Association pour la préservation et la conservation

du patrimoine culturel

et traditionnel

d' Erstein

 

 

 

 

 

Notre devise :

Conserver le passé,

dans le présent,

pour pouvoir le transmettre

au futur

 

 

 

 

 

 

Le premier site a été créé le

1er novembre 2012

par son webmestre

et propriétaire

Jean Louis Eschbach

sous la dénomination

Vieil-Erstein.fr

 

Il a été clos le

1 / 7 / 2018

avec 600 000 clics

à son actif.

 

Ce nouveaux site a été ouvert le

1er Janvier 2018

Il appartient désormais à l'association et est mis en oeuvre par :

 

Bernard DESCHLER

et

Jean Louis ESCHBACH

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ancien site Vieil-Erstein.fr

600 000  clics

 

+

clics

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COMMUNIQUES

 

 

*

 

 

 les 3èmes mardi

de chaque mois

 

 

Réunion

 du   comité

 

à 20h en la

salle Conrath

de la Maison

des Œuvres

 

 

-ooOoo-

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Association

Le Vieil Erstein

ùn rund um's Kanton

1 place de

l'Hôtel de Ville

67150  ERSTEIN 
 

 

Téléphone :

03 88 98 64 99

 ou 

06 86 56 40 68

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sommaire de la page :

1ère partie (haut):    Les orgues de l'église Saint-Martin

2ème partie (bas):    Les cloches de l'église

 

 

 

 

 

 

LES ORGUES DE

L’EGLISE SAINT-MARTIN

 

 

 

Histoire des orgues

 

 

Le premier orgue connu à Erstein remonte à 1660 : il s'agissait d'un instrument de Hans Jacob AEBI, disposant de 9 jeux, qui se trouvait alors dans l'ancienne église abbatiale. En 1702, il a été transféré à l'église paroissiale, où Joseph WALTRIN le modifia en 1722 (ajout d'une Pédale de 2 Jeux). Ensuite, c'est Georg Friederich MERCKEL qui procéda à l'entretien jusqu'en 1745.

 

Jean-André SILBERMANN accepta de l'expertiser et de le déménager du coeur vers la tribune en 1750, mais n'y toucha pas plus.

 

En 1758, le facteur Nicolas BOULAY vendit un orgue neuf à Erstein (traité du 21/05/1757). Il déménagea l'orgue Aebi/Waltrin à Westhouse où il avait trouvé preneur. STIEHR le remplaça en 1830.

 

L'orgue neuf construit par Boulay (13 Jeux seulement, sur 1 clavier + Echo + Pédale) avait un Buffet magnifique, mais ne donna pas satisfaction. Cela se sentit dès sa réception par Célestin HARST.

 

Après la mort de Boulay, l'orgue fut expertisé par Jean-André SILBERMANN, qui le trouva lamentable (à part le buffet). Silbermann refusa de reprendre cet orgue, même pour en placer un neuf à Erstein.

 

En 1765, l'instrument perdit ses Anches.

 

En 1773 (et en 1780), le curé, le maire et l'organiste d'Erstein se rendirent à Sélestat et à Kaysersberg voir à quoi ressemble un orgue en bon état.

 

Sébastien KRÄMER essaya encore d'arranger l'orgue Boulay en 1777. Mais finalement, en 1805, on le vendit à Holtzheim, où son fameux Buffet se trouve toujours.

 

En 1805 Un nouvel instrument est transféré à Erstein par le facteur Callinet. Il s'agit de l'ancienne orgue de l'église St-Léger de Guebwiller , construit à l'origine en 1741-42 par J.F. ROHRER.

 

En 1914, la Maison Edmond Alexandre ROETHINGER reconstruit un instrument neuf dans l'ancien buffet, tout en transformant et en agrandissant ce dernier. En 1949, Max ROETHINGER électrifie l'instrument et installe une nouvelle console.

