Association pour la préservation et la conservation

du patrimoine culturel

et traditionnel

d' Erstein

 

 

 

 

 

Notre devise :

Conserver le passé,

dans le présent,

pour pouvoir le transmettre

au futur

 

 

 

 

 

 

Le premier site a été créé le

1er novembre 2012

par son webmestre

et propriétaire

Jean Louis Eschbach

sous la dénomination

Vieil-Erstein.fr

 

Il a été clos le

1 / 7 / 2018

avec 600 000 clics

à son actif.

 

Ce nouveaux site a été ouvert le

1er Janvier 2018

Il appartient désormais à l'association et est mis en oeuvre par :

 

Bernard DESCHLER

et

Jean Louis ESCHBACH

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ancien site Vieil-Erstein.fr

600 000  clics

 

+

clics

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COMMUNIQUES

 

 

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 les 3èmes mardi

de chaque mois

 

 

Réunion

 du   comité

 

à 20h en la

salle Conrath

de la Maison

des Œuvres

 

 

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Association

Le Vieil Erstein

ùn rund um's Kanton

1 place de

l'Hôtel de Ville

67150  ERSTEIN 
 

 

Téléphone :

03 88 98 64 99

 ou 

06 86 56 40 68

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le rhabilleur de  meule

 

 

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Modèles d'habillage

La science de la mouture du grain est vieille comme le monde. Au cours des temps, les meuniers ont modifié les dessins des rainures et des intervalles (les creux et les arêtes de mouture) pour augmenter leur efficacité. Mais il est merveilleux que le modèle de rainure que l'on peut rencontrer à présent soit presque identique à celui découvert dans les moulins romains. La surface de mouture est divisée en secteurs de rainures appelés quartiers ou harpes.

 

Qu'elles soient mues par l'eau ou le vent, les meules s'usent en fonctionnant et leur surface

de mouture doit être rhabillée (retaillée) périodiquement pour retrouver son efficacité. Une

paire de meules fonctionnant à plein temps (dix heures par jour) doit être rhabillée environ

tous les dix jours si les roues sont en grès meulier du Derbyshire ; à plus grands intervalles

(de trois semaines à un mois) quand il s'agit de meulière française semblable au quartz.

 

Les meules anglaises étaient généralement faites d'une seule pièce tandis que les françaises étaient constituées de plusieurs segments taillés, surfacés et liés par des fers. Vers la fin

du XIX ème siècle apparurent les meules composites, encore plus dures et faites de

fragments de pierre réunis par du ciment.

 

Les gains d'un meunier dépendant évidemment du fonctionnement de ses meules, moins il

devait les rhabiller, mieux cela valait. Car, pendant cette réfection, elles étaient improductives,

et lui aussi, à moins d'employer un ouvrier au rhabillage. Un gros moulin équipé de quatre

meules en avait rarement plus de trois fonctionnant en permanence.

 

Connaissance de la pierre

Le rhabillage des meules est un art très difficile. Il ne s'agit pas seulement de retailler les rainures pour les approfondir. Parce que l'usure d'une paire de meules n'est pas régulière ; elle est plus grande à la périphérie que près du centre. On corrige cette différence en marquant la pierre avec une règle, un calibre et de l'ocre rouge. Le calibre est en bois ; on en engage une partie dans le trou de la meule gisante (celle du dessous) tandis que l'autre partie balaie la surface de mouture et indique au rhabilleur ce qu'il doit ôter de matière près du centre pour compenser l'usure plus grande de la périphérie. La plupart des rhabilleurs posaient une pièce de monnaie sur la pierre qu'ils venaient de retailler, près du centre. Ils faisaient à nouveau tourner le calibre sur la surface pour s'assurer qu'il passait au-dessus de la pièce, ce qui montrait que le rhabillage compensait la future usure de la zone extérieure.

La « règle » est un simple bâton rectiligne. On l'enduit d'ocre rouge et on la passe sur la meule. Toutes les parties de la surface qui font saillie deviennent rouges et doivent être nivelées.

Ce procédé est la vérification de la meule.

