Association pour la préservation et la conservation

du patrimoine culturel

et traditionnel

d' Erstein

 

 

 

 

 

Notre devise :

Conserver le passé,

dans le présent,

pour pouvoir le transmettre

au futur

 

 

 

 

 

 

Le premier site a été créé le

1er novembre 2012

par son webmestre

et propriétaire

Jean Louis Eschbach

sous la dénomination

Vieil-Erstein.fr

 

Il a été clos le

2018

avec 500 000 clics

à son actif.

 

Ce nouveaux site a été ouvert le

1er Janvier 2018

Il appartient désormais à l'association et est mis en oeuvre par :

 

Bernard DESCHLER

et

Jean Louis ESCHBACH

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ancien site Vieil-Erstein.fr

500 000  clics

 

+

clics

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COMMUNIQUES

 

 

 

sont

programmées

 les 3èmes mardi

de chaque mois

 

 

 

Les permanences de l'association

 

qui ont lieu de 19hoo à 20hoo   en la salle Conrath de la Maison des oeuvres et sont ouvertes à tous

 

 

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Les réunions

 du   comité

 

 

à 20h en la

salle Conrath

de la Maison

des Œuvres

 

 

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Association

Le Vieil Erstein

ùn rund um's Kanton

1 place de

l'Hôtel de Ville

67150  ERSTEIN 
 

 

Téléphone :

03 88 98 64 99

 ou 

06 86 56 40 68

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D' autre part, ce repas funéraire sert à réconcilier les personnes entre elles et à les fortifier contre

les mauvaises influences de la mort. Après les pleurs et les souffrances des jours précédents, il

devient en quelque sorte un rite d'apaisement qui réconcilie les hommes avec la Nature et la vie.

Ceci explique les excès que ces festins ont souvent entraîné. Parfois, on commente d'une manière amusée ces agapes :

« Sie han wieder de Tode guet beweint!»

(Ils ont de nouveau bien pleuré le mort ou arrosé avec du vin).

 

Dans le mot « Beweinen » (pleurer) on peut voir le mot « Wein » (vin). Lors de ces repas funéraires

on peut boire autant de vin ou de boissons alcoolisées qu'on veut. Il faut seu­lement éviter de

trinquer à la santé de quelqu'un. Cela porterait malheur.

 

La nuit suivant ce festin est souvent propice à la conception d'enfants. Les relations sexuelles

sont favorisées par la propreté des gens lors des cérémonies d'enterrement et par l'alcool ingurgité

lors des repas funéraires :

« Einer begrawe, in der Nacht wäre wieder drei oder vier Kinder gemacht. » (Alsace Bossue).

(Pour un enterré, dans la nuit suivante, trois ou quatre enfants sont de nouveau conçus).

 

Ainsi la vie reprend tous ses droits après l'enterrement.

 

Enterrement ou crémation

 

Avant que le christianisme ne s'installe en Alsace, les habitants de cette région avaient l'habitude de brûler les corps des défunts et d'enterrer ou de disperser les cendres dans la terre sacrée du «Heiliger Hain », bois sacré. Si les premiers chrétiens se firent, eux-aussi, incinérer, ceux qui les suivirent préférèrent l'inhumation à l'exemple de leur Seigneur, Jésus-Christ, qui avait été mis au tombeau.

 

L'idée d'un corps en sommeil dans l'attente de la résurrection se développe. Il est donc normal de ne pas porter atteinte à son intégrité. Ainsi, vers le IV' siècle de notre ère, la crémation n'existait pratiquement plus en Italie, en Gaule et en général dans toutes les provinces romaines. Dans l'Europe christianisée, seuls les Anglo-Saxons continuèrent à pratiquer la crémation. Pour les contraindre, Charlemagne interdit en 785, à Paderborn, sous peine de mort, la pratique de la crémation (en même temps d'ailleurs que la consommation de viande de cheval !).