 

En 1978, les frères STEINMETZ effectuent quelques travaux, mais ne renouvellent ni les soufflets pneumatiques, ni les membranes. Très empoussiéré et victime de nombreuses pannes dues aux soufflets et au membranes dont la peau est desséchée et durcie, l'instrument a bénéficié d'une restauration complète en 2000-2001, travaux effectués par Marc HEDELIN et ses compagnons , facteur d'orgues à Mauvières en Indre.

 

 

Anecdote :

 

Lors du remplacement par son nouvel orgue, Boulay repris l'instrument de Rohrer. Personne ne sut où se trouvait cet instrument historique. Or par un concours de circonstance, la municipalité d'Erstein a appris qu'une partie de cet instrument allait être vendu aux enchères du côté de Moulins. Elle a de suite préempté la vente et depuis cet objet historique est revenu à son lieu d'origine et exposé, dans une vitrine, dans la nef latérale.

 

 

 

 

L’orgue Roethinger

 

 

Cet instrument, l'Opus 70 d'Edmond-Alexandre ROETHINGER, est fortement typé "Romantisme allemand", mais est déjà "adouci" par les tous premiers balbutiements de la Réforme alsacienne de l'Orgue. C'est aujourd'hui un des "monuments" de la facture alsacienne

 

Cet instrument est l'un des rares à posséder quatre jeux à forte pression : un par plan sonore ("Starkton-..."). Cet instrument est le deuxième plus grand d'Alsace par le nombre de jeux, après celui de l'Eglise St Paul de Strasbourg.

 

L'instrument est classé au titre des monuments historiques depuis le 5 juillet 1996, tandis que le buffet avait été classé par arrêté du 14 septembre 1995.

 

(Sources : http://decouverte.orgue.free.fr/orgues/erstein.htm)

 

 

Quelques photos de l'orgue

 

 

 

 

Quelques images de la restauration de l'orgue

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES  CLOCHES DE  L'EGLISE

Saint - Martin

 

 

 

 

 

Anciennes cloches

 

 

Solennellement, les cloches carillonnent en cette matinée de Pâques dans nos villes et villages annonçant la joie et la rédemption. Elles sont intimement liées à cette fête, intimement liées d' ailleurs à toute la vie ici-bas. Personne d'autre que Schiller ne sut exprimer d'une façon aussi profonde les liens qui nous rattachent tous aux cloches de notre pays natal dans son « chant de la cloche » (« Das Lied der Glocke »). N'avait-il pas devant ces yeux, au moment où il composait vers sur vers, celle de la cathédrale de Schaffhouse sur laquelle on pouvait lire l'inscription suivante : « Vivos voco, mortuos plango, fulgura frango », ce qui veut dire : « les vivants, je les appelle ; les morts, je les pleure ; la foudre, je la brise. »

 

Cette qualification, nous pouvons également l'attribuer aux cloches de notre église paroissiale St-Martin dont nous voudrions relater ici une partie de leur histoire.

 

Dans les anciens temps, les cloches étaient desservies par des agents municipaux assermentés. L’attribution de leur service reposait sur les points suivants :

  • Ils étaient tenus, par serment sur les Saints évangiles, d’annoncer tous les périls par des sonneries spécifiques. (par exemple en 1646, ils sonnèrent toutes alertes concernant les annonces d’orages, de gels, de brouillard, de grêle, de feu, de danger imminent ….). Les cloches devaient sonner réglementairement une tonalité, une fréquence et une durée précise selon le péril.
  • Tout sonneur de service, dès qu’il est appelé par les veilleurs ou les gardes, doit, conformément à son serment, impérativement venir et sonner les cloches
  • de même lors des processions de l’Ascension, de la Fête –Dieu, ou d’un cortège religieux extraordinaire, ils étaient tenus de carillonner tant que les objets du Saint-Sacrement étaient hors de l’ église et ne pouvaient s’arrêter que lors du retour de ceux-ci dans l’église.
  • Lors du temps des moissons, si un orage est annoncé par les veilleurs, ils devaient venir sonner l’alerte,
  • De même lors de leur jour de tour de service, ils devaient être totalement disponibles et ne devaient en aucun cas s’absenter.

