Association pour la préservation et la conservation

du patrimoine culturel

et traditionnel

d' Erstein

 

 

 

 

 

Notre devise :

Conserver le passé,

dans le présent,

pour pouvoir le transmettre

au futur

 

 

 

 

 

 

Le premier site a été créé le

1er novembre 2012

par son webmestre

et propriétaire

Jean Louis Eschbach

sous la dénomination

Vieil-Erstein.fr

 

Il a été clos le

2018

avec 500 000 clics

à son actif.

 

Ce nouveaux site a été ouvert le

1er Janvier 2018

Il appartient désormais à l'association et est mis en oeuvre par :

 

Bernard DESCHLER

et

Jean Louis ESCHBACH

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ancien site Vieil-Erstein.fr

500 000  clics

 

+

clics

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COMMUNIQUES

 

 

 

sont

programmées

 les 3èmes mardi

de chaque mois

 

 

 

Les permanences de l'association

 

qui ont lieu de 19hoo à 20hoo   en la salle Conrath de la Maison des oeuvres et sont ouvertes à tous

 

 

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Les réunions

 du   comité

 

 

à 20h en la

salle Conrath

de la Maison

des Œuvres

 

 

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Association

Le Vieil Erstein

ùn rund um's Kanton

1 place de

l'Hôtel de Ville

67150  ERSTEIN 
 

 

Téléphone :

03 88 98 64 99

 ou 

06 86 56 40 68

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Le tanneur - corroyeur

 

 

 

 

Si l'on écorche un animal et que l'on ne s'occupe pas de la peau, elle deviendra aussi dure

qu'une planche, impossible à ployer et inutilisable. Si on la laisse à l'humidité, elle pourrira.

Il y a deux moyens d'éviter ces phéno­mènes. Le premier est de faire macérer la peau dans

une solution chimique qui transformera ses protéines en un produit stable imputrescible et

empêchera la cristallisation qui la durcit. L'autre méthode, celle des Esquimaux, des Indiens

d'Amérique et des Bochimans du Kalahari, est de travailler la peau. On m'a dit que les

Esquimaudes mâchaient les bottes de leur mari; je ne sais pas si c'est vrai, mais j'ai vu des

gens du Kalahari faire des lanières en peau brute.

 

Tannants minéraux et végétaux

 

Aujourd'hui, on tanne presque invariablement en trempant les peaux dans de l'alun de chrome après un saumurage dans une solution acide. C'est le tannage minéral, et c'est ainsi que je prépare les peaux de mouton pour en faire des tapis. Le tannage végétal n'est employé à présent que dans les cas exigeant un cuir de très grande qualité ( exemple, en chirurgie).

 

On utilisait pour cela l'écorce du chêne que l'on récoltait spécialement en grande quantité, à l'usage

des tanneries locales. Au printemps on prélevait l'écorce des chênes avec un dénudeur ôtant

d'abord un cylindre d'écorce de l'arbre sur pied, aussi haut qu'on le peut.

On connaît maintenant le processus chimique du tannage végétal ; on sait comment le tannin

(acide tannique) de l'écorce chêne s'infiltre très lentement dans la peau, en chasse l'eau en

revêtant chaque fibre d'une couche protectrice. Mais ce m'émerveille, c'est que les hommes

primitifs avaient découvert que l'écorce de chêne avaient cette propriété.

 

Le tanneur et le corroyeur 

 

Il fut un temps où les métiers de tanneur et de corroyeur étaient séparés. Le tanneur produisait

une peau raide et pauvre en couleur ; le corroyeur la transformait en un cuir souple et poli qui

convenait au sellier et aux autres artisans du cuir, en la faisant tremper, en la travaillant, grattant

et en la coupant ou en la sciant. Les deux métiers ont été réunis par la suite.

 

Le tanneur

 

Le premier travail du tanneur est de laisser tremper les peaux dans une cuve remplie de lait de chaux pendant deux semaines pour détacher les poils, puis pendant une semaine dans un produit peu ragoûtant fait d'excréments. Après quoi, les peaux étaient lavées à fond à grande-eau et écharnées dans l'atelier de chevalage.

 

Chaque peau était donc étendue sur un chevalet de rivière et grattée soigneusement pour être débarrassée de la graisse, de la chair et de la membrane. On obtenait le tan en laissant tremper pendant quelques jours de

l'écorce de chêne finement moulue. La solution était alors pompée plusieurs fois sur de

l'écorce fraîche et laissée à reposer.