 

Au Moyen-Âge, on brûlait seulement les cadavres des criminels et des suicidés et on condamnait au bûcher les sorcières, les magiciens et les hérétiques. On pensait par là détruire des corps particulièrement dangereux. On ne cherchait pas tellement, en réduisant ces corps en cendres, à

libérer l'âme de sa prison chamelle ou à lui faciliter le chemin vers l'au-delà, mais à rendre leurs

corps inoffensifs. On craignait en effet que l'enterrement de tels corps ne risquât de ramener ces

âmes sur les lieux de leurs méfaits. Cette pratique était donc à la fois une punition pour les défunts

et une protection pour les vivants.

 

En Europe, il faudra attendre le XIX' siècle pour voir réapparaître un mouvement crématiste qui fut d'abord fondé par les francs-maçons et les libres penseurs pour lesquels la mort est un anéantissement.

Au début, l'Église catholique fut indifférente à ce rite funéraire. Par la suite, en 1886, elle l'interdit. Il faudra attendre 1963 pour que cette interdiction soit levée. Au début, les Églises pro­testantes rivalisèrent avec l'Église catholique pour repousser énergiquement la crémation. Elles la stigmatisaient comme un retour au paganisme, comme une

honte pour le bon sens humain et comme un crime envers la loi naturelle. Par la suite, elles

assouplirent leur position et même elles soutinrent ce rite funéraire.

 

Dans la campagne alsacienne, encore aujourd'hui, les réticences et l'opposition sont très grandes

face à la crémation. Les deux arguments principaux sont, d'une part que ce rite funéraire s'oppose

à une résurrection corporelle, d'autre part que c'est une méthode anti-naturelle. Il y a sûrement

encore le fait que lors de la remise d'une petite urne funéraire, on prend beaucoup plus brutalement conscience que la mort a fait son oeuvre. La mise d'un corps en terre permet encore l'illusion

d'une certaine présence du défunt.

 

Les partisans de la crémation pensent que le feu, en détruisant totalement l'enveloppe chamelle,

permet à l'âme de quitter rapidement ce monde et d'aller dans l'au-delà ou de se fondre dans les éléments cosmiques.

 

 

Après l'enterrement

 

On partage les « restes » du défunt

L'héritage d'une personne est partagé avant sa mort. L'Alsacien, méfiant par nature, pense qu'il est suffisant que les querelles d'héritage commencent après la mort de l'intéressé:

« M'r zejt sich nit üs eb m'r ins Bett geht. »

(On ne se déshabille pas avant d'aller au lit).

 

Partager ses biens avant sa mort, c'est risquer de voir les héritiers vous abandonner et ne plus s'occuper de vous. Dans tous les villages on connaît une famille dans laquelle l'aïeul a partagé ses biens avant sa mort et où, sous l'influence d'un gendre ou d'une belle-fille, il a terminé ses jours dans la solitude et dans une misère noire.

«Er het sich zu frej üsgedohn. » (Il s'est déshabillé trop tôt).

Dans ce cas les villageois disent de cette famille :

« Es bringt ne au ken Glick. » (Cela ne leur portera pas bonheur).

« Es recht sich au envol en ihne. » (Ils seront aussi punis).

«Ihri Kinder mache es au emol so mit ihne. » (Leurs enfants feront de même avec eux).

 

Même si le partage ne se fait qu'après la mort, il est non moins évident que les questions d'héritage doivent avoir été abordées avant le décès :

 

« Wenn du witt seelisch sterwe, / so los Vermeje komme of d'rechde Erwe. »

(Si tu veux mourir en paix, alors fait parvenir tes biens aux vrais héritiers).

 

Ce dicton doit surtout mettre en garde contre les «chasseurs d'héritage». Souvent, les contrats de mariage et les testaments règlent ces questions épineuses.

 

Généralement, le partage commence juste après l'enterrement. Autrefois, à Stosswihr et dans beaucoup d'autres villages, il était d'usage d'offrir aux porteurs une partie des vêtements du mort. La femme qui avait lavé et veillé le mort recevait une chemise et les

draps sur lesquels on avait posé le défunt ou la défunte. Le reste des biens était partagé environ

un mois après l'enterrement.