Les sonneurs de cloche étaient au nombre de 6 pour l’église paroissiale et 3 pour le couvent. Le sacristain sonnait la cloche du début de la messe dans le chœur de l’église.

 

En feuilletant dans les vielles chroniques, nous constatons qu'Erstein n'a pas eu beaucoup de chance avec ses cloches. Et effet, au cours des siècles, très peu ont atteint un grand âge, les dates suivantes de l'histoire d'Erstein, d'après Friedel, en témoignent : 1640, une nouvelle cloche fut achetée ; 1655, il en fallut encore une ; 1663, le clocher a encore été doté d'une cloche, etc...

 

Les cloches des deux églises furent réquisitionnées lors de la révolution. Une des cloches, selon le témoignage d’un ancien ersteinois (ce texte est daté de 1915) a été conservée jusqu’à l’aube du 20ème siècle.

Courant mai 1917, de ces 5 cloches de l’église paroissiale furent confisquées par le fisc, de même que la cloche d’incendie de la mairie. Cette dernière portait l’inscription suivante :

 

Laudo Deum verum

Satanam fugo

Populum voce convoco!

Anno Domini 1751.

 

En 1813 furent acquises deux cloches sur lesquelles figuraient les inscriptions suivantes :

 

Haec campana sub Domino Michaele Gollard

Praeposito in Erstein fusa ab

R. D. Ignatio Lagarde

parocho benedicta fuit in honorem

Sancti. Sixti

anno Domini MCCC. XIII. — 1813.

me fecit Joannes Ludovicus Edel civis Argentinentis.

 

-oOo-

 

Haec campana sub Domino Michaele Gollard

Praeposito in Erstein fusa ab

R. D. Ignatio Lagarde

parocho benedicta fuit in honorem

Sancti. Floriani

anno Domini MCCC. XIII. — 1813.

me fecit Joannes Ludovicus Edel civis Argentinentis.

 

Ces deux cloches furent complétées une troisième en 1829 :

 

Bénite sous le nom et en l'honneur de St. Martin

par M. Fr. Xavier Gérard, curé sous l'administration

de MM. François Martin Walter, maire,

Fr. Antoine Corhumel et Florent Schmitt adjoints.

Parrain: M. François Martin Walter.

Marraine: Dame Marie Madeleine Corhumel.

— Bourg d'Erstein 1829. —

faite par J. Louis Edel à Strasbourg.

(Image de) Saint-Martin

Episcopi est benedicere.

 

Le 23 Mai 1837 furent bénies deux nouvelles cloches venant en complément des trois existanes. Cette cérémonie fut célébrée le curé Bangratz, assisté du futur vicaire général Ignace Rapp, curé de Riedisheim, qui tint le sermon ; en tant que diacre et sous-diacre Michael Rapp, curé de Traubach et Joseph Ringeisen, vicaire à Meistratzheim. Assistaient également à la cérémonie Martin Rapp, curé de Vendenheim, et Théodore Muller, vicaire à Nordhouse, tous natifs d’Erstein. Etaient aussi présents les deux vicaires Sébastien Strub et Antoine Gachot, l’ancien vicaire d’Erstein Mathias Rumpler, actuel curé de Saint-Pierre, le père Placide Richert, religieux qui a servi Dieu durant la révolution à Erstein.

 

Les deux cloches dédiées à Saint Joseph et Sainte Marie portaient les inscriptions suivantes :

 

Bénite sous le nom et en l'honneur de St. Joseph

par Mr. Bangratz, Jean Frédéric, curé,

sous l'administration de MM. Walter François, maire,

Schmitt François Florian et Karst Joseph Aloise adjoints.

Parrain M. Kopff André, percepteur.

Marraine Dame Walter Marie Anne, née Reissinger.