 

Puis on immergeait les peaux dans des fosses remplies de ce liquide. On disait que les

peaux étaient d'abord affamées, puis assoiffées de tan ; c'est pourquoi, pendant les trois

premiers mois, elles étaient continuellement ôtées de la solution dans laquelle elles

baignaient pour être remises dans de la fraîche. Les peaux étaient ensuite mises en potée

pendant six mois dans un tan épais avant d'être pendues pour égoutter, et d'être séchées,

ou calandrées, par un vigoureux laminage.

 

Le tannage comporte des travaux durs et sales. La peau trempée d'un gros animal est très lourde à agiter d'un bout à l'autre de la fosse.

 

 

Le corroyeur

 

Le corroyage, du verbe corroyer qui signifie « apprêter, préparer » peut désigner un ensemble d'opérations techniques dans diverses branches de métiers.

 

Le corroyage du cuir (ou hongroyage), est un ensemble d'opérations de finissage, couramment pratiqué pour la cordonnerie, que l'on obtient en immergeant les peaux dans l'eau, en les foulant avec les pieds pour les assouplir et en les enduisant ensuite d'un corps gras. Ces opérations sont effectuées après le tannage, à l'aide d'outils spéciaux : bigorne, butoir, couteau à revers, demi-rond, drayoire, étire, lunette, marguerite ou paumelle, paroir. Elles affectent les propriétés chimiques et mécaniques du cuir : assouplissement, finissage de surface.

 

Il impliquait le découpage des peaux en morceaux et le grattage au lissoir, suivis d'un bain dans une solution faite avec des feuilles et des rejets de sumac séchés et pulvérisés.

 

Quand les morceaux étaient à moitié secs, ils étaient dérayés, c'est-à-dire grattés côté chair

avec le couteau à dérayer à deux tranchants , couteau que l'on aiguise et dont on tourne les tranchants comme un ébéniste le fait pour ses grattoirs.

 

On étendait ensuite les peaux sur

une table pour les glacer avec des lames d'acier. Elles étaient frottées avec de l'huile de

foie de morue et du suif du côté de la chair, séchées, dégraissées et elles étaient alors prêtes pour la vente.

 

 

Découpage des peaux

 

Les grandes peaux étaient découpées suivant l'usage auquel elles étaient destinées.

 

Une simple découpe au milieu du dos donne deux demi-peaux.

 

Le cuir épais des collets peut être découpé pour faire, par exemple, des harnais.

 

 

Le chamoiseur

 

 

 

Le chamoisage est une technique artisanale qui consiste à fabriquer un type de cuir très souple

et de grande qualité, utilisé notamment dans la ganterie. L'atelier où se pratique cette activité est appelé une « chamoiserie », tandis que l'artisan dont c'est la spécialité est un « chamoiseur ».

 

Ce cuir était autrefois fabriqué à partir de peaux de chamois (d'où l'origine du mois « chamoisage ») traitées avec de l'huile de poisson, ce qui en faisait un produit rare et cher. Les artisans essayaient donc de fabriquer des cuirs aux qualités approchantes en utilisant la peau d'animaux d'élevage,

un tel cuir est alors appelé « peau chamoisée ».

 

 

Le chamoisage est désormais pratiqué sur les mêmes types de peaux que celles utilisées en mégisserie (agneau, chèvre, vachette, mouton...). Il met en œuvre les mêmes opérations que

la mégisserie jusqu'à l'étape de « gonflement ». Les peaux sont alors étendues et enduites avec

de l'huile de poisson, puis frappées avec un fouloir pour faire pénétrer l'huile. Durant cette étape

on expose régulièrement les peaux à l'air (on les « évente »), tout en ajoutant de l'huile.

 

La dernière opération du chamoisage est le « remaillage » qui consiste à faire « cotonner » la

peau en arrachant sa « fleur » avec un couteau qui ne tranche pas.

 

Un sous-produit du chamoisage, le « dégras », est très recherché par les corroyeurs pour apprêter leurs cuirs

 

 

 

Le maroquinier

 

 

 

 

La maroquinerie est un terme issu du mot maroquin désignant un cuir de chèvre tanné et teint

du côté du poil, qui a donné son nom à l'industrie et au commerce de petits objets en cuir. La

définition de la maroquinerie reste vague quant à ce qui est appelé "petits objets en cuir". Le

Petit Robert définit la maroquinerie comme "l'ensemble des industries utilisant les cuirs fins pour

la fabrication et le revêtement de certains articles". On peut donc dire que par élimination, cela concerne tous les accessoires, mettant de côté la sellerie, les vêtements et chaussures en cuir.

La maroquinerie concerne alors la confection de sacs, de portefeuilles, de porte-monnaie,

ceintures, bijoux etc. Ces objets deviennent d'indispensables accessoires du quotidien qui

résistent au temps et aux chocs. Certains s'accordent à dire que le temps confère élégance et

platine aux cuirs de toutes les époques et de toutes les civilisations.