 

S'il n'y a pas de testament ou si les termes du testament sont trop vagues, cela peut donner nais­sance à des querelles familiales très graves :

«Die sin so einig !  Han sie schon gedeilt ? »

(Ils sont si unis ! Est-ce qu'ils ont déjà partagé ?).

De la personne qui a reçu la plus petite part d'un héritage, on dit :

«Fr het es kerdschde Helmmele gezöje. »

(Il a tiré la plus courte paille).

 

Mais souvent les défunts s'étaient arrangés à partager les champs, les prés et le bétail en parties

égales. Si un des héri­tiers avait déménage pour vivre en ville, il louait (« verlent ») ses champs et

ses prés à ses frères et soeurs qui étaient restés à la campagne.

 

La durée du deuil

 

Porter des vêtements noirs après un enterrement a plusieurs significations. D'une part, on veut

montrer à l'entourage combien on aimait le disparu et combien on souffre de son départ.

D'autre part, on veut apaiser les mânes du mort en montrant qu'on ne l'oubliera pas de sitôt.

 

Il y a quelques décennies, les délais de deuil étaient beaucoup plus longs qu'aujourd'hui. Même s'ils variaient d'un village à l'autre, voire d'une famille à l'autre, ils étaient souvent codifiés pour l'ensemble de la communauté religieuse locale ou villageoise. Ainsi, vers 1910, dans la région de Hunspach­Oberseebach, pour un père, une mère ou un enfant, la durée du deuil était de deux ans, pour un grand-père ou

une grand-mère un an, pour un cousin ou une cousine un an, pour un oncle ou une tante six à

huit mois, et pour un voisin trois mois. Si le maire du village décédait, l'ensemble de la

communauté devait porter le deuil pendant six semaines. Les enfants n'étaient pas soumis à

ces obligations.

 

Les jeunes filles, pendant la durée de leur deuil, devaient troquer leurs foulards rouges pour des

foulards noirs. Après la mort d'un père ou d'une mère, elles ne devaient porter aucune fleur à leur costume. Après une année, elles avaient uniquement le droit d'avoir des fleurs noires bordées.

Pendant toute la période du deuil, elles ne pouvaient aller ni dans un restaurant ni au bal du

samedi soir.

 

Les revenants

 

Encore aujourd'hui, dans de nombreux villages, on croit que les âmes des disparus hantent la

terre pendant quarante jours avant de trouver le repos dans le ciel et qu'elles cherchent, pendant

cette période, à entraîner des vivants dans la mort. Ainsi, en Alsace Bossue, on met en garde

les personnes qui se promènent la nuit. Elles risquent de rencontrer sur leur chemin un revenant

qui leur demandera de réciter un Notre-Père. Si elles accèdent au désir du revenant, elles

seront entraînées dans la mort lors des prochains jours.

 

Cette croyance dans les quarante jours s'appuie sûrement sur la Bible où, dans le livre des Actes des Apôtres (chapitre 1, verset 3), il est affirmé que Jésus-Christ est resté sur la terre pendant quarante jours après sa résurrection, l'Ascension marquant la fin du séjour terrestre.

 

Ceci explique qu'il y a quelques décennies on affirmait que la femme morte en couches revenait pendant quarante jours ou pendant six semaines pour allaiter son bébé. (On pourrait aussi rapprocher cette durée de celle des maladies contagieuses.)

 

Parfois, les âmes des disparus aiment bien revenir dans la maison familiale. À Breitenbach, encore de nos jours, dans certaines maisons on met de la nourriture pendant la nuit sur la table de la cuisine. Cette nourriture est destinée aux âmes des ancêtres qui viennent hanter leur ancienne maison pendant certaines périodes de l'année. Enfin, les âmes des meurtriers, des criminels impunis de leur vivant, sont condamnées à revenir chaque soir sur les lieux de leurs crimes jusqu'au jugement dernier. Parfois, ces apparitions des revenants sont annuelles et mettent aussi en scène les victimes des meurtriers. Ce thème se trouve exprimé dans de nombreuses légendes alsaciennes, comme la légende de la fiancée du seigneur de Zellenberg.