— Bourg d'Erstein 1837. —

faite par J. Louis Edel à Strasbourg.

 

-oOo-

 

Bénite sous le nom et en l'honneur de Ste. Marie

par Mr. Bangratz, Jean Frédéric, curé,

sous l'administration de MM. Walter François, maire,

Schmitt François Florian et Karst Joseph Aloise adjoints.

Parrain: M. Corhumel Charles Antoine.

Marraine:, Delle. Rapp Reine.

— Bourg d'Erstein 1837. —

faite par J. Louis Edel à Strasbourg.

 

La cloche Saint Joseph pèsait 1 735 kg et la cloche Sainte Marie 574 kg.

 

 

Les nouvelles cloches

 

 

 

Après la guerre 1914-1918, où la municipalité avait à nouveau perdu ses cloches, Erstein souhaitait retrouver de nouvelles sonorités. Au nom de la commune, le Maire Jean Philippe Korrmann conclut avec la fonderie Causard de Colmar un contrat pour fabrication de 5 cloches avec l’armature correspondante. La coulée devait se composer de 78% de cuivre et 22% d’étain. La commune avait obtenu du gouvernement en guise de dommage de guerre pour les cloches réquisitionnées 3 760 kg de cuivre pour cet usage, qu’elle livra au fondeur.

 

Le 19 Février 1922 eut à nouveau lieu la bénédiction des nouvelles cloches par Mgr le Vicaire Général Kretz, remplaçant en dernière minute Mgr l’évêque Charles Ruch empêché.

 

Les nouvelles cloches pèsent respectivement :

 

La grande cloche          « Saint Joseph »   2 650 kg  de tonalité « DO »
La cloche de midi          « Saint Martin »    1 150 kg  de tonalité « FA »
La cloche du sel            « Sainte Marie »      760 kg  de tonalité « SOL »
La cloche de la messe  « Saint Sixte »          575 kg  de tonalité « LA »
La cloche de baptême  « Saint Florian »       340 kg  de tonalité « DO »

                                                                    5 475 kg

 

L’organiste titulaire de l’église paroissiale d’Erstein a été amené le 14 Février 1922 à Colmar pour vérifier la tonalité effective des cloches. En 1923, le mécanisme des trois grosses cloches fut mécanisé et électrifié.

 

Les coûts se sont élevés à :

 

Pour les cloches                          77 447,15 Frs
Pour le mécanisme électrifié       18 275,00 frs

                  Total des dépenses    95 722,15 frs

 

                              Recettes         78 275,00 frs (dont 67 362,10 frs collectés)

      Subvention de la commune    17 445,15 frs

 

La vieille cloche « Saint Florian » a été cédée à la commune de Bolsenheim pour 5 000 frs.

 

Sur les nouvelles cloches figurent les mentions suivantes :

 

1. Anno Domini 1921. In honorem Sancti Josephi protectoris Ecclesiae. Gloria Patri et Filio

et Spiritu Sancto. J. Clauss parocho et rectore ecclesiae in Erstein. J. Phil Kornmann praeposito communitatis in Erstein, Ignace Woerth scriba communitatis.

Patrini: Georgius Nicolas, Eugen Ringeisen, Coelest. Andres.

Matrinae: Dr. M. Ringeisen nata Adam, M. Jos. Kornmann nata Jehl,

Paulina Vetter nata Comte.

 

2. Anno Domini 1921. In honorem Sti. Martini patroni paroeciae. Vivos voco, mortuos plango, fulgura frango. J. Clauss parocho et rectore ecclesiae in Erstein, J. Phil. Kornmann praeposito communitatis in Erstein, Jos. Riehl sacrista.

Patrini: Mart. Andres, Alph. Nothis, Eug. Muller.

Matrinae: M. Jos. Offenstein, nata Vogeleis, Josepha Berger nata Heitz, Leonia Neff.