 

Les objets de maroquinerie sont créés avec des cuirs multiples. On distingue les peaux

classiques: le Box (ou cuir de veau), le cuir de bœuf ou de vache, le cordovan (ou cuir de

chevreau originnellement, maintenant cuir de cheval) et les peaux exotiques: de mammifères

(éléphant, buffle, etc.), de reptiles (crocodile, serpent, etc.) et de poissons (galuchat, requin,

raie, etc.).

 

L'art de la maroquinerie existe depuis la nuit des temps, le cuir étant une des premières

ressources pour l'Homme. Elle s'est peu à peu développée, devenant une industrie à part entière,

avec des maisons mondialement connues pour leurs créations artisanales. Par ailleurs, de par

sa diversité de produit, la maroquinerie englobe une multitude de métiers divers, très spécialisés.

Ces métiers font face aux changements de la société, ils doivent donc être en adéquation avec

les nouveautés.

 

De par l'étendue de la maroquinerie, il existe beaucoup de métiers s'en rapportant.

Les principaux sont :

  • Maroquinier : celui qui travaille les peaux de chèvre tannées (maroquin)L'introduction en France du maroquin date du XVIIe siècle grâce à Granger qui a importé le sumac (plante utilisée pour le tannage et la coloration) et à Sigismond d'Adelin, issu d'une famille de tanneur de Montélimar, qui a ramené deux soldats du Maroc connaissant le tannage et la teinture du maroquin. Avant ces importations, seules les peaux de Courdoue parvenaient en France. Elles étaient uniquement utilisées pour les cuirs de décorations et d'ameublement.
  • Tanneur : celui qui transforme la peau "brute" en un matériau imputrescible.
  • Corroyeur : celui qui assouplit le cuir après le tannage et pratique donc le corroyage
  • Baudroyeur : celui qui corroyoit les cuirs de couleur

Au Moyen Âge, les tanneurs et les corroyeurs s'organisent en corporations. Et avec les baudroyeurs en 1345, ils obtiennent des statuts et règlements.

 

Les métiers qui interviennent dans le processus:

  • Maître-Gainier : celui qui fabrique ou vend des articles recouvert de gainerie, c'est un étui qui recouvre et protège l'objet comme le cuir par exemple.
  • Malletier : celui qui fabrique les bagagesRelieur : celui qui joint les feuilles d'un livre
  • Designer : celui qui s'occupe du design d'un produit
  • Assembleur: celui qui s'occupe de l'assemblage des pièces d'un produit
  • Coupeur : celui qui découpe les pièces qui composent un produit

 

Exemple de fabrication artisanale d'un sac

La confection d'un sac est un processus long nécessitant l'intervention de plusieurs professionnels.

  • La première phase est déléguée au designer qui doit concevoir les modèles en fonction des conditions qui lui sont imposées et du type de cuir choisi pour le futur sac. En effet, il existe des cuirs très souples et d'autres beaucoup plus rigides, le sac doit donc être conçu en fonction de ce critère.
  • Ensuite, un maître artisan du cuir va choisir le modèle qui convient le mieux avec le type de cuir pour lequel il a été créé.
  • Une fois que le modèle du designer est sélectionné, c'est à partir de celui-ci qu'un prototype du sac en papier va être réalisé par un fabricant de patron. Le sac commence petit à petit à se former sous forme papier jusqu'à devenir impeccable
  • C'est à ce moment que le coupeur de cuir intervient et sculpte minutieusement le cuir choisi tout en le préparant pour la couture. Pour effectuer cette tâche qui est accomplie à la main, il doit être particulièrement expérimenté et averti afin de connaître les avantages et inconvénients de la peau qu'il doit travailler. En effet une erreur commise sur un cuir coûteux représente une perte d'argent et de temps considérable que les confectionneurs ne peuvent pas se permettre. La découpe se fait souvent à la presse avec emporte-pièce ou à l'aide d'un tranchet.
  • Une fois cela terminé il faut coudre le sac, un banconista ou assembleur accomplit cette tâche, elle est le plus souvent réalisée à la main hormis pour les étapes qui requièrent plus de précision. Cette tâche doit être accomplie avec attention et précision pour que les coutures soient jolies, linéaires et symétriques. Le cuir est une matière où la moindre erreur de couture reste apparente et certains cuirs rigides sont plus délicats à travailler, une excellente connaissance des peaux et un goût pour la minutie sont primordiaux.
  • La couture n'est pas la dernière étape de fabrication du sac, il reste encore le rivetage qui permet d'assembler les différentes pièces du sac à l'aide de rivets, le soudage qui est une autre technique d'assemblage par fusion.
  • Enfin les détails sont ajoutés comme les fermetures, boucles, boutons ou peaufinés tels que des fils à brûler...
  • La finition est donc l'étape ultime, durant laquelle le sac est observé attentivement afin d'en repérer le moindre défaut ou élément manquant.