 

Le paradis, le purgatoire et l'enfer

 

 

Après que l'âme ait définitivement quitté la terre, plusieurs lieux de résidence s'offrent à elle.

Dans les milieux protestants et catholiques on pense parfois que les âmes gagnent un lieu de repos (une sorte de grande prairie des ancêtres) où elles attendent, dans un état de somnolence, le jugement dernier qui opérera une séparation entre les bons et les méchants.

Parfois, cette séparation est considérée comme s'effectuant juste après la mort. Les âmes des personnes bonnes vont au paradis et les âmes des personnes méchantes se rendent en enfer. La plupart du temps on croit que les âmes des bébés et des petits enfants donneront des anges.

Dans les milieux catholiques, encore aujourd'hui, on croit que certaines âmes gagnent le purgatoire (en alsacien « Fegefier »).

 

L'Église catholique affirme qu'entre les âmes du purgatoire et celles qui sont encore sur terre, il existe des relations de bons offices et un commerce de prières. Ainsi, les fidèles sont exhortés à offrir, pour le soulagement de leurs frères défunts, des prières, des indulgences, des bonnes œuvres, parmi lesquelles aucune ne saurait être aussi efficace que le sacrifice de la messe.

C'est ce qui explique les nombreuses messes en faveur des morts. On peut également, dès son séjour terrestre, gagner un capi­tal de jours d'indulgence qui se déduiront des jours qu'on devra passer au purgatoire à cause de son imperfection. Ainsi on trouve, encore aujourd'hui, sur presque tous les cimetières catholiques alsaciens ou sur

les routes menant aux villages, des croix qui promettent des jours d'indulgence.

 

La pratique des indulgences est en train de s'éteindre très rapidement. Quant aux Alsaciens des générations précédentes, ils n'ont jamais pensé que les indulgences pouvaient leur faire

gagner le ciel. Avec bon sens ils déclaraient :

 

« Nutzts nix, so schaads au nix. » (Si cela ne sert à rien, cela ne nuit pas pour autant).

 

Les tombes

 

Lorsqu'on parcourt un cimetière, on constate, en lisant les inscriptions sur les tombes, qu'il y a

différentes manières de comprendre cet événement. Cela en fonction de l'âge de la personne

défunte, des circonstances de la mort et de la « Lebensanschauung » de la famille.

 

D'une tombe à l'autre on peut passer du désespoir le plus absolu à l'espérance tranquille est

assurée. La lecture de certains textes mortuaires laisse souvent deviner les drames qu'a suscités

la mort en frappant dans une famille.

 

Par le passé, les tombes d'enfants étaient assez nombreuses dans les cimetières. Toute une partie du cimetière leur était réservée. Les textes figurant sur ces pierres tombales traduisent souvent le désespoir de parents qui ne comprennent pas pourquoi une vie, qui n'a pas encore pu s'épanouir, a dû s'achever brutalement :

« Schlaf wohl an heiliger Stätte hier / dein Friedensengel waltet über dir. » (Bettwiller)

(Dors paisiblement dans ce lieu saint, ton ange de paix est au-dessus de toi).

« Schlummre Liebling, schlummre süss/du Engel der uns zu früh verliess. » (Lohr)

(Bien-aimé dors, dors paisiblement, toi l'ange qui nous a été enlevé trop tôt).

« Aus Gottes Hand in Gottes Hand. » (Lohr) (De la main de Dieu, dans la main de Dieu).

« Kurz war das Glück, kurz war dein Lauf / Wir zogen nur für Gott dich auf » (Gungwiller)

(Court fut notre bonheur, court fut ton chemin, nous ne t'avons élevé que pour Dieu).