 

Vient ensuite l'abattage. On l'exécute avec le bec plat, qui ressemble à un asseau

miniature. Si l'on ne doit ôter qu'un peu de matière, on la frotte avec la pierre à affûter,

qui est un vieux morceau de meulière. Les outils du rhabilleur paraissent peut-être

sommaires et disgracieux mais, maniés par un artisan expérimenté, ils permettent de

faire un travail très délicat.

 

On approfondit au besoin les rainures de la meule avec un pic. Dans le cas du grès

meulier anglais, plus tendre que la meulière française, on doit le faire à chaque rhabillage.

La profondeur des rainures est un facteur important, car c'est par elles que le grain

moulu est rejeté vers la périphérie de la meule.

 

 

Rhabillage des intervalles

Il faut ensuite rhabiller les intervalles. Ce sont les surfaces surélevées qui séparent les

rainures. Dans le cas de la meulière française, on doit les strier: on grave sur la surface

de petits sillons aussi proches que possible les uns des autres, mais sans qu'ils se

chevauchent. S'il s'agit de grès meulier anglais, on pique la surface : on la recouvre

entièrement de petites marques du pic. Si les meules n'étaient pas striées ou piquées,

elles ne sépareraient pas proprement le son du froment. Le son est l'enveloppe externe

du grain et sa partie la plus dure et la plus fibreuse. C'est une nourriture saine, excellente

pour le bétail, du cochon d'Inde au cheval, si l'on peut s'en procurer. On le sépare avec

un tamis de la farine qui sort de la meule.

 

Récemment, bien sûr, on a redécouvert l'importance du son dans notre nourriture. Après

des années de consommation de produits privés industriellement de cette substance,

nombreux sont ceux qui tentent de la réintroduire dans leur alimentation. Un tamisage

plus fin extrait les issues, le plus grossier de ce qui reste de la mouture. Si la farine qui

reste pèse 80 % du poids original du grain, c'est une farine standard; la farine blanche ne

pèse que 75 % du poids original. Mais trêve de digression.

 

Durée d'une meule

Une meule en grès fonctionnant à plein temps dure entre vingt et vingt-cinq ans. Quand

elle est neuve, une meule courante — celle du dessus, qui tourne — fait une trentaine de centimètres d'épaisseur; la meule gisante, immobile, une quarantaine de centimètres.

Celle-ci s'use la première et elle est remplacée par une meule courante. Ainsi, le meunier

n'a à débourser à chaque fois que le prix d'une nouvelle meule courante. Il y a cinquante

ans, une meule, ni cerclée ni habillée, coûtait environ 80 Fr. livrée au moulin. Cerclées d'un anneau en fer et ouvragées pourvues des rainures de la surface de mouture, elles valaient environ 200 Fr. la paire. Normalement, les meules étaient livrées brutes de la carrière,

simplement taillées en rond, à des entreprises où on les apprêtait.

 

Le trou du milieu de la meule, par où entre le grain, est appelé œillard. Une lourde barre

cerclée de fer passe dans l'oeillard de la meule courante et est en prise avec la roue

conductrice qui l'entraîne. Une meule cou­rante neuve pèse presque une tonne ; on peut

donc imaginer que la structure qui la supporte doit être massive.

 

Il est également important que les meules ne fonctionnent pas à sec, c'est-à-dire sans

grain entre elles. Si l'alimentation en grain est arrêtée quand la meule courante tourne,

les faces des deux meules sont endommagées, car 'les céréales agissent comme un

lubrifiant.

 

Il faut deux jours à un artisan expérimenté pour rhabiller une paire de meules. Quand un

moulin en possédait quatre paires, cette opération était presque un travail à plein temps ;

on avait donc besoin de nombreux rhabilleurs à l'apogée des moulins traditionnels.

Les meules composites modernes, plus dures, demandent un entretien moins régulier.

Toutefois, la popularité croissante de la mouture à l'ancienne devrait augmenter le nombre

de rhabilleurs, dont beaucoup auront tout à apprendre du métier.

 

 

 

Rhabillage d'une meule gisante

Le rhabillage des meules est un travail très inconfortable. On l'exécute habituellement à genoux sur-un sac servant de coussin, l'attaque de l'outil étant contrôlée avec une grande précision par la main restée libre. On peut voir l'arbre-moteur de la meule courante dépasser au centre de la gisante.

 

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