 

Exemple de fabrication artisanale d'un gant

 

 

 

 

 

 

Le relieur

 

 

Le relieur est un professionnel du livre qui crée, restaure des ouvrages ou d'autres documents

papier pour réaliser leur reliure de manière artisanale en appliquant les techniques traditionnelles (débrocher, préparer et coudre les cahiers) de la reliure (encoller, emboîter la couverture), de la couverture (recouvrir le livre).

  • Il peut également utiliser les techniques actuelles telles que le brochage, la reliure ou le collage. Il travaille de manière générale sur commande pour des particuliers ou des administrations publiques (bibliothèques, tribunaux).
  • Il détermine avec son interlocuteur la nature du travail à effectuer et sélectionne les     matériaux adéquats tout en établissant un devis.
  • Il peut être chargé de donner des formations professionnelles et exercer un rôle  d'encadrement auprès d'autres travailleurs en formation.

 

La reliure (nom dérivé de relier, lui-même issu de religare en latin) consiste à lier, à rassembler

« la » ou « les » feuilles d'un livre, pliées ou non en cahier, de manière à en prévenir la

dégradation, à en permettre l'usage durable et, souvent, à lui donner une esthétique avenante.

Par extension, le terme désigne aussi le résultat de ce travail.


Très vite, cette pratique artisanale s'est érigée en art. Aujourd'hui les amateurs bibliophiles

peuvent rechercher des reliures à la rareté ou à l'esthétique exceptionnelles.

Il existe plusieurs grands types de reliure :

  • La reliure traditionnelle cousue dite « à la française ».
  • La reliure traditionnelle en orient, dite « à la chinoise » ou « à la japonaise ».
  • La reliure emboîtée dite « reliure à la Bradel ».Les reliures contemporaines

On distingue

  • la reliure pleine, qui se dit d'un livre entièrement recouvert de cuir ou de tissu ;
  • la demi-reliure, dont seul le dos est recouvert d'une matière noble (le reste du volume       étant recouvert d'un papier) ;
  • et les demi-reliures à bande ou à coins, dont on protège également les parties les            plus exposées à la main du lecteur, côté gouttière. La reliure en toile est généralement       ornée d'une pièce de titre (morceau de cuir placé sur le dos du livre), sur laquelle sont   apposés le nom de l'auteur et le titre du livre.

Les qualités des cuirs utilisés et leurs utilisations peuvent varier. Il existe des reliures, du meilleur

au plus banal, en peau de vélin, en veau ou box, en maroquin, en daim ou en agneau velours

(peaux très souples et chamoisées), en chagrin, en basane, etc. Cette hiérarchie a pu varier selon

les époques.

 

La reliure industrielle utilise des matériaux et des méthodes différentes de la reliure manuelle.

 

Le travail traditionnel du relieur 

 

Sauf s'il travaille pour un éditeur qui pratique des tirages limités, le relieur n'a plus à se préoccuper - comme il pouvait avoir à le faire jusqu'au XIXe siècle - de plier les feuilles qui lui arrivent de l'imprimeur. Il reçoit le livre broché, c'est-à-dire cousu rapidement et recouvert d'une couverture en papier fort.

  • Son premier travail consiste donc à décoller cette couverture, à débrocher les cahiers et à en ôter soigneusement les éventuelles traces de colle.Autrefois les cahiers étaient battus au marteau pour tasser le papier. Aujourd'hui on les place sous une presse à percussion (qui permet de donner des coups pendant le serrage), où ils sont maintenus           entre 24 et 48 heures.
  •  Après avoir été collationnés, les cahiers sont alors grecqués : avec une scie à main, on     pratique des incisions au dos du volume maintenu dans un étau. Ces incisions permettront         de loger les ficelles ou de positionner les rubans sur lesquels le livre est cousu. Les         grecqures de tête et de queue serviront à dissimuler les nœuds de chaînette qui relient un     cahier au suivant.
  • Les cahiers sont ensuite cousus un par un sur le cousoir (le bâti sur lequel sont positionnés      très précisément les ficelles ou les rubans). Pendant longtemps, cette opération de couture        (ou cousure) était réservée aux femmes, dans les grands ateliers qui employaient plusieurs personnes. On appelait brocheuses ces ouvrières dont le travail était réputé moins noble que  celui des autres compagnons.
  • Une fois cousu, le livre est encollé au dos. Quand la colle est sèche, on arrondit le dos en frappant à plat avec un marteau à endosser. C'est l'arrondissure.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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