 

3. Anno Domini 1921. In honorem B. Mariae Virginis. Ave Maria gratia plena. J. Clauss parocho et rectore eccle­siae in Erstein, J. Phil. Kornmann praeposito communitatis in Erstein.

Patrini: Antonius Hellmann, Josephus Volk.

Matrinae: Johanna Ringeisen nata Klein. Maria Frantz nata Ludwig.

 

4. Anno Domini 1921. In honorem Sti. Sixti. Pax horninibus bonae voluntatis. J. Clauss parocho et rectore ecclesiae in Erstein, J. Phil. .Kornmann praeposito communi­tatis in Erstein.

Patrini: J. Phil. Burger, J. Phil. Bapst.

Matrinae: Virginia Sadler nata Wolff, Josepha Kieffer nata Hellmann.

 

5. Anno Domini 1921. In honorem Sti. Floriani. Sinite parvulos venire ad me. J. Clauss parocho et rectore ecclesiae in Erstein, (. Phil. Kornmann praeposito communitatis in Erstein.

Patrini: Georgius Heller, Paulus Schwab.

Matrinae: Maria Riegert nata Ringeisen, Ludovica Willer.

 

 

Sonneries

 

Tout d'abord, les cloches furent mises en action à l'aide de cordes, pour les deux plus grandes de la terrasse du clocher, pour les trois autres à partir de la tribune de l'orgue. En 1923 trois de ces cloches furent actionnées électriquement ; puis plus tard suivirent également les deux autres.

 

En général, les cloches sonnaient le matin, à midi et le soir pour l'angélus. Pour les offices, elles furent actionnées deux fois, une demi-heure avant ce dernier puis dix minutes avant le début de la messe. Lors des grandes fêtes, à la Saint-Jean, on sonnait également le bourdon.

 

Les dimanches et jours de fête, durant l'office, on faisait tinter la petite cloche de l'évangile, à l'élévation, durant le magnificat et le salut. Toutes les cloches sonnaient durant le «Te Deum » ainsi que durant le Gloria le jeudi saint. Elles restaient ensuite muettes jusqu'au samedi saint lors du Gloria. Lors de la venue et du départ d'un évêque, on les mettait également en action, de même que durant les processions. Les cloches appelaient également les adolescents à l'instruction religieuse le dimanche matin.

 

En ce qui concerne le glas, ce furent :

 

  • Pour un homme marié ou un célibataire remplissant les fonctions de chef de famille, la grande cloche puis toutes les autres ;
  • Pour une femme mariée, la seconde cloche puis toutes les autres ;
  • Pour une femme célibataire, d'abord la troisième cloche, puis toutes les cloches, excepté le bourdon
  • Pour les enfants qui s'étaient déjà rapprochés de la Sainte table et reçu le sacrement des malades, les mêmes cloches que pour une personne célibataire.

 

Sur le plan communal, les cloches sonnaient à l'occasion:

 

  • d'un incendie, d'une tempête, mais elles furent remplacées plus tard par la sirène.
  • La cloche sonne encore à 22 H à l'occasion d'une adjudication de bois et pour les élections.
  • Jusqu'en 1918, elles sonnaient pour l'anniversaire de l'empereur allemand
  • Après 1918, on les mis en action pour la fête nationale, pour le 11 novembre le matin à 6 H.

 

La sonnerie des cloches fût interdite durant la guerre de 1914-18 Elles n'ont donc pu annoncer le décès du Pape Bénédicte. La coche de 10h00 se tût en 1939 jusqu'après la fin de la seconde guerre mondiale.

 

Après celle-ci, toutes les cloches reprirent leur place dans la vie quotidienne. Intimement liées à notre existence, l'histoire, nous le confirme, les cloches nous annoncent joies, peines et catastrophes. Elles sonnent lors de notre baptême, de notre mariage et de notre décès. Elles nous accompagnent dans les grandes étapes de notre vie et partagent avec nous les sentiments qui nous animent.

 

 

 

Quelques photos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© Association Le Vieil Erstein ùn rund um's Kanton