le cambrion (en acier, poser et coudre la semelle d’usure, cheviller la cambrure et monter les talons

Le problème, dans la couture de la semelle d'une botte sur sa tige, c'est qu'on ne peut pas introduire la main à l'intérieur pour coudre, et les points, sur la face interne de la semelle, seraient de toute façon inconfortables. La solution, comme me l'a montré Mihalis, est d'utiliser une aiguille courbe pour ne coudre la tige que dans une partie de l'épaisseur de la semelle, puis de joindre, à la première semelle et à la tige, une bande de cuir pouvant être cousue sur la première uniquement de l'extérieur de la botte.

 

Cette bande, la trépointe, est nommée vardouloen grec. Mihalis fixait la trépointe, et en fait la semelle elle-même, avec des chevilles en bois. Elles étaient définitives. On les enfonçait au marteau, puis on

râpait ce qui dépassait. Avant de coudre la semelle sur la trépointe, Mihalis taillait une rainure oblique autour de la première, dans laquelle les coutures devaient prendre place de façon à

être protégées.

 

Après avoir cousu, il recollait le cuir qu'il avait ôté de la rainure pour mieux protéger le fil. Le

seul endroit où il utilisait des clous d'acier comme fixation permanente était le talon composé

de pièces épaisses en cuir dur.

 

 

 

Le gallochier

 

 

 

 

Autrefois, les galochiers étaient des artisans qui gagnaient leur vie en allant dans les bois d'aulnes humides où ils abattaient les arbres, les débitaient en rondins, de la longueur d'une galoche, qu'ils refendaient au coutre et dégrossissaient sur place.

 

Chaque artisan avait son établi portatif auquel était accroché le paroir. Celui-ci développe un important effet de levier qui permet de sectionner n'importe quelle pièce de bois placée sous sa lame.

 

Le galochier marquait le niveau du talon d'un trait de scie, puis dressait le bois jusqu'à ce repère avec une plane. Le dessous très cambré de la semelle était taillé au paroir. La rainure qui court autour de la semelle pour recevoir la tige était ensuite creusée à la main avec la griffe, qui fonctionne comme le paroir mais a une lame en forme de gouge. Les semelles étaient ensuite mises à sécher en tas réguliers.

 

 

La phase suivante consiste à fixer la tige de cuir sur la semelle finie. Selon le modèle de galoche, la tige peut être constituée d'une, deux ou trois pièces de cuir. La tige des galoches de femme et d'enfant n'a souvent qu'une seule pièce fer­mée par un unique bouton.

 

Un montage plus courant comporte deux pièces de cuir et une agrafe. L'une des pièces forme la pointe et le devant, l'autre l'arrière et les côtés. On trace d'abord sur le cuir le dessin de la tige adapté aux mesures de la semelle. Un artisan de village possédait des patrons en papier correspondant aux pieds de la plupart de ses clients.

 

On découpe ensuite le cuir avec un couteau cliqueteur et, pour rendre la chaussure plus confortable, on amincit le bord intérieur qui entoure la cheville, puis on coud les pièces. Après cela, on engage la tige sur une forme en bois, réplique du pied humain, en la tendant avec une pince à monter et on l'y cloue soigneusement. On frotte parfois son cuir avec un bizé chaud pour lui donner sa forme définitive.

 

Quand la tige est terminée, elle est ôtée de sa forme, placée sur la semelle en bois est

ajustée dans la rainure de celle-ci. L'artisan cloue alors la tige sur la semelle avant

d'ajouter une trépointe, ou bande de cuir, tout autour de la rainure et de l'assujettir avec

des clous de lai­ton et d'acier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un texte ! Vous pouvez le remplir avec du contenu, le déplacer, le copier ou le supprimer.

Lorem ipsum dolor sit amet, consetetur sadipscing elitr, sed diam nonumy eirmod tempor invidunt ut labore et dolore magna aliquyam.

 

 

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© Association Le Vieil Erstein ùn rund um's Kanton