 

Les textes mortuaires parlant d'adolescents et d'adolescentes fauchés dans la fleur de l'âge sont encore plus poignants :

« Au moment de la plus belle parure de la vie, cela a pris fin, la nuit s'est abattue. Mais là-haut comme étoile je rayonne, levez vos yeux, je vous salue de loin. »

«Notre cher enfant fut couché très tôt dans cette froide tombe, mais dans la lumière céleste fleurit un myosotis éternel. » (Traductions).

 

Parfois la mort est comprise comme une délivrance :

« Ne pleurez pas à ma tombe, ne me dérangez pas dans mon repos, pensez à ce que j'ai enduré comme souffrances, accordez-moi le repos éternel.» (Bettwiller) (Traduction).

 

Mais l'espérance n'est pas absente de certains textes mortuaires :

« Ne me dérangez pas avec vos plaintes, chantez des psaumes, vous qui m'aimez. Dans peu

de jours vous me trouverez là où il n'y a pas de larmes. Ta mort adoucit ma mort, o jésus, mon maître et mon Dieu. » (Ottwiller).

«L'espérance est un bâton solide et la patience un vêtement de voyage qu'on utilise pour

cheminer de ce monde vers l'éternité. » (Drulingen) (Traductions).

 

Les souvenirs funéraires

 

Comme pour le baptême, la confirmation et le mariage, il existe des textes décorés qui doivent

perpétuer le souvenir des chers disparus. De ce fait, ils mentionnent évidemment le nom du défunt

ainsi que la date du décès. Mais il arrive que le nom du parent qui a fait la commande, y figure

en bonne place. Ensuite on peut voir sur le souvenir funéraire un texte biblique. Dans les milieux

pro­testants, c'est le texte que le pasteur avait médité à l'église. Parfois apparaissent aussi les

cantiques que la communauté avait chantés à la maison du défunt, à l'église et au cimetière.

 

Il existe deux sortes de souvenirs funéraires, les églomisés et les textes polychromes, peints à la main. D'après Maître François Lotz, fondateur du Musée de l'Imagerie Populaire Alsacienne de Pfaffenhoffen, il subsisterait environ deux à trois cents souvenirs peints. Pour les églomisés funéraires on peut avancer le chiffre de la centaine.

 

Les décorations des souvenirs peints sont faites de fleurs aux

couleurs sombres, de saules pleu­reurs, d'angelots et de monuments funéraires. Il arrive aussi que des parties de la décoration soient faites avec des cheveux tressés.

 

On peut fixer l'origine de la coutume au milieu du XIXe siècle. Comme la coutume des lettres de baptême et des textes de mariage décorés, celle des textes funéraires disparut au début du

XXe siècle.

 

Les textes des souvenirs funéraires sont généralement des passages de la Bible. Tel ce texte figurant sur un souvenir mortuaire décoré de deux saules pleureurs, de deux anges, de pensées, de myosotis et d'un monument funéraire:

« Il essuiera toute larme de leurs yeux. La mort ne sera plus. Il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni souffrance, car le monde ancien a disparu. Comme son corps est apaisé après la souffrance endurée. Elle est morte le 3 novembre 1869 à l'âge de 76 ans et 2 mois. Fait pour le pieux souvenir par sa fille Madeleine Solt et Georges Lögel.

Comme son âme est apaisée dans la joie céleste.» (Apocalypse 21, verset 4, chant 653).

 

Certains textes, toutefois sont profanes, ils traduisent une foi profonde et un sentiment d'espérance tels ces textes figurant sur un églomisé réalisé par Pierre Hass, menuisier à Uhrwiller pour Jean Stoerck:

 

«mort le 7 juillet 1876 à l'âge de 21 ans, 6 mois et 13 jours»: « Comment un jeune homme aura-t-il une conduite pure ? C'est en prenant garde, selon ta parole. La séparation est notre lot, les retrouvailles notre espérance. ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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